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Léa Picosson

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Essai BMW Z4 : Retour en grâce

Au commencement il y avait un cabriolet et un coupé, désormais il y a un coupé/cabriolet . Pour sa deuxième génération, le roadster revient avec un toit en dur, des lignes plus séduisantes, plus de confort, plus de puissance, plus de tout en somme ! Mais cette abondance de biens n’a-t-elle pas nuit au plaisir de conduite et à ses prestations dynamiques ? Est-il encore capable de rivaliser avec ses concurrents, allemands eux aussi ? Verdict en essai.



Les lignes du précédent Z4 ne faisaient pas l’unanimité et transpiraient trop le style Bangle. Pour la deuxième mouture, la marque a opté pour un style moins torturé, plus fluide tout en conservant l’esprit général, c’est-à-dire un capot très long et un habitacle rejeté sur les roues arrière. Et il faut dire que c’est réussi. Les feux avant et les grandes narines typiques BMW ajoutent en agressivité et le toit une fois en place ne perturbe en rien l’équilibre de la silhouette.

L’habitacle a lui aussi subi une refonte totale. Plus accessible, il est également moins étriqué grâce à une garde au toit rehaussée et une largeur aux coudes augmentée. La nouvelle planche de bord, surmontée par l’écran géant du (8,8 pouces), démontre tout le savoir faire de BMW en matière d’ergonomie. C’est beau, c’est intuitif et la finition atteint des sommets. Bon point aussi pour le fameux système i-Drive de deuxième génération, plus simple grâce à ses raccourcis, qui fait sa première apparition sur le Z4.

Côté équipements, le fait mieux que son aîné et propose de série sur la finition Confort l’autoradio CD MP3 avec prise auxiliaire, la climatisation automatique, les feux bi-xénon et les essuie-glaces automatiques, l’ordinateur de bord et le régulateur de vitesse. Le cuir est lui réservé aux deux versions les plus puissantes. Le deuxième niveau de finition – Luxe – entre 2 200 et 3 700 EUR plus cher selon les moteurs rajoute l’aide au stationnement avant et arrière, le filet anti-remous et la navigation.

Après ce petit tour du propriétaire, il est temps d’apporter un peu d’air à cet habitacle afin de goûter aux joies du cabriolet. Pour cela rien de plus simple, une pression sur un bouton suffit, et en vingt secondes le toit se range dans le coffre et fait ainsi passer son volume de 310 à 180 L.

Des sensations haute fidélité

Tradition BMW oblige, le nouveau Z4 ne fait confiance qu’au six cylindres en ligne, en premier un 2.5 L de 204 ch (sDrive23i), ensuite un 3.0 L de 258 ch (sDrive30i) et enfin un 3.0 L biturbo de 306 ch (. Essayé dans sa version la plus puissante, le Z4 enchante par ses performances : 5 »2 au 0 à 100 km/h et 250 km/h en pointe. Déjà vu et fortement apprécié sur les Série 1 et 3, son moteur à injection directe et doublement suralimenté dispose d’un coffre incroyable et pousse fort depuis les bas-fonds du compte-tours jusqu’à la zone rouge. Il étonne toujours par son caractère linéaire façon bloc atmosphérique et par sa musicalité qui invite à hausser le ton.

Petite surprise aussi, même accouplé à la toute nouvelle boîte 7 rapports à double embrayage il ne perd rien de sa fougue. Véritable révélation, cette transmission égrène les rapports sans douleurs et accompagne la mécanique dans son élan sans faire d’histoire.

Sur le terrain du comportement, la nouveau marque clairement son orientation confort par rapport au précédent. Certes les nouveaux sièges y sont pour beaucoup, mais les suspensions sont moins cassantes et les réactions plus douces. Mais n’allez surtout pas croire que le Z4 en a oublié ses prétentions sportives ! Le système de contrôle dynamique DSC+ est là pour redresser la barre. Si en mode « Normal » il privilégie le confort et une conduite coulée, en mode « Sport » il dévoile tout le caractère de l’auto en affermissant les suspensions et la direction et en délivrant une réponse plus rapide de l’accélérateur et de la boîte. Hyper équilibré et agile malgré ses 1 580 kg, le Z4 offre un comportement efficace et incisif en parfait accord avec le tempérament de sa mécanique. Un dernier mode – Sport+ – permet de désactiver l’ESP et autorise même quelques figure libres, mais reste déconseillé sous la pluie.

Le BMW Z4 opère donc un retour remarqué et s’offre même le luxe de titiller la référence en terme d’agrément. Plus séduisante, mieux finie, plus confortable mais aussi plus sportive, cette deuxième génération fait sans surprise payer cher ses qualités, presque 40 000 EUR en entrée de gamme et plus de 50 000 EUR pour notre version d’essai, la plus puissante et la plus équipée. Toutefois, ses tarifs reste dans la moyenne de la catégorie, le (305 ch) se négociant 49 900 EUR, l’ (272 ch) étant affiché à 48 350 EUR et le Boxster S (310 ch) s’envolant à 57 685 EUR.

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