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Léa Picosson

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Essai BMW 135i : coupé sous pression

Prenez un petit coupé d’un peu plus de 4 m de long, ajoutez-y un 6 cylindres biturbo de 300 ch et vous obtenez non pas la M1 mais la BMW, un modèle unique en son genre puisqu’il n’a pour l’instant aucune concurrence directe. Capable de performances dignes d’une GT, la 135i est utilisable au quotidien grâce à une habitabilité généreuse pour la catégorie. La voiture parfaite ? C’est ce que nous allons voir !



Troisième déclinaison de la Série Une, après la berline 5 portes et la berline 3 portes, le coupé mesure 12 cm de plus que la berline, soit 4,36 m au total, mais conserve le même empattement de 2,66m. Si la face avant ne change pas, c’est de l’arrière que la 135i se distingue. La ligne générale est affinée avec l’apparition d’une malle, et malgré l’aspect torturé des feux, l’ensemble a de l’allure. Le style « béhème » on adore ou on déteste, mais il faut reconnaître qu’avec son pack aérodynamique M et ses jantes de 18 pouces, elle en impose !

Avec quatre vraies places et 306 ch sous le capot, la 135i est seule dans sa catégorie. Les Porsche Cayman S et Nissan 350 Z soutiennent la comparaison en terme de cavalerie mais sont des strictes deux places. En effet, à l’arrière deux adultes se sentent à l’aise et pour couronner le tout, les 370 L de son coffre lui offre une capacité de chargement supérieure à la berline. Un argument de taille contre Madame et sa phobie des coupés !

Le reste de l’habitacle est identique à celui de la Une de base, ergonomique et agréable. La finition est haut de gamme, mais la qualité de certains plastiques est en dessous de ce qu’on peut trouver dans les autres productions du constructeur. Les sièges sont un peu plus enveloppants, un élément appréciable compte tenu des performances de la bête !

Turbo y es-tu ?

Motorisée par le six cylindres en ligne biturbo de la 335i, la 135i et ses 5 »3 au 0 à 100 km/h rivalise en performances avec l’ancienne M3, 37 ch plus puissante, qui effectuait le même exercice en 5 »2. Pour trouver une concurrente à sa hauteur, il faut chercher du côté de chez Porsche où le Cayman S et ses 295 ch abat le 0 à 100 km/h en 5 »4.

Auréolé du titre de meilleur moteur de l’année 2007, le coeur de la 135i est un petit bijou de technologie. Il est équipé de l’injection directe et de deux petits turbos Mitsubishi soufflant à 0,6 bar. Ces derniers sont entraînés séparément, un collecteur d’échappement par groupe de 3 cylindres, une technique qui permet de disposer du couple maximum dès 1300 trs/min. Le résultat est une poussée impressionnante qui semble ne jamais s’arrêter. Bien aidée par un étagement de boîte parfait, le coffre de la 135i est inépuisable. En 6ème elle repart avec une force incroyable. Mais le plus troublant, c’est le caractère linéaire de sa mécanique qui malgré ses deux turbines ne provoque pas de « coup de pied au cul ». Même radio éteinte et vitres ouvertes, il est difficile d’entendre le sifflement caractéristique des moteurs suralimentés. En résumé ça pousse fort du début à la fin, le tout agrémenté d’une sonorité pour le moins grisante !



Côté comportement, BMW a réussi le tour de force de mêler sécurité et plaisir de conduite. Equipée en série de la suspension sport M, ferme mais confortable, la 135i est rivée au sol. La tenue de route est exemplaire. La large monte pneumatique aidant, les réactions sont franches mais jamais piégeuses. On aurait pu croire la motricité dépassée du fait des 306 ch sur les roues arrières, et bien dans ce domaine la 135i se montre impériale. Et même si notre choix se serait porté sur un autobloquant mécanique en lieu et place du dispositif électronique qui l’équipe, et qui compense les pertes d’adhérence du train arrière en freinant les roues, il faut reconnaître qu’il n’y pas grand chose à critiquer de ce côté là. Malgré tout, les figures libres sont possibles à son volant, les dérives sont faciles mais maîtrisables.

Cerise sur le gâteau, le freinage est à la hauteur des performances. On entend déjà les mauvaises langues crier au miracle mais force est de constater que BMW n’est pas réputé dans ce domaine. Dotée d’étriers fixes à 6 pistons à l’avant, même la dernière M3 n’y a pas droit, et d’étriers fixes à 2 pistons à l’arrière, la petite BMW freine fort et longtemps. Heureusement, compte tenu des vitesses inavouables auxquelles il est possible de rouler dans cet avion de chasse !

Presque parfaite, ça y est c’est dit ! La BMW 135i regorge de qualités. Séduisante, performante, sûre, pratique, …, la liste est longue mais méritée. Le coup de grâce, son prix ! Affichée à partir de 41 900 €, certes c’est une somme en ces temps difficiles, mais c’est 20 000 € de moins qu’un Cayman S aux performances équivalentes. Une « affaire » ! Un petit défaut, il en faut bien, véritable piège à permis, elle impose l’angoisse permanente de croiser un képi au bord de la route.

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