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Léa Picosson

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Essai Cadillac CTS : idées reçues

Les voitures américaines souffrent d’une foule d’idées reçues : pas originales, trop typées confort, mal finies…Ajoutons à cela la crise que traversent actuellement les Cadillac CTS deuxième génération, qui en 2009 obtiendra le renfort d’un break, d’une version diesel et même d’une sportive animée par un V8 de 564 ch. Réponse en essai sur le bien fondé ou non de nos vieilles croyances.



Rarement une de nos voitures d’essai aura autant fait tourner les têtes ! Pour commencer, il faut dire que vous avez plus de chance de croiser une Clio qu’une CTS sur nos charmantes routes. Ensuite, le « Chrytal Red » de notre modèle d’essai, combiné aux lignes taillées à la serpe de l’auto, excite les rétines. La face avant massive, la calandre plongeante et les petites touches de chrome ici et là apportent beaucoup de caractère à cette Américaine. De plus, son regard agressif et sa silhouette ramassée sur l’avant font qu’il s’en dégage un certain dynamisme, voire de la sportivité.

Grâce à cette « gueule », la Audi A6.

À la mode de chez nous

À l’intérieur, on profite d’un espace conséquent aux places avant, un peu moins aux places arrière surtout pour les genoux, mais le confort et la luminosité sont bien au rendez-vous. Certes le mariage du bois et de la sellerie beige de la finition Sport Luxury, la seule disponible avec le V6 3,6, est un peu tape-à-l’œil, mais la qualité perçue a pris une autre dimension par rapport à la première génération et par rapport aux productions américaines en général. Les plastiques sont de belle facture, le haut de la planche de bord recouvert de cuir apporte beaucoup de cachet à l’ensemble et les assemblages, sans être aussi précis que ceux d’une Audi, ont fait l’objet d’un soin tout particulier.

L’ergonomie non plus n’est pas en reste, la disposition des commandes est intuitive et le GPS (en option), dont l’écran tactile sort électriquement de la console centrale, est d’une simplicité déconcertante.

Côté équipements, la CTS en donne pour son argent avec de série les feux xénon, les essuie-glaces automatiques, la climatisation bi-zone, le régulateur de vitesse, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD MP3 et le système d’ouverture et de démarrage sans clé.

Pour finir, petit bémol en ce qui concerne le volume de chargement. En plus d’offrir un accès peu pratique, son coffre se contente de 373 L, soit moins que celui d’une BMW Série 3, de catégorie inférieure.



Un V6 aux accents de V8

Sous le capot de la belle Américaine, on trouve une pièce de choix, en la personne d’un 6 cylindres en V 3,6 L développant 311 ch. Linéaire dans l’effort, ce bloc fait preuve d’une grande disponibilité à tous les régimes et sa sonorité aux faux airs de V8 « yankee » n’est pas pour nous déplaire. Malgré la relative lenteur de sa boîte auto à six rapports et ses 1,8 tonne, la CTS redonne le sourire à son conducteur, et les performances sont au rendez-vous puisqu’elle abat le 0 à 100 km/h en 6 »3 et sa vitesse maxi frôle les 250 km/h.



Dommage que Porsche 997 Carrera S, 74 ch plus puissante, fait mieux avec 10 L/100 km en cycle mixte et 240 g de CO2/km. Et pour ceux qui voudraient faire des économies, l’autre V6 (2,8) disponible ne sera pas non plus un choix judicieux. Moins puissant de 100 ch, il affiche des consommations équivalentes et tombe également sous le coup d’un malus de 2 600 €.

Comportement à l’Européenne

Une fois n’est pas coutume, la (235/50 R18) lui permet de rester rivée au sol et son différentiel à glissement limité de série garantit une motricité sans faille. Là où d’autres se perdraient en survirage et fumée inutiles, la CTS conserve un rythme soutenu dans les enchaînements de virages et autorise une remise des gaz anticipée.

Nous émettrons cependant une petite critique concernant son freinage, qui en plus de manquer de mordant, démontre rapidement ses limites côté endurance.

Véritable bonne surprise, la CTS-V la fera sans aucun doute sortir de la confidentialité. Non, l’automobile américaine n’est pas morte !

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