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Léa Picosson

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Essai Honda Jazz Hybrid : Première du genre

Pas facile pour une citadine japonaise d’exister sur le marché face à des stars européennes aux moteurs essence mais surtout diesel toujours plus puissants et économes. C’est le cas de la Jazz qui se refuse toujours au gazole et préfère miser sur l’hybride. Première offre hybride du segment, la Jazz vient compléter la gamme verte Honda aux côtés de la berline Insight et du coupé CR-Z. C’est sur une Ile de Ré déserte en cette saison que nous avons pris le volant de cette citadine branchée.

Dans l’oeil du photographe

Deux ans après le lancement de la seconde génération, la Jazz refait parler d’elle avec cette version hybride inédite. Grâce à ses dimensions compactes (3,90 m de long pour 1,69 m de large) la petite Honda est une citadine dans l’âme mais sa silhouette évoque davantage l’univers des monospaces. Esthétiquement, la Jazz Hybrid se distingue par une calandre transparente, un nouveau bouclier avant et des feux arrière blancs pour un côté un peu plus techno. La teinte « citron vert métallisé » est également une exclusivité de l’hybride. Les modifications esthétiques s’arrêtent là et seul un petit logo « Hybrid » sur le hayon vient signaler le pedigree de la Jazz.

Vie à bord

Monter à bord d’une voiture Honda c’est à chaque fois pénétrer dans un monde différent. Ce n’est pas la qualité des plastiques qui interpelle, certaines surfaces sonnant un peu faux, ni même la luminosité tant l’ambiance est austère. Comme sur la Civic c’est bien entendu l‘agencement du mobilier qui étonne avec une ergonomie, n’ayons pas peur des mots, mystique. Déroutant au premier abord, l’ensemble se révèle finalement assez intuitif et les commandes tombent bien sous la main. Comme à son habitude, la marque nous gratifie d’une instrumentation futuriste qui à l’occasion du passage à l’hybride oscille entre le vert et le bleu en fonction de la conduite. Ludique, le système invite à une conduite raisonnable et récompense les conducteurs vertueux par de petites fleurs en pleine croissance au milieu de l’ordinateur de bord. À noter que pour rester dans le vert et donc s’offrir un joli bouquet il faut conduire avec un oeuf sous la pédale d’accélérateur.

Côté accueil, la Jazz ne perd pas ses bonnes habitudes. L’habitabilité est toujours un de ses points forts avec un espace généreux même à l’arrière et une modularité astucieuse. En effet, ses fameux sièges magiques permettent une fois rabattus de dégager une surface plane où une fois leurs assises relevées d’offrir une belle hauteur de chargement de plus de 1,20 m.

Sous le capot

À l’instar de Toyota et son système Hybrid Synergy Drive (HSD), Honda décline à sa gamme le dispositif Integrated Motor Assist (IMA) qui prend pour base un moteur essence, dans le cas de la Jazz un quatre cylindres 1.3 i-VTEC de 88 ch, et l’associe à un moteur électrique et à une boîte CVT. Sur la Jazz, l’ensemble développe 98 ch et un couple maxi de 167 Nm. Ces valeurs devraient donc donner à la Jazz un tempérament certain et ce n’est malheureusement pas le cas tant la transmission à variation continue lisse le caractère de l’auto. Il paraît que nous sommes les seuls à s’en plaindre et que la clientèle en redemande mais toujours est-il que cette boîte ne permet pas à la Jazz d’exprimer tout son potentiel. Même le mode Sport dont elle est dotée n’y fait rien et les palettes au volant servent surtout de décoration. On assiste même à un phénomène d’emballement du moteur à pleine charge qui augmente sérieusement le niveau sonore. Dommage car Honda sait faire de l’hybride à boîte manuelle comme en témoigne le CR-Z.

Dernier point de regret concernant la motorisation de cette Jazz Hybrid, la difficulté à passer en mode tout électrique, celui-ci n’intervenant qu’une fois la voiture lancée, entre 20 et 50 km/h et sur une distance de 2 km. Certes le passage d’un mode de propulsion à l’autre est imperceptible mais un cycle zéro émission de 0 à 50 km/h pour une citadine aurait peut-être eu plus de sens. Enfin côté consommation, notre parcours plutôt routier ne nous a pas permis de descendre en dessous de 6,0 L/100 km.

Sur la route

La Honda Jazz est une citadine et cela se sent sur la route. Peu réactive et sensible au roulis, elle souffre d’un amortissement trop souple qui certes garantit un bon niveau de confort mais n’offre pas satisfaction en terme de précision. Les 50 kg de surplus engendrés par le système hybride ne sont pas un handicap pour la voiture qui reste légère avec moins de 1,2 tonne. Agréable en ville grâce à une direction douce, rassurante grâce à un freinage puissant, la Jazz Hybrid avoue rapidement ses limites lorsque le terrain est plus dégagé. Elle pêche en plus par une insonorisation en retrait face à la concurrence. Sa vocation de petite voiture familiale impose une conduite adaptée et dans ce cas-là elle offre pleinement satisfaction.

Bilan

Étant la première citadine hybride du marché, nous pardonnerons à la Honda Jazz ses défauts de jeunesse comme sa boîte CVT agaçante et son mode tout électrique peu convaincant. Chic et pratique, la Jazz Hybrid est également un moyen de rouler différent mais encore faut-il que le public suive et se défasse d’une dépendance au diesel le plus souvent injustifiée. Côté tarifs, avec 104 g/km la Jazz bénéficie d’un bonus de 2 000 EUR qui lui permet de s’afficher à moins de 17 000 EUR en entrée de gamme.

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Un commentaire sur cet article
  1. C’est une excellente auto! D’une fiabilité exemplaire (fidèle à la marque Honda)
    Une consommation raisonnable, et une habitabilité hors norme.
    Je suis très heureux à bord de ma Jazz Hybrid

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