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Léa Picosson

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Essai Dacia Sandero : pouvoir d’achat

Sandero qui tend vers une succès encore plus grand. Prix au ras des pâquerettes, construction simple mais robuste, la Sandero cumule les atouts au point qu’on en vient à se demander si elle ne pourrait pas faire de l’ombre à des modèles déjà bien installés mais plus onéreux. Réponse en essai.



Si la Logan était avant tout destinée aux pays émergents, friands de véhicules tricorps (c’est à dire avec une malle arrière), son succès était presque une surprise en France. Fort de cette demande pour les voitures low-cost, Renault lance la Sandero, une petite berline à hayon plus adaptée aux goûts des Européens. Et il est vrai qu’elle n’a rien à voir avec le style désuet de la Logan. Proche d’une Clio, autant dans ses dimensions que dans sa forme, la Sandero gagne indéniablement en sex-appeal.

Plus stylée, la Sandero l’est aussi à l’intérieur. On est loin d’une Audi mais la qualité des matériaux et la précision des ajustements progressent nettement par rapport à sa grande sœur. Et même si on ne peut pas parler d’originalité, il faut reconnaître un effort dans le dessin de la planche de bord. Alors bien sûr les portes font encore un bruit de ferraille à la fermeture et l’insonorisation n’est pas au niveau d’une Mégane par exemple, mais à 7 800 €, prix d’appel, le rapport qualité/prix n’a rien de scandaleux. Toutefois à ce prix-là il faudra se contenter de l’ABS, des airbags frontaux et du 1,4 L essence de 75 ch. En rajoutant un peu plus de 3 000 € on accède au 1,6 L MPI de 90 ch et à un confort supérieur. En effet, la finition Prestige propose de série, les vitres et rétroviseurs électriques, la climatisation manuelle, la fermeture centralisée par télécommande, l’autoradio CD et la banquette arrière fractionnable. Des équipements de base qui passeraient pour indigents ailleurs, mais qui compte tenu du prix relèvent presque de l’opulence.



Motorisé par le 1,6 L essence de 90 ch, notre modèle d’essai s’est montré vaillant et agréable en toutes circonstances. Profitant d’un poids contenu, moins d’une tonne, et bien secondé par une boîte douce et précise, ce bloc fait preuve de reprises satisfaisantes et autorise des dépassements en toute sécurité. On regrettera juste un niveau sonore élevé dans les tours et une consommation importante, 7,2 L / 100 km en cycle mixte, eu égard à ses performances. Mais pas d’inquiétude, la Roumaine disposera bientôt de deux moteurs diesel, les 1,5 L dCi de 70 ch et 85 ch.

Côté comportement, la Sandero profite de suspensions plutôt fermes qui lui confèrent une tenue de route saine sans pour autant dégrader le confort. La direction est douce mais réactive et le freinage se montre puissant et endurant. N’en déplaise à ses détracteurs, la Sandero n’a rien d’un cercueil sur roues, un argument erroné formulé trop souvent par des ignorants au sujet des voitures low-cost, et ses prestations routières mettent autant en confiance que ses concurrentes à l’image de marque plus prestigieuse.



Un peu plus chère qu’une Logan, la Sandero est aussi plus sexy et mieux finie. Si l’offre de base à 7 800 € est surtout une question d’image, même à 10 900 €, prix maximum, elle reste une très bonne affaire au rapport prix/équipement/prestations imbattable. Avec un contexte actuel plutôt morose et avec l’arrivée prochaine du diesel, les petites compactes, Renault Clio en tête, ont du souci à se faire.

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