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Léa Picosson

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Essai Chevrolet Orlando : Tout est une question de prix

À l’heure où l’on parle d’étendre le tarif social à la téléphonie et pourquoi pas à l’essence, Chevrolet décide de l’appliquer au monde du monospace avec l’Orlando. Pour le prix d’une citadine bien équipée (à partir de 20 200 EUR), l’Orlando propose 7 places de série, des moteurs puissants et un design de caractère. Classé par le marketing dans la catégorie des crossovers, ce beau bébé de 4,65 m de long ratisse large en s’attaquant aux monospaces (petits et grands) et aux SUV.

Dans l’oeil du photographe

C’est vrai, le Chevrolet Orlando n’est pas le véhicule 7 places le moins cher du marché, la palme revient à la Dacia Logan MCV (à partir de 11 900 EUR). Mais entre une Roumaine aux faux airs de Renault 12 et ce gaillard aussi long qu’un Espace, il n’y a pas photo. Proposition originale dans un segment qui en général ne se distingue pas par son pouvoir de séduction, l’Orlando affiche un profil cubique, des épaules larges et une face avant expressive. Looké mais pas tape-à-l’oeil, cet Américain fabriqué en Corée pour le marché européen (ça va vous suivez ?) mélange habilement l’univers du grand monospace et celui du SUV. Sur ce point, son concurrent le plus direct serait le 3008 de Peugeot.

Vie à bord

Autant prévenir les fines bouches, à ce prix-là il faut tout de suite oublier l’ambiance raffinée et la justesse d’exécution d’une certaine marque aux quatre anneaux. Même si les inserts piano black et l’instrumentation inspirée de la Camaro font illusion, les plastiques durs et les assemblages approximatifs sont légion dans l’habitacle de l’Orlando. Toutefois cela n’a rien de gênant, surtout par rapport à certains modèles plus onéreux et pas forcément mieux finis. Côté accueil, les assises sont un peu fermes et le maintient perfectible mais on se sent bien à bord de l’Orlando, et contre toute attente l’impression d’espace est au rendez-vous malgré des surfaces vitrées réduites. Grâce à un empattement généreux de 2,76 m, les passagers des deux premiers rangs seront parfaitement à l’aise, ceux du troisième un peu moins en raison de sièges étroits et peu accessibles. La modularité est réduite en raison du prix, pas de banquette coulissante et le cache-bagages est à laisser à la maison en configuration 7 places, mais on profite tout de même d’un espace de chargement plat. Ce dernier se classe dans la moyenne basse de la catégorie question volume avec 454 L en mode 5 places. Il tombe en dessous de 90 L lorsqu’on désire y rentrer à 7.

Les équipements

La gamme Chevrolet Orlando s’articule autour de 4 versions : LS+, LT+ (+ 1 300 EUR), LTZ (+ 800 EUR) et LTZ+ (+ 1600 EUR), avec de série dès la finition de base la climatisation manuelle, l’autoradio CD MP3, les 7 places, le contrôle de trajectoire et 6 airbags. Clim automatique, navigation, sellerie cuir, régulateur de vitesse sont réservés aux finitions supérieures.

Sous le capot

Si la version 1.8 L essence de 141 ch sert de prétexte à un prix canon en entrée de gamme, l’Orlando devrait se vendre chez nous surtout en diesel. Au programme, un 4 cylindres 2.0 L VCDi disponible en deux puissances : 130 ch et 163 ch. Sonore et remuante à l’arrêt, la version 163 ch se fait oublier ensuite à vitesse stabilisée. Sa puissance et son couple de 360 Nm pour des reprises musclées lui permettent de délivrer un agrément fort convaincant. Étonnant de santé, l’Orlando 163 ch casse les préjugés sur les monospaces soi-disant « mous du genou ». Il faudra cependant privilégier la boîte manuelle en raison d’une transmission automatique peu réactive et aux rapports trop longs. De plus, avec en moyenne 9,0 L/100 km sur notre parcours et 186 g/km, son bilan énergétique s’avère peu flatteur.

Sur la route

Autant l’avouer, les origines américaines et coréennes de l’Orlando ne nous ont pas rassuré au moment d’en prendre le volant. Mais ce monospace au rabais, en terme de prix et pas de prestations, surprend par le compromis confort-efficacité de ses suspensions. Sans être aussi confortable qu’un Citroën C4 Picasso ni même aussi agile qu’un Peugeot 3008, il affiche des réactions saines et sa prise de roulis est bien maîtrisée. Malgré un train avant un peu chargé mais bien rattrapé par une direction au ressenti naturel, l’Orlando n’ennuie pas son conducteur et se montre rassurant en toutes circonstances.

Bilan

Il semble qu’avec l’Orlando, Chevrolet ait réussi le tour de force de proposer aux familles nombreuses un véhicule au look attachant, à la présentation soignée et aux prestations routières convaincantes, le tout à prix d’ami. Car malgré ses petites imperfections (finition, modularité, ensemble moteur/boîte) c’est bien sûr le prix qui fait la différence, car à 24 800 EUR pour le diesel 163 ch en face vous trouverez un Renault Scénic 5 places dCi 95 ch finition Expression.

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