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Léa Picosson

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Essai BMW 123d : puissance vertueuse

Bluffante BMW 123d : elle propose les performances d’une sportive avec 204 ch et près de 240 km/h en vitesse de pointe grâce à un moteur de seulement deux litres de cylindrée, qui plus est particulièrement sobre en émissions de CO2. Son secret : deux turbos à fonctionnement séquentiel ainsi qu’un arsenal technologique conséquent.

La compacte de la marque à l’hélice propose l’un des moteurs diesel les plus évolués du moment. Dotée d’un moteur d’une cylindrée de 2 litres développant une puissance de 204 ch et fournissant un couple de 400 Nm, cette 123d est en mesure d’abattre le 0 à 100 km/h en 6,9 secondes et atteindre 238 km/h en vitesse de pointe, le tout avec des prestations environnementales inusitées jusqu’ici à ce niveau de puissance.

Concentré de technologie

Ce 4 cylindres bénéficie d’une double suralimentation Variable Twin Turbo (VTT), un système apparu sur le moteur six cylindres de 286 ch de la 535d, et d’une rampe commune de troisième génération avec injecteurs piézo-électriques sous pression de 2 000 bars. Ainsi doté, le bloc affiche donc une puissance de 204 ch, mais également un couple considérable de 400 Nm qui permettra éventuellement au conducteur de la 123d de déraciner des arbres.

Le dispositif de suralimentation variable à deux turbocompresseurs est composé d’un petit turbo secondé par un autre plus grand. Le premier fonctionne à bas régime et le second à haut régime, assurant ainsi un déploiement de puissance très rapide et ininterrompu. Ajoutez à cela une rampe commune de troisième génération sous pression de 2 000 bars avec injecteurs piézo-électriques et le rendement dépasse ainsi les 100 ch/litre, une valeur jamais atteinte jusqu’ici par un moteur diesel entièrement construit en aluminium.

Mais si la BMW 123d brille par ses performances routières, elle déculpabilisera également son propriétaire soucieux de l’environnement. En effet, elle embarque également d’un système de récupération d’énergie au freinage et la fonction Auto Start Stop qui coupe automatiquement le moteur à l’arrêt. Le filtre à particules en série s’ajoute à ces éléments destinés à réduire la consommation d’énergie. Au final, les valeurs de consommation et d’émission de CO2 obtenues sont étonnamment basses : 5,4 l/100 km en moyenne et 138 g/km de CO2.

Plus GT que sportive

Sur la route, le tableau est enthousiasmant. Reprenant très fort et très bas, la 123d offre des reprises impressionnantes. La directions asservie à une assistance 100 % électrique n’amène aucune critique, contrairement à une commande de boîte un peu ferme qui aurait également mérité plus de précision. Point fort de la compacte de BMW : son châssis précis et très sûr qui met le conducteur en confiance. En revanche, question sensations, il faudra repasser : la « béhème » a des prestations de sportive, mais a omis de s’en approprier les gênes. En effet, les claquements du moteur ne valent pas les vocalises d’un vrai bloc de sportive, et le conducteur grisé par les performances de l’engin pourra se sentir frustré. Par ailleurs, le châssis demeure celui d’une routière, taillé pour le confort et non aiguisé pour l’efficacité assumée.

Sérieuse à l’intérieur

Nous avons entamé la présentation de cette 123d par ses attributs techniques car il s’agit bien de sa caractéristique la plus forte, il est temps de s’attarder sur son habitacle… sérieux. On trouve ainsi une planche de bord typiquement BMW ou la fantaisie n’a pas prise, que ce soit dans le dessin où dans la fabrication grâce à des plastiques de qualité, des assemblages irréprochables et une bonne ergonomie. L’accès aux places arrière est facilité par le grand débattement des sièges avant. Ces derniers, bien dessinés, offrent un excellent maintien, de quoi apprécier dans les meilleures conditions une voiture plutôt silencieuse. En revanche, la 123d propose un amortissement assez ferme, mais rien de réellement préjudiciable.

Pleine de qualités, la BMW 123d fait toutefois payer cher ses excellentes performances : elle se négocie à partir de 33 800 euros. Le prix d’une voiture hautement technologique et aux prestations qui pourraient la faire qualifier de sportive… si elle ne fonctionnait pas au diesel.

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