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Léa Picosson

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Essai Chevrolet Cruze SW – La chasse aux breaks est ouverte

Si avec environ 3 000 ventes en France l’année dernière la Chevrolet Cruze ne vous dit peut-être rien, sachez que c’est la Chevrolet la plus vendue dans le monde avec plus de 1,3 million d’exemplaires écoulés depuis 2009. Déjà disponible en carrosseries tricorps et compacte, la Cruze débarque cette fois dans une version break SW pour le moins séduisante et au rapport prix-prestations agressif. Prise en main d’une concurrente très sérieuse, et pas seulement d’un point de vue prix, de nos Renault Mégane Estate et Peugeot 308 SW.

Ayant dépassé pour la première fois de son histoire le seuil fatidique des 1% (23 700 ventes) de part de marché dans l’Hexagone en 2011 – la marque est présente en France depuis 2005 – Chevrolet est désormais un acteur à ne pas négliger. Grâce à une croissance à deux chiffres depuis le début de l’année et à une gamme attractive, de la mini-citadine Spark à la légende Corvette, la firme américaine devrait terminer 2012 en fanfare sur un marché atone.
Elément majeur de cette stratégie gagnante, la Cruze se décline aujourd’hui en break Station Wagon et attaque un segment qui représente plus de 20 % des ventes de compactes en Europe. Pour cela elle mise sur un design de caractère – on notera l’apparition d’une nouvelle calandre et d’un bouclier avant redessiné à l’occasion de ce lancement – et sur une silhouette équilibrée qui n’est pas toujours le point fort de ce type de carrosserie. Côté dimensions, avec 4,67 m en longueur, la Cruze SW dépasse une Mégane Estate de 11 cm et une VW Golf SW de 14 cm.


Vie à bord – Un train de retard

A l’image de l’extérieur, l’habitacle de la Cruze ne manque pas d’audace avec un mobilier aux lignes agressives et un éclairage bleuté très high-tech. Pourtant elle ne fait pas illusion longtemps car les plastiques employés sonnent faux et les assemblages manquent de soin. Sur ce point, Chevrolet a encore des progrès à faire pour se mettre au niveau des références européennes. L’ergonomie est en revanche impeccable et le nouveau système multimédia tactile Mylink, pas encore au point au moment de notre essai, semble prometteur. Autre point sur lequel la Cruze marque le pas c’est au niveau des assises, elles manquent de maintien à l’avant et se révèlent trop fermes à l’arrière. Dommage là encore car l’espace offert par cette Cruze SW est plus que confortable, et avec un volume de chargement de 500 L (1 478 L  sièges rabattus) l’Américaine se hisse dans  la moyenne haute de la catégorie.   


Les équipements – Un exemple à suivre

Au chapitre équipement Chevrolet pratique depuis longtemps la stratégie du « plus pour moins ». En effet, seules la peinture métallisée (500 euros) et la navigation  (790 euros) sont en option sur les quatre versions figurant au catalogue : LS+, LT, LTZ et LTZ+. De notre point de vue, c’est la version LTZ (à partir de 22 900 euros) qui apparait comme la plus intéressante avec en série la climatisation automatique, les capteurs de pluie et de luminosité,  le régulateur de vitesse, les radars et la caméra de recul, l’équipement audio CD MP3 avec système Bluetooth et les jantes 17 pouces.  


Sous le capot – Plutôt musclée la Cruze

En se penchant sur l’offre Cruze SW, on remarque que le moteur le moins puissant est un 1.6 L essence de 124 ch. Pas mal pour une entrée de gamme à moins de 18 000 euros ! Suivent ensuite un nouveau 1.4 L turbo essence d’origine Opel affichant 140 ch et deux diesel VCDi, un 1.7 L 131 ch (nouveau et d’origine Opel lui aussi) et un 2.0 L de 163 ch. Aussi décevant que sur l’Opel Astra, le 1.4 Turbo 140 ch manque cruellement de caractère, ses 200 Nm de couple ne lui autorisent pas des relances d’une grande envergure et sa sonorité est quelconque.
Cela devient une habitude mais le diesel s’est montré plus convaincant – attention quand même il paraît que ça file le cancer ! – surtout dans sa version 131 ch. Souple et volontaire, ce 1.7 L délivre un agrément très honnête et se positionne de façon judicieuse face à une concurrence cantonnée en majorité à 110 ch en entrée de gamme. Plutôt sobre (6,5 L/100 km lors de notre essai), il apparaît comme le compromis idéal entre un bloc essence sans saveur et un 2.0 L diesel 163 ch offrant davantage de performances et de discrétion mais plus gourmand et manquant de progressivité.

 


Sur la route – Jouez la carte 17 pouces

Oublions toutes nos mauvaises critiques au sujet des prestations routières des voitures américaines et saluons plutôt le dynamisme de la Cruze SW. Ni trop ferme, ni trop souple, elle réalise le bon compromis entre préservation des occupants et précision de conduite. La Cruze maitrise son roulis et sa stabilité est rassurante même à près de 200 km/h sur autoroute allemande. Et une fois n’est pas coutume, n’hésitez pas à opter pour les jantes 17 pouces chaussées d’excellent Continental Conti SportContact 3 qui offrent un supplément de grip sans trop dégrader le confort. Hormis une direction un peu flottante, la Cruze SW atteint la moyenne haute du segment en matière de comportement. Une bonne surprise !


Bilan

Le titre de référence n’est pas encore à sa portée – qualité perçue, confort d’assise, image de marque – mais la Chevrolet Cruze SW s’impose comme une alternative plus que crédible aux modèles déjà bien installés. Son offre moteur, son niveau d’équipement et son prix, à partir de 17 800 euros en essence et 22 900 euros pour notre cœur de gamme LTZ diesel 131 ch, sont ses principaux atouts. En comparaison, la Mégane Estate dCi 130 ne se négocie pas à moins de 27 550 euros (finition Dynamique) tandis que les tarifs de la bourgeoise Golf SW démarrent à 22 620 euros pour le TDI 90 ch dans sa finition de base Trendline. 

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