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Léa Picosson

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Essai Audi SQ5 TDI 313 ch – Le diesel n’est pas mort

Entre les risques qu’il représente pour la santé et la fin programmée  des aides fiscales dont il bénéficie, le diesel est en danger. Non pas que sa disparition nous attriste autant que celles des ours blancs ou des grands requins mais après l’essai de l’Audi SQ5 nous serions prêts à verser une petite larme. En effet, ce super SUV diesel « made in Ingolstadt », proche d’un V8 essence tant en performances qu’en sonorité, étonne par son agrément. La magie du Bi-TDI a encore frappé !

« Ça valait le coup de se lever à 6h un samedi matin ! », ai-je dit à mon copilote du jour face à la beauté des paysages du Parc National du Connemara en Irlande. Je remerciais également Audi d’avoir choisi ce cadre pour ses essais et de m’offrir la possibilité d’admirer cette nature brute, une nature que j’avais chantée à maintes reprises lors de soirées plus ou moins arrosées.  Mais cette pause contemplative allait vite être perturbée par une sonorité mécanique que mon oreille expérimentée identifiait comme provenant d’un V8  essence. J’attendais alors de voir apparaitre ce véhicule au chant si séduisant et qui semblait s’approcher à vive allure.  Tiens un Q5 ! Non, un SQ5 et TDI en plus !

L’envie était trop forte de goûter à ce mélange assez improbable entre SUV estampillé « sport » et carburant lourd. Nous avons donc regagné l’hôtel  pour échanger les clés de notre A4 Allroad contre celles de ce SQ5 TDI, premier SUV aux anneaux à porter la lettre « S » et première Audi griffée « S » à consommer du diesel. Extérieurement, le SQ5 est sans surprise car comme les S4, S6…et les autres il mise sur une sportivité discrète.  Calandre spécifique à lames horizontales, assiette abaissée de 30 mm, musculature légèrement accentuée, coques de rétroviseurs en aluminium satiné et jantes 20 pouces, l’ensemble se veut dynamique mais élégant. A l’intérieur, hormis les sièges sport et les logos SQ5 çà et là, l’ambiance est davantage digne d’une routière cossue que d’une GT énervée. La finition et l’ergonomie sont toujours exemplaires et la position de conduite en hauteur ravira les amateurs du genre.

On relèvera également une dotation de série ultra complète pour l’unique finition disponible : climatisation régulée tri-zone, système multimédia haut de gamme avec navigation, toit ouvrant, système d’accès et de démarrage sans clé, caméra de recul, sellerie cuir Nappa, feux adaptatifs xénon et hayon électrique.


Sans doute le meilleur diesel du marché

Plus que convaincant sous le capot de l’A6 Allroad (lire notre essai), le V6 3.0 Bi-TDI du SQ5 fait mouche une fois encore. Ses 313 ch vous collent au siège à chaque accélération et son couple de camion (650 Nm) autorise des relances dantesques. Bien aidé par une boîte auto Tiptronic 8 rapports aussi douce que réactive, il avale littéralement les lignes droites, envoie valser les côtes et les dépassements d’une simple pression du pied droit et ne semble pas souffrir une seconde des 1985 kg de l’auto. Les performances attestent de cette santé de fer : 5’’1 au 0 à 100 km/h et 250 km/h en pointe, des valeurs comparables à un Porsche Cayenne S essence muni d’un V8 de 382 ch.
Mais là où le SQ5 fait la différence c’est sur le terrain des consommations avec un peu moins de 10,0 L/100 km à un rythme élevé et sur un parcours exigeant. Autre atout de ce V6 TDI surdoué, le son que crachent ses quatre sorties d’échappement. Digne d’un 8 cylindres essence, il participe pour beaucoup au plaisir de conduite. Oui nous avons bien dit plaisir. Car soyons honnêtes, nos critiques envers le diesel, au-delà de la faible plage d’utilisation  – un reproche qui concerne aussi le Bi-TDi qui ne souffle malheureusement qu’entre 1500 et 4000 trs/min – tourne très souvent autour d’une sonorité peu savoureuse, voire franchement désagréable. Grâce à un dispositif aussi artificiel qu’efficace – le système piloté par l’électronique est greffé à même les échappements et agit comme une membrane de haut-parleur – le SQ5 fait vite oublier  la nature du carburant brûlé.   

Autre motif de satisfaction avec ce SQ5, l’efficacité de son châssis qui a fort à faire compte tenu de son tempérament et de son poids. Certes, son niveau de confort est en retrait par rapport à un Q5 « sans le S » et il semble moins agile que l’A6 Allroad Bi-TDI, mais son aisance même sur chaussée dégradée est bluffante. Le roulis ne fait presque pas partie de son vocabulaire, l’alliance des pneumatiques 20 pouces et de la transmission intégrale quattro transforme le conducteur moyen en bête de course et la direction offre un feeling et une précision rarement rencontrés.


Essai Audi SQ5 TDI 313 ch – Bilan

En conciliant aptitudes sportives et moteur diesel, l’Audi SQ5 TDI ne présente que des qualités sur le papier : prestations routières de haut vol, mécanique brillante et raisonnable, qualité de fabrication irréprochable, seule une addition à 69 900 € (hors options) ferait hésiter même les plus enthousiastes. Si son plus proche rival est le BMW X3 35d (V6 biturbo diesel 313 ch), à partir de 59 400 € mais sans l’exclusivité de la griffe « S », nous lui préfèrerons cependant l’A6 Allroad Bi-TDI (à partir de 69 170 €) pour l’élégance de sa robe, son coffre géant et son niveau de confort supérieur. Notons enfin qu’il existe sur d’autres marchés (USA, Russie, Asie) une version essence du SQ5 animée par un V6 compressé de 354 ch mais sa commercialisation en Europe n’est pas au programme.

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