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Léa Picosson

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Essai gamme Abarth EsseEsse : Sportives en kit

Déjà bien armées d’origine avec respectivement 135 et 155 ch, les et au scorpion se déclinent aussi via un kit performance dans des versions plus velues portant le doux nom d’. Ainsi transformées, la petite développe 160 ch et la grande 180. Pour ses 60 ans, la marque nous a convié pour quelques tours de piste au volant de ces deux petites bombes sur le tracé du Val de Vienne. Action !

Extérieurement, seuls le logo EsseEsse sur la malle arrière et les jantes 17 pouces au lieu de 16 pour la 500 et 18 pouces au lieu de 17 pour la Grande Punto permettent de distinguer les versions « stock » des versions « kitées ». Elles semblent en revanche mieux assises sur la route, peut-être parce que la petite voit son assiette rabaissée de 10 mm à l’avant et 15 mm à l’arrière et la grande de 15 mm partout. Il faut dire que côté look, le constructeur italien avait déjà fait fort, la Grande Punto gagnant en agressivité grâce à une face avant largement ajouré et deux sorties d’échappement qui annoncent la couleur, la 500 avec ses ailes boursouflées et ses boucliers « maouss costaud » étant carrément à tomber !

Si dehors les évolutions sont minimes, dedans elles sont inexistantes. Les habitacles sont copiés/collés, mobilier couleur carrosserie pour la 500, façon carbone pour la Punto, superbes sièges baquets, pédalier alu et volant sport pour les deux. L’ambiance est sportive dans l’une comme dans l’autre et les petites attentions ne manquent pas comme le manomètre de pression du turbo avec shift light intégrée dans la 500 ou le scorpion en métal incrusté dans la planche de bord pour la Grande Punto.

Tout est dans la caisse

Pour passer d’une à une Abarth Esse-Esse, rien de plus simple ! Il suffit de se rendre chez l’un des 14 distributeurs agrées, comme un client sur quatre l’a fait jusqu’à présent, et demander poliment la pose du fameux kit présenté dans sa caisse en bois. 16h et 5 800 EUR plus tard pour la Punto, 5h et 3 100 EUR pour la 500, on repart avec une voiture dûment ré-homologuée, au caractère et au châssis plus affûtés. Pour les deux, le kit se compose de disques de freins avant et arrière perforés, de plaquettes haute performance, de jantes OZ au diamètre majoré chaussées en et de ressorts de suspensions plus courts et plus fermes. Côté moteur, la 500 reçoit un nouveau filtre à air BMC et une cartographie reprogrammée. Pour la Punto, la transformation est plus complexe avec dans les grandes lignes un filtre à air spécifique, une reprogrammation et la greffe d’un nouveau turbo, d’où un prix et un temps de pose supérieurs.

1.4 L du diable et cervicales en miettes pour tout le monde

Sous le capot des deux Italiennes, on retrouve un quatre cylindres 1.4 L bien connu dans le groupe . Gavé par un turbo, IHI dans la , Garett dans la , il gagne 25 ch dans les deux autos et fait évoluer les performances en conséquence. En version EsseEsse, la 500 abat le 0 à 100 km/h en7 »4 soit cinq dixièmes de mieux et atteint 211 km/h en pointe soit 6 km/h de mieux. Même constat pour la Punto qui réalise désormais le premier exercice en 7 »5 ( -7 dixièmes) et au second elle accroche 215 km/h (+ 7 km/h).

Dans les deux cas, n’espérez pas grand chose avant 3 000 trs/min, un peu à l’image des bouilleurs suralimentés de la grande époque. Mais au-delà, le moteur dévoile toute sa fougue, le tout étant accompagné d’une sonorité caverneuse plutôt engageante. Dommage que sa rage à monter dans les tours connaisse un petit coup de mou à l’approche de zone rouge.

Si les 180 ch donnent des ailes à la Punto, les 155 ch de la version d ‘origine étant presque légers pour ses 1 260 kg, les 160 ch eux, catapultent littéralement la 500 qui dépasse tout juste la tonne. Bon point aussi pour cette mécanique endiablée, ses valeurs de couple intéressantes, 230 Nm sur la 500 et 270 sur la Punto, qui n’obligent pas systématiquement à tomber un rapport lors des relances.

Que ce soit sur route ou sur circuit, nos deux jouissent d’une grande précision tant au niveau des suspensions que de la direction. Les réactions sont vives, jamais piégeuses et les mouvements de caisse sont maîtrisés. Pourtant lorsque le rythme s’accélère, entendez par là à des vitesses hautement répréhensibles, nos deux divas sont pénalisées par un amortissement trop ferme. La 500 chahute ses occupants, son arrière dribble et parvient même à déstabiliser l’avant. Une tendance également valable dans la Punto mais dans une moindre mesure. Sur circuit, ce phénomène est estompé par la qualité du revêtement, mais un deuxième problème apparaît, cette fois uniquement sur la 500, une motricité précaire qui augmente sensiblement le sous-virage. Et ce n’est pas le système TTC, pseudo autobloquant électronique, qui même en freinant la roue intérieure ne parvient pas à soulager un train avant dépassé par les évènements. Au final sur circuit, la version 135 ch est certes moins rapide mais plus agréable. Du côté de la Punto, son seul véritable défaut est un ESP trop intrusif, véritable empêcheur de tourner en rond.

Terminons par saluer le freinage des deux autos qui malgré un petit manque de progressivité offre mordant et endurance en toutes circonstances.

Orchestré de main de maître par Fiat, le retour d’ n’est pas un simple coup marketing visant à dynamiser les modèles Fiat. L’offre est sérieuse et répond parfaitement au slogan « petit mais méchant ». Avec les versions EsseEsse, Abarth passe un cap en terme de performances et d’exclusivité. Les 500 et Grande Punto ne déméritent pas face aux ténors de la catégorie que sont la Mini Cooper S et la Renault Clio RS. Toutefois, la marque doit encore faire des progrès sur le plan de l’efficacité pour pouvoir prétendre au titre. Le Scorpion n’a pas dit son dernier mot !

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