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Léa Picosson

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Essai BMW Série 2 Active Tourer 216d 116 ch – A contre-courant

Note finale :
15 / 20

BMW arrive sur le tard dans le marché des monospaces. Un segment qui s’est considérablement essoufflé depuis 2007 en Europe en voyant ses volumes divisés par deux. Face à des crossovers plus tendance, sur quelles qualités cet Active Tourer, modèle inédit à plus d’un titre pour la marque à l’hélice, peut compter pour convaincre ?

Fiche Technique

Carrosserie monospace
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4342 / 1800 / 1586
Empattement en mm 2760
Volume du coffre en L 468
Poids à vide en kg 1140
Type 3 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1496
Puissance en ch 116
Couple en Nm 270
Transmission traction
Boîte manuelle 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 195
0 à 100 km/h 10''6
Conso cycle mixte en L/100 km 3,8
Rejets CO2 en g/km 99
Prix (à partir de) 28 800 €
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 6
Bonus / Malus neutre

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Si on le compare aux classiques Renault Scénic ou Citroën C4 Picasso, dans le détail on sent bien que cet Active Tourer a plus joué sur l’idée d’une compacte gonflée comme la VW Golf Sportsvan que sur le style « transport de troupes ».
L’avant est d’ailleurs bien inspiré avec un capot sculpté et une ligne qui plonge en douceur pour éviter justement le museau typé utilitaire. Il fallait tout de même placer l’attribut fort de ce monospace qui est la calandre au double haricot de BMW. Le porte-à-faux arrière quasi inexistant achève de donner un style dynamique à ce monospace qui cache finalement bien sa taille de 4,34m, soit exactement la longueur d’un Scénic.

Une présentation inédite sur le segment

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Un monospace avec des roues avant motrices, BMW se met en danger pour aller chercher une nouvelle clientèle

 

Un gabarit qui se ressent immédiatement à l’intérieur puisque quatre adultes trouveront confortablement leur place à bord, tout comme les bagages dans le coffre (468L). Pour ceux qui hésiteraient avec un X1 (le plus petit des SUV BMW), l’Active Tourer offre +8,5 cm d’espace aux jambes à l’arrière et près de 50 L de volume de chargement en plus.

BMW n’a pas oublié la modularité et les aspects pratiques. La banquette arrière est coulissante sur 13 cm dès le niveau de finition Lounge et on trouve une multitude d’espaces de rangement : bien pratique au moment de partir en vacances en famille ! Et pour ceux qui ne jurent que par les 7 places, le Gran Tourer sera disponible bientôt.

BMW Active Tourer

De série, le BMW Série 2 Active Tourer propose les équipements suivant dans la finition entrée de gamme « Première » : radio Professional avec dispositif mains libres pour mobile et interface Bluetooth, système de commande BMW iDrive avec écran de 6,5 « , feux de croisement automatiques, un volant sport gainé cuir, le système d’appel d’urgence intelligent et l’avertisseur de collision avec fonction d’amorce de freinage en ville.
Il nous semble plus judicieux de passer à la finition supérieure « Lounge » (+ 1800 €) pour disposer des radars de stationnement arrière PDC, du régulateur de vitesse avec fonction de freinage, du volant multifonctions ou encore de la climatisation deux zones.

S’installer à bord de cet Active Tourer, c’est comprendre que l’on est dans une « vraie » BMW. Les Allemands n’ont pas fait un véhicule familial en trahissant leurs valeurs. Les matériaux font preuve d’une incroyable qualité, jamais vue sur ce segment. Même l’ex-star premium : le Classe B de Mercedes est battu. Dans cette situation, les monospaces tricolores aux plastiques qui cloquent au bout de quelques années sont littéralement hors sujet.
On retrouve également l’idée que le conducteur est au centre des débats. Le poste de conduite est parfait, lisible, ergonomique comme si on pouvait prendre du plaisir à conduire … un monospace : bah voyons !

BMW Active Tourer

Qui a dit qu’une vocation familiale était incompatible avec accueil raffiné ?

 

Des valeurs maison vraiment préservées ?

