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Léa Picosson

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Essai Audi A4 Allroad V6 TDI 272 ch – La surdouée

Note finale :
17 / 20

Avec la déferlante de SUV et crossovers sur le marché, on avait fini par se résoudre à ne plus voir la route qu’en position haute. Et il faut dire qu’avec leur look viril et leurs aptitudes familiales, ces « véhicules de loisirs » ont de quoi séduire. Mais pour ceux qui ne jurent que par une perspective plus basse sur le bitume, et qui souhaitent quand même de l’espace et du style, Audi présente à son catalogue les breaks Allroad. Nous sommes partis en Ecosse pour essayer le dernier-né de la famille qui prend les traits de la nouvelle A4.

Fiche Technique

Carrosserie break tout-chemin
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4750 / 1842 / 1493
Empattement en mm 2818
Volume du coffre en L 505
Poids à vide en kg 1730
Type 6 cylindres
Cylindrée en cm³ 2967
Puissance en ch 272
Couple en Nm 600
Transmission intégrale
Boîte automatique 8 rapports
Vitesse maxi en km/h 250
0 à 100 km/h 5''5
Conso cycle mixte en L/100 km 5,4
Rejets CO2 en g/km 143
Prix (à partir de) 56 410 €
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 16
Bonus / Malus malus 500 €
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S’il s’agit bien de la quatrième génération d’A4, la griffe Allroad n’est présente que pour la deuxième fois dans la gamme A4.

 

Dans la gamme aux anneaux, le premier modèle griffé Allroad – entendons par là un break surélevé de quelques centimètres, doté d’une transmission intégrale et couvert d’un léger blindage alu et plastique – arrive en 2000 avec pour base l’A6 Avant. Une commercialisation bien antérieure au premier SUV Audi (le Q7 ne sera lancé qu’en 2006) et gratifiée aujourd’hui d’un joli succès avec 280 000 unités tous modèles confondus.

La première A4 Allroad voit le jour seulement en 2010, et même si nous parlons aujourd’hui de la quatrième génération de la berline, le break baroudeur, lui, n’en est qu’à sa deuxième mouture.

 

Audi soigne la forme et la fonction

Comme nous le disions plus haut, la recette d’un Allroad est simple : une garde sol relevée – 17 cm dans le cas présent, soit 3,5 cm de plus que le break classique à partager entre la suspension et les pneus – et des protections de carrosserie, en plastique autour roues et en aluminium sur les parties inférieures des boucliers.
Cette panoplie a le mérite d’offrir un supplément d’âme au break A4, que certains jugent un peu trop lisse. Sans être ostentatoire, la voiture voit sa musculature ressortir avec au final un véhicule très valorisant pour son conducteur.

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Le sigle Allroad va toujours de paire avec la transmission intégrale quattro, ici une version plus économe baptisée ultra.

 

Enfin dernier élément et non des moindres, l’A4 Allroad reçoit un système quatre roues motrices de série afin de poursuivre sa route, justement là où celle-ci s’arrête et fait place à des terrains meubles.

Un mot sur cette transmission quattro qui sur l’Allroad se fait pour la première fois « Ultra », c’est à dire avec cette nouvelle capacité de couper l’entraînement du pont arrière. Jusqu’ici, le quattro évoluait avec un rapport de 60 % sur l’avant et 40 % sur l’arrière dans de bonnes conditions d’adhérence (jusqu’à 70 % sur l’avant et 85 % sur l’arrière en fonction de la situation). Désormais, il peut fonctionner sur deux roues quand cela est suffisant, avec à la clé des consommations en baisse (jusqu’à 0,3 L/100 km).

 

L’aventure en première classe

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Design, ergonomie, choix des matières, exécution, difficile de reprocher quoi que ce soit à cet habitacle.

 

Malgré son esprit plus baroudeur, l’A4 Allroad reste un break huppé comme le confirment les deux finitions disponibles (Design & Design Luxe), les plus hautes dans le catalogue.
La dotation de série comprend au minimum l’aide au stationnement, la navigation, la climatisation régulée, le sélecteur de modes de conduite Drive Select et les feux xénon, le tout pour un prix de départ fixé à 47 480 €. Le supplément par rapport à une A4 Avant classique est de 1700 €.

L’Allroad s’adresse donc à l’élite de la clientèle A4, une élite qui pourra profiter d’un environnement parmi les plus accueillants de la production automobile actuelle. Pour nous, il s’agit sans doute d’un des plus beaux intérieurs du moment, aussi agréable à l’oeil qu’au toucher, et sa finition est irréprochable.

