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Léa Picosson

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Essai Fiat Doblo : Le nouveau visage de l’espace

Vous trouvez les monospaces traditionnels trop chers et les SUV peu fréquentables, mais votre besoin d’espace est irrépressible ? Vous faites alors partie des 3 % d’automobilistes qui optent pour un ludospace. Si, vous savez ces utilitaires déguisés en familiales au coffre géant et au prix étudié. Parmi ces derniers, le Fiat Doblo fait partie des références et pour sa deuxième génération, l’Italien a décidé de s’offrir une bonne dose de style et de savoir-vivre tout en conservant la praticité typique de ce genre de véhicule. Plus élégant, plus grand, moins polluant, le Doblo peut-il nous faire oublier nos préjugés ? Venez, il nous reste de la place !

Dans l’oeil du photographe

Vendu à plus de 1 million d’exemplaires depuis son lancement en 2001, le Doblo de première génération souffrait pourtant d’une plastique peu avantageuse et d’un manque d’élégance évident. La faute sûrement à ses origines utilitaires. Pour la seconde génération, Fiat a pris le problème à l’envers car le V.U est dérivé du ludospace et non l’inverse. Certes avec 4,39 m de long (+ 14 cm), 1 ,82 m de large et 1,84 m de haut, le nouveau Doblo donne plus du côté de l’armoire normande que du vide-poches mais l’ensemble est plus soigné qu’auparavant. La face avant surtout, avec sa grande bouche et son regard joyeux, le rend particulièrement sympathique. La partie arrière est plus cubique mais l’insert noir brillant à la base de la lunette lui donne un côté chic. Ajoutez à cela la très belle teinte Bordeaux ainsi que les jantes alliage 16 pouces (400 EUR) et vous obtenez un véhicule qui n’a plus rien à voir avec une fourgonnette.

Vie à bord

Afin de se démarquer de son image de travailleur, le Doblo a également soigné sa présentation intérieure. Entièrement remodelée, la planche de bord s’apparente plus à celle d’une berline mais par bonheur conserve son levier de vitesse haut perché très pratique au quotidien, tout comme la position de conduite qui permet de dominer la route. Certains matériaux sont peu valorisants mais l’ensemble est bien fait et les habillages de couleur apportent de la gaîté à l’ensemble. En revanche, nous trouvons regrettable qu’au regard de son gabarit le Doblo ait limité ses surfaces vitrées au profit du style et donc au détriment de la luminosité. Cela aurait renforcé l’impression d’espace à bord, déjà excellente surtout au niveau de la garde au toit. Grâce à un empattement conséquent de 2,75 m, le Doblo embarque 5 personnes sans sourciller, voire 7 grâce à sa troisième rangée de sièges (800 EUR). Et avec 790 L (5 places), jusqu’à 3 200 L sièges rabattus, le volume du coffre ne craint rien ni personne. Terminons en félicitant Fiat pour l’installation de portes latérales coulissantes de série et pour le choix laissé au client entre portes battantes ou hayon à l’arrière.

Les équipements

La gamme Doblo II s’articule autour de trois finitions : Team, Dynamic et Emotion. Très pauvre en équipements, la version Team n’est là que pour afficher un prix d’appel très bas, à peine plus de 15 000 EUR. Coeur de gamme, la version Dynamic offre de série la climatisation, l’autoradio CD, les rétroviseurs électriques et le siège conducteur réglable en hauteur. Pour le régulateur de vitesse, la climatisation automatique, les commandes au volant, les antibrouillards et les jantes 16 pouces, il faudra se tourner vers la version Emotion. À noter que la navigation Tom Tom est disponible contre 349 EUR à condition d’avoir opté pour le système Blue&Me (400 EUR) et pour la prédisposition navigateur (100 EUR). Nous conseillons aussi vivement les radars de recul (350 EUR) pour faciliter le stationnement.

Sous le capot

Au chapitre motorisations, le Doblo propose quatre blocs, un modeste 1.4 L essence de 95 ch et trois diesel Multijet : 1.3 L 90 ch et 1.6 105 ch et 135 ch, tous équipés de série du Start & Stop. Notre premier contact s’est fait en compagnie du 90 ch diesel. Un peu faible en accélérations et en reprises (200 Nm de couple), il remplit pourtant honorablement sa tâche, surtout avec près de 1,4 tonne à tracter. Économe, moins de 5,0 L/100 km annoncé en cycle mixte, il se révèle plutôt bruyant et se destine davantage à un usage urbain sans trop de poids à l’arrière. Essayé également dans sa version la plus puissante, 1.6 Multijet 135 ch, le Doblo montre un tout autre visage avec bien évidement plus de pêche à tous les niveaux et des reprises d’un bon niveau grâce à ses 320 Nm de couple. À peine plus gourmand, moins de 6,0 L/100 km annoncé en cycle mixte, il permet d’envisager les longs trajets avec femme, enfants et bagages à bord sans appréhension. Seul reproche, un niveau sonore un peu envahissant.

Sur la route

Construit sur une plate-forme de Punto Evo rallongée, le Doblo confirme sa volonté de se démarquer de son image utilitaire. Grâce à ses suspensions adoucies, il est enfin confortable et ne sautille plus pour un oui ou pour un non. De plus, sa direction obtient enfin la consistance qu’elle méritait. Stable grâce à son empattement long, le Doblo reste toutefois sensible au roulis, la faute à sa hauteur sur patte. En très nette progression, ses prestations routières font table rase du passé et on se surprend même à apprécier les kilomètres parcourus à son volant. Chose impensable lorsqu’on avait goûté aux premières générations de ludospaces. Précisons tout de même que son truc à lui c’est la conduite souple et assurée du bon père de famille. Sa vocation reste le transport de famille et au besoin celui de marchandises.

Bilan

Plus séduisant, plus accueillant, plus rigoureux, le nouveau Doblo fait vite oublier les lacunes de son prédécesseur. Sans être un canon de beauté ni même une bête de course, le ludospace transalpin a le mérite d’apporter un peu de plaisir dans la catégorie grâce à des motorisations à la hauteur et à un comportement routier davantage typé berline. Il reste toutefois un choix rationnel motivé par un besoin d’espace mais au juste prix : à partir de 15 150 EUR en essence et 16 550 EUR en diesel. La version coeur de gamme 1.6 105ch Dynamic demeure sous la barre des 20 000 EUR tandis que le haut de gamme 1.6 135 ch Emotion atteint les 22 350 EUR.

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