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Léa Picosson

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Essai Audi TT Roadster TFSI 230 quattro – Un délicieux bol d’air

Note finale :
16 / 20

Les aficionados de la conduite cheveux au vent peuvent se réjouir, car comme pour les deux précédentes, la troisième génération de l’Audi TT se décline désormais en roadster. Et la recette est immuable : en même temps qu’il troque son toit contre une capote en toile, le coupé sacrifie également les deux sièges arrière pour se muer en stricte deux places. Une recette finalement simple, mais pas simpliste dans le rendu final, et surtout délicieuse.

 

Fiche Technique

Carrosserie cabriolet
Nombre de portes/places 2 portes / 2 places
Dimensions L/l/h en mm 4177 / 1832 / 1355
Empattement en mm 2505
Volume du coffre en L 280
Poids à vide en kg 1425
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1984
Puissance en ch 230
Couple en Nm 370
Transmission intégrale quattro
Boîte automatique 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 250
0 à 100 km/h 5''3
Conso cycle mixte en L/100 km 6,7
Rejets CO2 en g/km 154
Prix (à partir de) 48 200 €
Energie essence
Puissance fiscale en CV 13
Bonus / Malus malus 1600 €

 

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Certains dirons qu’il manque d’ambition, d’autres au contraire qu’il est irréprochable. Une chose est sûre, le design de l’Audi TT Roadster est dans la stricte lignée de la marque, c’est à dire précis.

Là encore, la méthode est bien connue avec dans les grandes lignes une quasi-symétrie entre la poupe et la proue, un poste de pilotage placé au centre et délimité par un court pare-brise et deux arceaux. Ajoutons à cela dans les détails des porte-à-faux modérés et, pour ne pas trop sacrifier le coffre (280 litres) et alourdir la ligne, une capote en toile à la place de la banquette arrière.
Un détail : l’antenne radio disparait de l’aile arrière où elle était jusqu’à maintenant nichée pour s’intégrer de manière invisible dans la lunette du pare-brise.

Proposée avec les mêmes motorisations et transmissions que le coupé, c’est la version équipée du 2.0 TFSI et d’une transmission intégrale couplée à la boite à double embrayage Stronic à 6 rapports que nous essayons.
À noter que quattro et boîte auto vont obligatoirement de paire sur le Roadster. Une contrainte qui se paye sur la balance par une surcharge totale de 105 kilos par rapport à la même motorisation en deux roues motrices et boîte manuelle.

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 L’habitacle le plus innovant du marché

Dans le cockpit le mobilier du coupé est repris à l’identique et c’est tant mieux. Centralisées sur un grand écran de douze pouces de série (Virtual Cockpit), toutes les informations se trouvent derrière le volant. À l’aide de la molette tactile située sur le tunnel central, ou bien des commandes disposées sur les branches du volant, le conducteur interagit et personnalise l’affichage avec les données qu’il juge les plus pertinentes : cartographie GPS, téléphonie, ordinateur de bord, tachymètre, compte-tour, etc.

On peut ne pas aimer cela, mais la réalisation ne souffre guère de défauts, sinon que faute de disposer de la même vue que le conducteur, le passager ne pourra pas toujours aider ce dernier dans la saisie d’une adresse ou le choix de la musique.

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Pour achever d’épurer la planche de bord, les commandes de climatisation, du chauffe-nuque (en option) et des sièges chauffants se trouvent déportées dans les aérateurs. C’est un détail mais c’est aussi beau que bien pensé !
Le reste de l’équipement est assez conséquent de série, mais s’agissant d’une allemande, on n’est guère surpris de trouver un catalogue d’option digne d’un annuaire. À ce sujet, nous avons été notamment enchantés par la qualité des douze haut-parleurs du système audio signé Bang & Olufsen (1035 €).
Les sièges quant à eux, offrent un maintien latéral quasi-parfait tandis que la longueur de l’assise peut être adaptée à toutes les morphologies. En clair, une fois assis c’est l’envie d’y rester qui domine ! Avec le TT, le roadster se veut l’égal de la berline cossue en matière d’accueil, et non plus de la moto.

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Lorsqu’elle est fermée, la capote acoustique donne aux occupants du Roadster la quasi-illusion de se trouver à bord du coupé. Les bruits de roulement et du moteur sont très bien filtrés.
Pour aérer tout ça, il suffit d’actionner la commande électrique pour que, dix secondes plus tard et même en roulant jusqu’à 50 km/h, le couvre-chef soit entièrement rétracté.
Un petit saute-vent électrique (de série) permet d’atténuer les perturbations aérodynamiques dans l’habitacle, mais disons-le tout net, son efficacité devient quasiment nulle dès l’approche des 100 km/h. En cause, le pare-brise court, bien sûr, mais aussi l’absence de vitre de custode qui laisse entrer le flux d’air.
Oui, l’Audi TT décoiffe au sens propre du terme ! Si l’on insiste sur ce point, c’est peut-être parce qu’il s’agit de l’un de ses rares défauts.

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Aucun compromis sur l’efficacité

Au volant, malgré son surpoids, le TT Roadster bénéficie d’un comportement irréprochable. Trop, diront certains qui chercheront désespérément que le quattro fasse montre d’une tendance au jeu. Peine perdue !
Train avant précis et incisif, l’auto est guidée comme sur des rails. Elle l’est d’autant plus que notre version bénéficiait de la suspension pilotée (option à 1340 €) dont il est possible de faire varier les lois d’amortissement via le système Drive Select (de série sur la finition S line). Un amortissement qui, soulignons-le, surprend par sa relative douceur, même en mode dynamique.

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Les différents programmes du Drive Select permettent par ailleurs au conducteur de jouer sur l’accélération, le passage des rapports et même sur le son à l’échappement qui peut alors libérer une sonorité rauque encore plus sportive.

Attention tout de même aux freins qui peuvent peiner à encaisser un rythme trop soutenu, mais il nous faut souligner que le jeu de plaquettes de notre véhicule d’essai était à peine rodé et que les routes de l’île de Fuerteventura (notre terrain de jeu pour l’occasion) sont exigeantes. Et si le quattro offre au TT une tenue de route exemplaire, il lui permet également de réaliser l’exercice du 0 à 100 km/h en 7 dixièmes de seconde de moins que la version deux roues motrices. Eh oui, on peut avoir un peu d’embonpoint et courir vite !

En conduite (très) apaisée, il faut au TT 6,7 L pour parcourir 100 km. Dans la pratique, comptez plutôt sur 8 à 9 litres, ce qui n’est finalement pas si mal compte tenu des prestations offertes par son 4 cylindre turbo à injection directe. D’une élasticité qui fait école, le 2.0 TFSI étonne toujours par son double visage : discret et souple à bas régimes, rageur et chantant dans les tours.

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(images constructeur)
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