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Léa Picosson

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Essai gamme Dacia : économique et écologique

Après avoir multiplié ses ventes par quatre en cinq ans avec au total plus de 1 million d’exemplaires écoulés, et fort du succès de la et de la , passe la vitesse supérieure en ce début d’année 2009. Outre deux nouveaux utilitaires sur base Logan, le la marque filiale de se fait plus écolo, notamment avec le label Eco2, mais aussi avec des motorisations plus sobres et même du Petit passage en revue des troupes.

On entend tout en n’importe quoi sur Dacia : mal fini, pas sûr, de la m…. ! pourtant l’immense majorité de ceux qui parlent en ces termes n’ont jamais pris le volant d’une Logan ou d’une Sandero. En ce qui concerne la première, certes le style est vraiment désuet, les comparaisons avec une certaine R12 vont d’ailleurs bon train, mais sa finition, son confort et son comportement n’ont rien d’indigents compte tenu des tarifs pratiqués. Et que dire de la seconde qui, n’ayons pas peur des mots, est une des vraies bonnes surprises de l’année 2008.

Et puis à ce prix-là il faut bien rogner sur quelque chose, sinon quel est l’intérêt d’acheter une Clio si une Sandero propose les mêmes prestations pour 5 000 EUR de moins. Ok, l’exemple est mal choisi car à Webcarnews on se pose presque la question !

DCi, GPL, E85…

Toujours est-il que Dacia profite pleinement de son appartenance au groupe Renault notamment avec le label Eco2. Véritable charte de bonne conduite écolo, impose des émissions de CO2 inférieures à 140 g/km, la fabrication dans des usines certifiées ISO 14001, c’est le cas des deux sites de la marque (Casablanca au Maroc et Pitesti en Roumanie) et un véhicule comprenant 5 % de plastiques de recyclés et une masse valorisable à 95 %.

Fers de lance de la gamme Eco2, les motorisations DCi 70 et 85 ch. Essayées sur la Sandero, les deux offrent un agrément vraiment intéressant. Souple et linéaire, le 70 ch fait preuve d’une belle santé à bas régimes, mais s’essouffle rapidement et distille un niveau sonore plutôt élevé. Le 85 ch pour sa part se montre impérial quel que soit le régime et enchante par la vivacité de ses accélérations et de ses reprises. Moins bruyant, il est de plus très sobre, 4,6 L/100 km en cycle mixte.

Mais Dacia explore de nouveaux domaines dans sa baisse de la facture énergétique. En essence tout d’abord avec le petit quatre cylindres 1,2 16V 75 ch qui voit son régime de ralenti abaissé à 650 trs/min afin de réduire la consommation. Particulièrement silencieux, il manque en revanche de coffre et oblige à se limiter aux parcours urbains. Disponible sur Logan et Sandero, il n’émet que 139 g/km et ne consomme que 5,9 L/100 km en cycle mixte. Il est appelé à remplacer progressivement le 1,4 essence de 75 ch.

Ensuite c’est vers le et l’ que Dacia oriente sa gamme. Disponible en 1,4 75 ch et 1,6 90 ch, le GPL permet de réduire les émissions de 12 %. À l’usage, seul un voyant trahit sa présence, et le passage du gaz à l’essence se fait sans que le conducteur s’en rende compte. C’est avant tout sur le plan économique que le GPL se démarque avec une autonomie frisant les 1 200 km sur Sandero 1,4 et un prix à la pompe inférieure à 80 centimes le litre.

En ce qui concerne l’E85, seul un monogramme sur le hayon renseigne sur sa présence. Les consommations ne sont pas vraiment réduites et son prix à la pompe est plus élevé que le GPL. Son atout : 70 % d’émissions de CO2 en moins par rapport à un usage 100 % essence dans un schéma du puit à la roue grâce à l’utilisation de issus de l’agriculture.

Ma petite entreprise…

Outre cette percée écologique, investit en 2009 le marché des . Comme pour les voitures particulières, le modèle « low-cost » est de rigueur et nul doute que les jeunes entrepreneurs pas trop fortunés seront sensibles au prix. Deux modèles font donc leur apparition, tous deux sur base Logan : le

Le premier n’est autre qu’un où la tôle remplace les vitres arrière. L’équipement et le confort sont sommaires mais avec 800 kg de charge utile et 2,5 m3 de volume de chargement, l’offre est séduisante. Le comportement routier est sain et le DCi 70 remplit pleinement sa fonction, même avec du poids à l’arrière. La bonne surprise vient de sa cloison de séparation entre l’espace de chargement et la cabine qui limite considérablement les vibrations et la résonance typique des utilitaires. De plus, le plancher arrière est lavable au jet d’eau grâce à des conduits d’évacuation. Une bonne idée !

En ce qui concerne le , les prestations routières sont identiques, seule l’utilisation change, une utilisation qui peut même tendre vers le loisirs. Ici on a droit à une benne capable de supporter 800 kg. Son accès se fait grâce à un volet basculant et elle dispose de seize points d’arrimage afin de ne pas perdre le chargement en route. Enfin, un espace de 300 L a été aménagé derrière les sièges à l’intérieur de la cabine.

Disponible aussi en 1,4 75 ch(Van uniquement) et 1,6 90 ch ainsi qu’en DCi 85, les deux utilitaires roumains se négocient à partir de 6 500 EUR en essence et 8 500 EUR en diesel.

Grâce à ces nouvelles motorisations et à son offre utilitaire, la gamme Dacia prend de l’ampleur pour séduire toujours plus de monde. La marque annonce d’ailleurs un concept-car au prochain de et qui préfigurera un futur modèle de série. Même si les tarifs des versions n’ont pas encore été fixés, ils devraient être supérieurs à ceux des versions classiques. Toutefois leur superbonus de 2 000 EUR compensera le surcoût. Leur achat est avant tout une histoire de calculs. Pour notre part, les moteurs DCi nous ont paru les plus intéressants tant sur le plan économique qu’au niveau de l’agrément de conduite.

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