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Aussi belle que fonctionnelle, l’instrumentation Virtual Cockpit est un indispensable désormais chez Audi.

 

Et côté technologies on a ce qui se fait de mieux, notamment le fameux Vitrual Cockpit (instrumentation 100 % digitale) mais aussi toutes les aides à la conduite qui vont bien : assistance au stationnement et à la conduite avancée, conduite semi-autonome en embouteillage, assistant d’évitement en cas de collision…tout comme sur le Q7 tous les systèmes (navigation, capteurs, caméras, éclairage et régulateur de vitesse) communiquent entre eux.

Avaler des centaines de kilomètres dans l’environnement feutré et techno de cette A4 n’est donc jamais une corvée, bien au contraire, à part peut-être à l’arrière où des adultes peuvent se sentir un peu à l’étroit. On touche ici à l’une des rares faiblesses de la voiture, son habitabilité moyenne et son coffre, certes logeable (505 L) mais pas tant que ça au regard de ses 4,75 m en longueur. En matière d’espace, les breaks compacts, donc de la catégorie inférieure, font mieux.

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Tout comme ses rivales directes, l’A4 ne parvient toujours pas à offrir un espace vraiment confortable à ses passagers arrière.

 

Un athlète complet

Nous le disions en introduction, conduire plus près de la route ça a du bon. Car même le plus redoutable des SUV n’offre pas le toucher de route d’une berline. Et à ce jeu l’A4 évolue en tête de peloton.

Nous soulignions déjà l’an dernier les progrès de la berline en matière de confort et d’agilité. L’Allroad, lui, bénéfice de suspensions vraisemblablement plus souples ce qui accroît son niveau de confort.
Quel que soit le rythme, les passagers seront à chaque instant préservés des défauts de la route. La précision en revanche paraît un peu émoussée par rapport au break classique, peut-être en raison de la surélévation, des pneumatiques à flancs hauts et du poids aussi avec plus de 1,7 tonne sur la balance. Les mouvements de caisse sont un peu plus sensibles et la trajectoire semble vouloir s’élargir très légèrement.

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Ce que l’Allroad perd en précision par rapport à l’A4 Avant normale, elle le gagne en confort

 

L’A4 Allroad demeure quand même une routière accomplie et n’oublions pas qu’elle a gagné en polyvalence avec la possibilité de s’aventure « gentiment » hors des sentiers battus. Attention, si l’A4 propose bien un amortissement piloté (+ 1190 €) capable de moduler la réponse des amortisseurs, elle ne propose pas comme l’A6 une suspension pneumatique. Elle ne peut donc pas faire varier sa garde au sol.

Malgré tout, une petite ballade au milieu des superbes Highlands écossais nous a permis d’entrevoir des capacités satisfaisantes en off-road. De toute façon, la plupart des possesseurs de ce break chic n’auront jamais le courage de s’aventurer sur un petit chemin de terre. Dommage !

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Evoluer en dehors de la route avec un break à presque 60 000 €, c’est possible !

 

Et puis cette A4 Allroad, c’est aussi un régal côté moteur. En effet, pour confirmer son statut supérieur dans la gamme, elle n’a choisi que les motorisations les plus puissantes : quatre diesel, dont deux V6, de 163 ch à 272 ch et un unique essence 2.0 TFSI 252 ch.
Comme nous sommes gâtés, c’est dans sa version 272 ch que nous avons fait le voyage, une variante diesel qui revendique des performances de premier ordre : 250 km/h en pointe et 5’’5 au 0 à 100 km/h.

Et si en temps normal nous ne sommes pas de fervents partisans du carburant lourd, impossible de ne pas apprécier l’onctuosité d’un V6 3.0 TDI bien secondé par la douceur de la boîte Tiptronic 8 rapports. Doté d’un souffle aussi intense qu’inépuisable, produisant un feulement plutôt agréable, et capables de relances musclées grâce à ses 600 Nm couple, ce bloc a malheureusement tendance à pousser au grand délit routier.
Un agrément d’autant plus dangereux ses consommations restent mesurées : jamais plus de 8,5 L/100 km en exploitant sans modération la mécanique. Ainsi dotée, l’A4 Allroad présente une facture presque indécente, 61 460 € pour notre version Design Luxe, mais il faut reconnaître qu’elle fait partie des très rares voitures diesel où il est possible de parler d’un véritable plaisir de conduite.

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Les grands espaces, le terrain de jeu idéal de cette nouvelle A4 Allroad

 

(images constructeur)
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