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Léa Picosson

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Essai Dacia Sandero Stepway : juste une question de look

Vendue à plus de 60 000 exemplaires en Europe et au Maghreb en seulement un an, la Sandero Stepway.

Révélation de l’année 2008, la Sandero nous avait enchanté par son rapport prix/prestations imbattable et par son esprit Logan, le style R12 en moins. Aujourd’hui, la starlette de l’Est remet le couvert avec la version Stepway, une déclinaison loisirs à l’image de ce qu’on peut trouver sur le segment des ludospaces. Exclusivement esthétique, la transformation se remarque à travers une garde au sol relevée de 20 mm, des jantes alliage 16 pouces, un masque noir sur les phares, des barres de toit et des boucliers avant et arrière façon 4X4. On notera aussi les stickers Stepway qui rappellent son pedigree et les nombreuses touches de gris satiné pour une meilleure qualité perçue.

Dans l’habitacle, on retrouve la finition sommaire de la Sandero classique, mais dans cette gamme de prix toujours rien à signaler de scandaleux. L’ambiance est très austère et pas moyen d’y remédier, le Steway n’est en effet disponible qu’en une seule finition avec un seul coloris intérieur. Heureusement, la finition choisie par le constructeur offre l’essentiel : direction assistée, fermeture centralisée par télécommande, vitres électriques à l’avant, climatisation manuelle et autoradio CD. Certes, quand on regarde les dernières évolutions en matière d’équipements de confort, on est tenté de croire à un sacré retour en arrière, mais c’est justement ce qui fait la force de Dacia, la simplicité. L’électronique coûte cher et cause des pannes. L’atout majeur de la Sandero c’est surtout un espace capable d’accueillir cinq personnes et 320 L de bagages.

Souffle court

Animé par le petit quatre cylindres 1.5 dCi de 70 ch, le Stepway n’est pas une foudre. Agréable en ville car suffisant, son bloc diesel démontre vite ses limites sur un parcours plus dégagé, à savoir des accélérations et des reprises faiblardes et un niveau sonore élevé dans les tours. On se console avec des consommations mesurées : 5,3 L/100 km en cycle mixte et des émissions de CO2 qui le placent en zone neutre : 140 g/km. On regrette tout de même la brillante version 85 ch, son arrivée sur Stepway n’est pas exclue par Renault si les ventes la justifie.

Côté comportement, la hauteur sur pattes du Stepway ne change rien aux qualités dynamiques du modèle d’origine. La Sandero est toujours équilibrée, plutôt précise et jamais piégeuse. Sans être une sportive, elle pardonne certains excès de confiance qui dans d’autres modèles plus onéreux vous aurez conduit inévitablement dans le fossé. Le confort de suspension est correct, bien que légèrement dégradé par la monte en 16 pouces, la direction offre un bon feeling et le freinage ne souffre aucune critique. Sans panache, les prestations routières du Stepway sont à l’image du reste de la voiture, simples mais efficaces.

Si vous avez apprécié la Sandero, vous apprécierez sûrement la Sandero Stepway tout simplement parce qu’elle n’apporte rien de plus, hormis une plastique plus valorisante. La bonne base d’origine est conservée tout comme son tarif au ras des pâquerettes : 11 900 EUR. On attendra pourtant une version plus puissante en dCi 85 ch.

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