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Léa Picosson

Contrôle technique 2018 : quelles sont les nouveautés ?

Annoncée il y a quelques mois par le gouvernement, la réforme du Contrôle technique entrera en vigueur le 20 mai prochain. Réputé plus sévère que la formule actuelle, ce nouveau contrôle technique suscite bien des inquiétudes chez la plupart des automobilistes. Qu’est-ce qui va réellement changer ? Quels sont les objectifs visés par cette réforme ? Quel coût pour les usagers ? Décryptage.


Réforme contrôle technique : vers un durcissement sans précédent !

Mis en place en 1992, le contrôle technique (CT) est un dispositif qui permet à l’autorité publique de contrôler régulièrement la conformité des véhicules particuliers aux normes de sécurité requises. À travers son concept, l’objectif affiché est donc clair : mettre en place une politique préventive pour réduire au mieux le nombre de tués sur les routes.

Si jusqu’alors, le cadre légal en vigueur avait défini 124 points de contrôle, avec la nouvelle réforme qui s’annonce, un durcissement sans précédent est attendu. En effet, les techniciens auront désormais à passer au crible 400 points de contrôle

Mis à part ce premier changement, une autre nouveauté majeure va bouleverser encore davantage le contrôle technique à partir du mois de mai 2018. Il s’agit du délai de contre-visite accordé en cas de constatation d’une ou plusieurs défaillances critiques à l’issue du contrôle. En effet, alors que jusqu’ici, les automobilistes avaient eu droit à deux mois de sursis pour corriger les défaillances techniques, la nouvelle réforme ne leur accordera plus que 24 heures. Autrement dit, si le défaut n’est pas réparé dans la journée, le véhicule sera de droit immobilisé. Si la mesure est sévère, que les automobilistes se rassurent toutefois : elle n’est applicable qu’en cas de constatation de défauts dits « critiques ». Pour les autres types de défaillances, le délai restera de deux mois.

 

Les types de défaillances mises à l’index par le nouveau CT

 

À en croire les termes de la réforme du contrôle technique, les défaillances seront classées désormais en trois catégories :

  • Les défaillances mineures,
  • Les défaillances majeures,
  • Les défaillances dites critiques.

En raison de leur faible impact sur la sécurité des automobilistes, les défaillances mineures sont des défauts techniques qui ne nécessitent pas en principe de contre-visite. Néanmoins, elles doivent être réparées comme toutes les autres défaillances constatées. Un jeu mineur au niveau des rotules ou de la colonne de direction illustrera par exemple ce type de défaut.

Comme leur qualificatif l’indique, les défaillances majeures devront obligatoirement faire l’objet de contre-visite dans les deux mois qui suivent le contrôle technique. Par leur gravité, de telles anomalies sont en effet susceptibles de mettre gravement en danger la vie autant du conducteur que des tiers sur les routes. Quelques exemples de défaillances majeures : feu de croisement hors service, flexible de frein défectueux…

En cas de défaut critique, le véhicule n’aura que 24 heures pour se mettre aux normes. Passé ce délai, l’immobilisation sera incontournable. Près de 146 situations sont susceptibles de caractériser ce genre de défaut intolérable. Parmi cette centaine d’hypothèses, on citera par exemple les cas de manque de pression ou de fuite de liquide au niveau des freins, ou encore l’usure importante des pneus.

 

Comment éviter les défauts critiques ?

 

Si vous voulez vous éviter de comptabiliser ne serait-ce qu’une seule défaillance critique, entretenez tout simplement de manière régulière votre véhicule.

Concrètement, cela signifie vérifier périodiquement certains points essentiels comme l’éclairage, l’état du moteur (voir s’il n’y a pas de fuite), l’état de la carrosserie, le système de freinage ou encore l’état des pneus. Même sans être un spécialiste de mécanique automobile, une simple inspection visuelle suffira dans la plupart des cas pour détecter les problèmes majeurs.

Pour les pneus par exemple, la présence d’une coupure profonde, d’une déformation majeure, ou encore d’une usure importante vous assure un échec au contrôle technique. Toujours dans le domaine des pneumatiques, notez que l’absence ou l’illisibilité des marquages conventionnels renseignant sur l’indice de vitesse, l’indice de charge ou encore les dimensions du pneumatique suffiront à recaler votre véhicule au CT. Sachez que même si les marquages restent lisibles, si les informations qu’ils véhiculent rendent compte de la non concordance des pneus aux données constructeur, le recalage sera là aussi inévitable. Pour résumer, l’inspection visuelle peut certes aider beaucoup à anticiper les défaillances critiques, mais pour qu’elle soit efficace, il faut savoir vérifier l’usure de ses pneus.

 

Quel coût pour les usagers ?

 

D’après les spécialistes, la nouvelle formule du contrôle technique devrait coûter en moyenne 20% plus cher aux automobilistes. Une hausse que le gouvernement estime entièrement justifiée au regard des objectifs visés par la réforme : réduire de moitié le nombre de tués sur les routes d’ici à 2020 et renforcer la lutte pour la protection de l’environnement.


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3 commentaires sur cet article
  1. il veule qu on achete des voiture neuve c est pas pour nous c est pour l elysée on a pas les moyens ,comment les gens vont faire pour aller au boulot y aura plus de chomage et beaucoups de misere comme le temps des seigneurs c est pas les voiture ancienne qui tue c est tous les connard s qu on des voiture rapide , vous croyer q u ils vont rouler a 80 du m importe quoi ce gouvernement de merde

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