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Léa Picosson

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Essai Audi Endurance Experience – à bord de l’A1 du Team Tag Heuer

Tout commence par un coup de fil un vendredi matin émanant de la maison Tag Heuer : « il nous reste une place pour la manche de l’Audi A1 Endurance Experience au Mans. Tu es partant ? ». Après avoir fait mine d’hésiter prétextant un emploi du temps surchargé, j’ai finalement accepté par pure conscience professionnelle. Pensez-vous, une journée dans la peau d’un pilote avec séance d’essais le matin et une course en relais de 3h l’après-midi sur le mythique tracé des 24h, pas vraiment de quoi se relever la nuit ! Récit d’une journée qui une fois de plus nous ramène à la dure réalité de notre métier.

Lancé en 2011, le projet Audi A1 Endurance Experience capitalise sur le palmarès de la marque aux anneaux en endurance (10 victoires au Mans depuis 2000). Le principe, réunir des clients de la marque autour de 4 manches qualificatives de 3h chacune et d’une finale de 24h. Ce championnat amateur dont le soutien technique est assuré par Oreca, une autre pointure du sport automobile, propose au participants une monture unique, l’A1  1.4 TFSI 185 ch, l’objectif étant de démontrer la qualité commune à tous les produits de la marque, de la citadine A1 à la reine des circuits la R18, la fiabilité.


Une A1 au top de sa forme

A voir les nombreuses A1 dans les quartiers chics de la capitale, difficile d’imaginer un quelconque potentiel sportif. Pourtant c’est bien cette citadine dans sa version 1.4 TFSI 185 ch qu’Audi a choisi pour animer l’Endurance Experience. Arceau cage, sièges baquets, harnais, extincteur, toute la panoplie de la voiture de course est bien là. Sauf que sur le plan technique, l’A1 est strictement d’origine, aucune préparation moteur ni même châssis n’est à noter. Les pneumatiques et les freins sont les mêmes que sur la version civile. L’Endurance Experience est une course d’endurance comme son nom l’indique et à ce titre il faut donc aller vite tout en ménageant sa monture sous peine de perdre de précieuses minutes aux stands pour remplacer tel ou tel consommable.
 Allégée de plus de 100 kg (suppression des moquettes, banquette arrière et isolants), l’A1 a gagné en rigidité, grâce notamment à la pose de l’arceau, et son comportement sur la piste met en confiance. Sous-vireuse à la limite, l’A1 n’est jamais piégeuse. Le train avant est mordant, la direction précise et l’arrière léger ce qui facilite les placements en courbe. Le petit 4 cylindres turbo à injection directe respire bien et ne donne jamais l’impression d’être à la peine. De plus, sa sonorité rauque renforce l’ambiance racing. Notre seul regret concerne la boîte double embrayage  Stronic, la seule disponible avec ce moteur. A  la fois confortable pour les novices et performante pour les habitués, son agrément reste toutefois inférieur à une classique transmission manuelle car elle hésite souvent entre les rapports et lisse le caractère de la mécanique.


Dans la peau d’un pilote d’usine

Après avoir découvert notre voiture, il est temps de revêtir notre habit de lumière. Et le tandem Audi/Oreca fait bien les choses : combinaison homologuée FIA, gants, bottines, cagoule,casque et même un HANS nous attendent au vestiaire.
Notre hôte du jour , Tag Heuer, a même prévu des lunettes de soleil spécialement développées pour la conduite. Trois modèles composent cette gamme luxueuse : la Racer inspirée des montres de la collection Link (photo 1), l’Automatic Sun Vintage au look rétro et aux branches à ouverture automatique et la Night Vision aux verres jaune pâle pour la conduite de nuit (photo 2). Leur design est sobre et élégant, leur confort optimal et la qualité des verres ne souffre aucune critique. Aucune déformation de l’image, voire même une amélioration notamment avec la Night Vision qui corrige légèrement la myopie nocturne. Facturées entre 155 euros et 680 euros, les lunettes Tag Heuer Eyewear  sont de véritables lunettes de compétition puisqu’elles sont régulièrement utilisées par les pilotes officiels Audi en endurance. Un certain Dindo Capello (3 victoires aux 24h du Mans) utiliserait la Night Vision lors de ses relais de nuit.

Une fois habillé, il est temps de découvrir notre stand : le numéro 13, un vendredi  13 en plus,  cela n’augure rien de bon ! Heureusement l’équipe Tag Heuer et notre team manager badgé Oreca (merci Thierry pour tes précieux conseils) sont là pour nous mettre en confiance.


Une course sous haute tension

Après une séance d’essais libres le matin qui pour ma part consistait surtout à reconnaître le tracé technique du Mans et à jauger un peu nos concurrents, vint le moment du tirage au sort de notre position sur la grille de départ. Coup de chance (l’effet vendredi 13 !), nous partons en pole et nous échappons donc au stress de l’embouteillage à la chicane Dunlop. Rapide déjeuner, élaboration de la stratégie de course (ordre de passage, ravitaillements, arrêts obligatoires), il est déjà  14h00 et dans 15 minutes c’est le départ. Petite photo souvenir sur la grille et ça y est, l’A1 n°30 aux couleurs de Tag Heuer s’élance pour un tour de formation avec à ses trousses 25 autres A1 et leur pilote prêts à en découdre. Le safety-car s’efface et nous sommes partis pour 3h de course avec l’envie de figurer en bonne place bien sûr mais surtout le désir de voir l’arrivée.


Les premières minutes de course sont tendues et de nombreuses voitures reviennent aux stands avec  les stigmates de petits accrochages. Notre voiture n’y échappe pas, un train avant ouvert dès le premier tour nous vaudra 15 minutes d’immobilisation. Il faudra l’intervention du safety-car pour que les organisateurs se décident à calmer le jeu  en rappelant les consignes de sécurité et de fair-play évoquées le matin lors du briefing. La suite de la course pour notre n°30 n’est qu’une succession de petites erreurs qui nous fait plonger dans les profondeurs du classement. Tous les relais se font le couteau entre les dents même si réduire l’écart semble être mission impossible. Notre place à l’arrivée est à oublier rapidement  mais l’adrénaline de la course, le plaisir de voir ses chronos s’améliorer au fil des tours  (malgré la détérioration des pneus et des freins) et l’émotion du drapeau à damiers ne sont pas prêts de s’effacer dans ma mémoire ni dans celle de mes 4 coéquipiers.

L’aventure de l’Audi A1 Tag Heuer N° 30 n’a pas eu le succès escompté mais le plaisir était au rendez-vous et c’est ce qui compte. Ce qu’il faut surtout retenir de ces Audi A1 Endurance Experience au Mans, c’est le respect entre les participants, quel que soit leur niveau, et leur motivation à se qualifier pour la grande finale de 24h au Castellet en octobre. Et comme le dit l’expression « pilote d’un jour, pilote toujours » (à moins que ce soit les scouts?)alors n’hésitez pas à me rappeler pour la prochaine étape à Nogaro fin juin. Je tâcherai de me libérer.

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