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Léa Picosson

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Alfa Romeo Brera 3,2 V6 : Beauté latine

L’Brera est sans doute une des voitures les plus désirables du moment. Ce coupé aux lignes à couper le souffle fait tourner les têtes mais aussi chavirer les cœurs des inconditionnels de la marque. C’est avec bonheur que nous avons pris le volant de cette sculpture roulante, dans sa version V6 de 260 ch, afin de vous faire partager un petit bout de grand tourisme à l’italienne.



Dévoilée sous la forme d’un Genève en 2002, la Brera a su conserver le fantastique coup de crayon de Giugiaro en passant à la série. Étendard de la gamme Alfa, la 8C étant à part compte tenu de son extrême exclusivité, la Brera succède en 2006 au GTV et renoue avec la grande tradition des coupés de la marque. Si la tendance générale est au régime sec, la Brea elle, ne cache pas ses formes pour le moins voluptueuses. Si la face avant ressemble beaucoup à la berline 159, l’arrière en revanche est tout simplement unique.Toute en rondeur, cette poupe affiche une sensualité propre aux productions transalpines. Ces rondeurs, surmontées par la lunette pentagonale filant jusqu’à l’écusson, et sublimées par les quatre sorties d’échappement, pousseraient presque à l’adultère. Construite sur le châssis de la 159 à empattement raccourci, la Brera semble trapue, une impression renforcée par ses voies larges, surtout avec les jantes de 18 pouces.



À l’intérieur, l’ambiance est tout aussi particulière. Les superbes sièges en cuir aux coutures verticales et aux appuies- têtes brodés du logo Alfa invitent au voyage. S’ils manquent de maintient en conduite musclée, ils sont malgré tout confortables. Bien installé, mieux qu’à l’arrière où les assises sont vraiment symboliques, la console centrale aux trois manos alignés, légèrement orientée vers soi, met tout de suite dans l’ambiance. Si notre préférence irait plutôt vers un volant plus petit, on apprécie le levier de vitesse qui tombe parfaitement sous la main et dont le maniement et le verrouillage sont excellents. Pour ce qui est de la finition, Alfa a fait de gros progrès mais la qualité de certains matériaux et de certains assemblages n’est pas encore au niveau des productions allemandes. En revanche côté ambiance c’est tout bon, on est très loin de l’austérité teutonne. Si la charme opère aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, on regrettera cependant la taille réduite du coffre et le manque de visibilité.

Grand tourisme ou sport pur et dur ?

Sous la capot on trouve un V6 de 3,2 de cylindrée d’origine Holden, la filiale australienne de GM. Moins agréable à l’œil que la V6 Alfa aux tubulures chromées, ce moteur est doté d’une injection directe et du calage variable des arbres à cames d’admission et d’échappement. Forte de 260 ch, la Brera est puissante et fait preuve de beaucoup de souplesse. Malheureusement le caractère de cette auto est moins bouillant que ses lignes ne le suggèrent. La poussée est franche mais linéaire. Dommage que la Brera n’ait pas conservé le V8 Maserati du concept- car. Et si la sonorité est flatteuse, elle est trop étouffée à notre goût.

Ce manque de caractère se retrouve aussi dans le comportement. Campé sur ses voies extra larges et muni d’une transmission intégrale, le gros coupé italien (1630 kg tout de même), est littéralement collé à la route. Même en forçant le trait l’avant parvient tout juste à se dérober et rien à faire, l’arrière ne veut pas déboîter. Ces prestations dynamiques traduisent une volonté de privilégier le confort et la sécurité au détriment du pilotage. Difficile à prendre en défaut, il faut saluer l’excellent compromis entre confort et efficacité de la Brera.

Néanmoins, ce point extrêmement positif frustrera les plus sportifs qui auront une impression de sous- motorisation. La vocation de la Brera est ailleurs que dans l’attaque, son truc à elle c’est le grand tourisme, rapide si besoin est, mais sans violence. Une belle leçon de maîtrise, de la puissance d’une part avec une motricité impériale, et de la tenue route d’autre part avec des réactions vives grâce à l’empattement court, mais qui mettent en confiance.

Disponible en version diesel, la Brera cultive son image de grande routière plus que de sportive pure et dure. Affiché à partir de 35 700 € en 2,4 JTDm 210 ch et à partir de 40 900 € en V6 essence 260 ch, la Brera n’est pas donnée, mais l’équipement ne souffre pas de lacune particulière et sa plastique de rêve mérite le sacrifice. Avec une rallonge de 3 100 €, vous pouvez aussi profiter des mêmes motorisations mais cheveux au vent avec la version Spider tout aussi sublime.

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