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Damien Ruliere

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Essai Chevrolet Malibu – Bien plus qu’une alternative exotique

Avec près de 25 000 ventes en France l’an dernier, +4,4 % sur un marché en baisse de 13,9 %, Chevrolet est la marque qui monte et sa gamme est de plus en plus fournie. De la citadine Spark au gros SUV Captiva, en passant par les mythiques Corvette et Camaro et le nouveau crossover Trax, le constructeur américain offre l’embarras du choix. Dernier segment investi par Chevrolet, celui des grandes routières avec la Malibu. Dérivée de l’Opel Insignia, cette berline au look racé prouve une fois de plus que Chevrolet n’est plus un choix décalé mais bien une alternative crédible.

Inconnue en Europe, la Malibu est pourtant le modèle emblématique de Chevrolet sur le marché américain. Commercialisée depuis 1964, elle totalise depuis plus de 6,5 millions d’unités. Pour cette huitième génération, la marque a décidé de lui offrir un destin mondial et la commercialise pour la première fois de son histoire en Europe. A noter que dans le cas de cette nouvelle Malibu, le mot « mondial » n’est pas galvaudé car elle a beau porter un passeport américain, elle prend pour base une voiture allemande et son lieu de fabrication se situe en Corée.  


Un style décomplexé et un rapport prix-équipements soigné

Autant le dire tout de suite, la Malibu ne révolutionne pas le segment des grandes berlines, ce qui est plutôt une bonne chose quand on connaît le côté conservateur de la clientèle type de ce genre de voiture. Pourtant, notre Américaine de 4,86 m de long – + 3 cm par rapport à l’Insignia et + 10 cm par rapport à une Citroën C5 par exemple – est loin d’être désagréable à l’œil avec une ligne dynamique, légèrement ramassée sur l’avant et soulignée par des épaules larges. Son visage est agressif mais pas clinquant et sa poupe ornée de feux inspirés de ceux de la Camaro apporte une petite touche sportive bienvenue.


La fameuse Camaro, on la retrouve aussi dans l’habitacle au niveau de l’instrumentation. Un clin d’œil sympathique qui vient égayer une ambiance assez conventionnelle mais accueillante. Les matériaux employés n’offrent pas toujours un aspect très qualitatif mais l’ensemble fait illusion et  l’éclairage bleuté apporte un peu de chaleur à cet intérieur dominé par les couleurs sombres.
Côté espace, la Malibu sait recevoir, surtout à l’avant avec un environnement confortable et des assises moelleuses. On ne peut pas en dire autant de l’arrière où la banquette est ferme et la garde au toit limité. Les dimensions de l’auto nous faisaient également espérer un peu plus d’espace aux genoux. Cependant, La Malibu compense son habitabilité moyenne par un volume de coffre conséquent de 545 L. Là encore, elle devance l’Insignia (530 L) et n’est pas très loin de la Skoda Superb, une référence dans ce domaine avec 565 L.

Au chapitre équipement, la Malibu ne fait pas exception aux bonnes habitudes de la maison au nœud papillon avec dès l’entrée de gamme (LT) la climatisation manuelle, l’autoradio CD MP3, le frein de parking électrique, l’ordinateur de bord, le siège conducteur électrique , les radars de recul et les jantes alliage 17 pouces. Mais la vraie bonne affaire c’est le haut de gamme LTZ qui l’offre avec pour un peu plus de 30 000 € la sellerie cuir, la climatisation bi-zone, l’accès et le démarrage sans clé, la navigation à écran tactile, le Bluetooth, les jantes 18 pouces et les feux xénon.  


Sur la route – De bonnes manières… et de moins bonnes

Comme nous vous le disions plus haut, la Chevrolet Malibu profite de l’apport technique de l’Opel Insignia en reprenant sa plate-forme (Epsilon II) et son moteur diesel 2.0L de 160 ch. Parfaitement équilibrée, la Malibu affirme son statut de grande routière avec une stabilité impériale à vive allure. Elle préfère donc les longs rubans d’autoroutes aux petites routes sinueuses où son empattement long (2,73 m) et son poids respectable (1 595 kg) n’en font pas un modèle d’agilité. Un penchant confirmé par son amortissement, particulièrement confortable sur revêtement lisse mais assez trépidant à faible allure sur chaussée dégradée. Malgré tout, la Malibu s’est révélée plus incisive que l’Insignia grâce notamment à une motricité sans faille et à une direction à assistance électrique mieux calibrée à notre goût.


Vous l’aurez compris, la Malibu est une voiture faite pour avaler les kilomètres, un exercice dans lequel son unique motorisation excelle.  Comme tous les gros moteurs diesel, son 2.0 VCDi affiche un creux notable à bas régimes et s’essouffle au-delà de 4 000 trs/min. Mais entre les deux, ses 350 Nm de couple lui autorisent de belles relances et les chiffres confirment sa bonne santé avec 213 km/h en pointe et 9’’8 au 0 à 100 km/h. Bien secondé par une boîte 6 rapports à la commande douce et parfaitement  guidée, il sait se montrer raisonnable au niveau des consommations avec 7,5 L/100 km en moyenne lors de notre essai. Finalement, son caractère un peu rugueux et sa tendance à élever la voix constituent ses seuls défauts.


Essai Chevrolet Malibu – Bilan

Plus que fréquentable en raison de ses bonnes prestations dynamiques, la Chevrolet Malibu est également une voiture accueillante et valorisante sur le plan du style. Et à 32 800 € dans sa version haut de gamme diesel 160 ch suréquipée, elle représente une très belle opportunité d’accès à la catégorie des grandes routières.  Ne reste plus pour Chevrolet qu’à poursuivre ses efforts d’image et de développement  de son réseau pour permettre à sa Malibu de se battre à armes égales avec les références du genre.

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