Sur le papier, on ne peut pas dire que la motorisation diesel trois cylindres 216d soit un foudre de guerre. On dispose de 116 ch à 4000 trs/min et d’un couple maxi de 270 Nm dès 1750 trs/min. Heureusement, ce modeste 1.5 L turbo est servi par une transmission manuelle à 6 rapports bien étagée.
Au final, sur les trois premières vitesses, l’Active Tourer s’extrait assez bien du trafic. L’architecture trois cylindres pousse le moteur à gronder un peu plus fort qu’un 4 cylindres par exemple, si bien qu’il est relativement présent dans l’habitacle. Un niveau sonore qui s’estompe immédiatement le quatrième rapport passé, un bon point pour les longs trajets. Pour les dépassements, il faudra tout de même prévoir de rétrograder en fonction des situations.
A noter que notre modèle d’essai a fait preuve d’une belle sobriété avec une consommation stabilisée autour de 6,0 L/100 km.

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Construit sur le même châssis que les Mini, cette Active Tourer dispose d’une transmission aux roues avant, une première pour la firme de Munich. De quoi rassurer les pères de famille qui ne souhaitent pas faire des ronds dans la neige en mode drift ! A noter que la transmission quatre roues motrices est disponible sur les versions supérieures autour de 40 000 €.

La base étant bien née dans la Mini, on retrouve logiquement certaines prédispositions à la conduite dynamique. L’Active Tourer dispose d’une direction précise et d’un amortissement qui sait à la fois ménager un bon confort et effacer (en partie) la prise de roulis, un mal récurrent chez la concurrence.
L’essieu arrière multibras y est pour beaucoup dans la stabilité naturelle de l’Active Tourer. Au final, ce monospace se conduit presque comme une compacte. Sans posséder les qualités nécessaires pour claquer un chrono sur circuit, il est nettement plus sympathique à conduire que ses adversaires. En cela, BMW qui a bâti sa réputation sur le plaisir de conduite a déjà gagné son pari.

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Les prestations dynamiques de cette Serie 2 en font déjà une référence du segment

 

(images constructeur)

 

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8 commentaires sur cet article
  1. Dire que l’insonorisation est imparfaite est exagéré. Quant à la consommation, 5,15 litres en moyenne sur le 1er plein.

  2. Qu’est ce qu’il ne faut pas lire « les monospaces tricolores aux plastiques qui cloquent au bout de quelques années sont littéralement hors sujet ».
    Il y a bien longtemps que les tableau de bord des monospace français ne cloquent plus. Il est possible de parler de la qualité des matériaux du BMW sans dénigrer la concurrence de cette manière.
    Quant à la décote des françaises, cela peut être un bon point si on achète sa voiture neuve. Bien garder à l’esprit qu’une voiture vaut toujours zéro à la fin de sa vie … et comme rien ne garantit que cette BMW fera plus de km.
    Signé: un conducteur de « premium »

  3. Possesseur d’une Active Tourer 218D, je suis à une consommation de 6.6 litres après 13.000 km parcourus à une vitesse moyenne de 74 km/h (beaucoup d’autoroute à 130-150 km/h compteur)…. Cela démontre donc que l’économie d’un (trop) petit moteur est toute relative….

  4. Je suis surpris de voir pointer constamment cette argumentation sur le niveau respectif des prix de revente des françaises et des allemandes.
    Le particulier est de plus en plus absent du marché du neuf (à peine un tiers des acheteurs en Allemagne, le reste relevant des flottes), et il achète de plus en plus en leasing.
    La valeur de revente devient dans ces conditions l’affaire du constructeur. Et par conséquent plus celle du client.

  5. Ca change du Scénic, qu’on ne remarque plus (heureusement car ça n’est pas un canon de carrosserie non plus) à force d’en croiser à tous les coins. Et puis il doit quand même y avoir le savoir-faire BM en matière de tenue de route, position de conduite et bien sûr moteur.

  6. Des plastiques qui cloquent chez les Français, cela fait un moment que cela n’existe pas plus chez les francaise que chez les allemandes ni les italiennes ni même les roumaines. Il faudrait vous remettre à la page.

    Le premium français existe, cela s’appelle DS, même sil faut le reconnaître en qualité perçue, c’est encore en dessous des premiums allemands.

    Quant au roulis, BMW est à la traine, un monospace doit être très confrotable et donc avoir du roulis, et en cela les français savent faire du confort du roulis et une tenue de route incroyable.

    J’aime BMW mais la ligne de ce série 2 active tourer est désespérante pour la marque, quelle mocheté.

  7. Je trouve justement que dans ce créneau bien particulier de la voiture de papa traditionnellement repaire des pires horreurs: elle est plutôt chicos.

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