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Léa Picosson

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Essai Audi A7 Sportback – Parfaite synthèse

Huit ans après Mercedes, Audi se décide enfin à investir le segment des grandes berlines coupés. Face à une CLS de deuxième génération en grande forme, la marque aux anneaux oppose l’A7 Sportback, parfaite synthèse entre l’élégance de l’A5 et le raffinement de l’A8. Au carrefour des genres, l’A7 ne sert finalement pas à grand chose dans la gamme Audi, si ce n’est occuper le terrain afin de grappiller des parts de marché. Et comme la frontière entre l’inutile et l’indispensable est flou, un essai s’imposait.

Dans l’oeil du photographe

Si de l’avant l’A7 Sportback ne peut mentir sur ses origines, on reconnaît tout de suite la patte Audi : calandre menaçante, regard éclatant, de l’arrière en revanche on est face à l’inédit. Ni break de chasse, ni berline, l’A7 est allé là où l’A5 Sportback n’a pas osé s’aventurer et si le hayon divise on peut dire que cette poupe ne manque pas de caractère. Il est vrai que ses dimensions ont de quoi effrayer les malhabiles du stationnement, 4,96 m de long pour 1,91 m de large, mais l’A7 a cette finesse qui la distingue de l’ostentatoire A8, pourtant la moins « bling-bling » des limousines allemandes. Toujours est-il que l’A7 devrait bien mieux vieillir que la musclée CLS.

Vie à bord

À chaque nouvelle Audi le défi est bien de trouver un petit défaut de finition mais avec l’A7 même les plus pointilleux ne trouveront rien à redire. Parfaitement exécuté, le mobilier opte pour des courbes apaisantes et des matériaux soignés. L’instrumentation et l’écran du GPS jouent l’affichage XXL et l’ensemble des commandes est toujours aussi facile à apprivoiser. Côté espace, les quatre occupants se sentiront à l’aise et malgré ce que suggère sa ligne de toit fuyante l’A7 accepte aussi les plus de 1,80 m à l’arrière. Elle accueille aussi volontiers des bagages grâce à un grand coffre de 535 L dont l’accès est facilité par le hayon motorisé en série. Le seul véritable défaut de l’A7 c’est la visibilité à cause d’une position de conduite basse qui empêche de cerner les contours de la voiture.

Les équipements

L’A7 Sportback présente une offre classique chez Audi avec quatre niveaux de finition : Ambiente, Ambition Luxe et S Line respectivement 4 300 EUR et 4 500 EUR plus chers et tout en haut la version Avus contre une rallonge de 11 200 EUR. Dès l’entrée de gamme, on dispose d’un équipement complet avec climatisation automatique, sellerie cuir, régulateur de vitesse, sièges électriques, frein de parking électrique, aide au stationnement, projecteurs Xénon et feux de jours à Leds. Ne manque que la navigation facturée au minimum 2 900 EUR.

Sous le capot

C’est en compagnie du nouveau V6 3.0 TDI de 204 ch que nous avons fait connaissance avec l’A7. Dérivé de la version 245 ch, proposée elle aussi au catalogue, ce nouveau bloc plus léger parvient sans mal à mouvoir les 1,7 tonne de l’auto. Malgré un couple inférieur, 400 Nm contre 500 Nm pour le 245 ch, le V6 TDI 204 ch étonne par sa disponibilité si bien qu’il est difficile de faire la différence entre les deux. Peut-être parce que ledit couple est disponible plus tôt, dès 1 250 trs/min. Puissant mais velouté, il délivre une sonorité plutôt agréable et son bilan énergétique est plus que flatteur avec 5,3 L/100 km annoncés en cycle mixte et 139 g/km. À noter aussi l’extrême douceur de la boîte Multitronic à 8 rapports qui invite à une conduite apaisée.

Attendu le diesel n’atteint pourtant pas l’agrément proposé par le 3.0 essence TFSI de 300 ch. Dépourvu d’inertie, ce V6 brille par sa rondeur et sa sonorité chaleureuse. Son tempérament linaire ne pose aucun problème dans la mesure où la puissance est soutenue du début à la fin. De plus, son association avec l’excellente boîte à 7 rapport S tronic apparaît comme l’accord parfait pour cette A7.

Sur la route

Longue et lourde, l’A7 Sportback ne fait pas exception aux lois de la physique et c’est au moment du freiner que l’on sent bien tout le poids du luxe et de la technologie. Mais le vrai tour de force d’Audi c’est de ne rendre cela visible qu’un freinage, car autrement l’A7 est agile et n’a rien d’une enclume dans le sinueux. Les mouvements de caisse sont contenus, le train avant ne se dérobe pas et la direction, à défaut d’être très informative, offre la précision attendue. Compte tenu de sa cible, l’A7 néglige les sensations au profit du confort mais elle se révèle plus sèche que l’A8 et se rapproche davantage de l’A6 dans son toucher de route. Enfin, non pas que nous en doutions, mais l’essai de la version V6 TDI 204 ch nous a aussi permis de voir que même sans quattro une Audi tient parfaitement la route.

Bilan

L’A1 est un concentré d’Audi en moins de 4,0 m, et bien l’A7 reprend aussi ce qui se fait de mieux à Ingolstadt mais en moins de 5,0 m. L’A5 pour le style, l’A6 pour le comportement, l’A8 pour le luxe, le 7 est donc bien un chiffre gagnant, un chiffre qui risque de faire mal à l’étoilé CLS. Comptez tout de même 55 900 EUR pour l’entrée de gamme diesel et à partir de 62 900 EUR pour le V6 TFSI 300 ch.

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