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Léa Picosson

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Essai Hyundai i20 (2012) 1.4 CRDI 90 ch – Réveil en douceur

Grâce à sa croissance à deux chiffres et à un plan produit ambitieux, Hyundai ne compte plus faire figure d’alternative exotique aux références européennes. L’objectif est désormais de jouer dans le milieu  du tableau dans tous les segments. Après la i30, c’est au tour de la i20 de muscler son jeu avec un restylage efficace et un rapport prix/équipement agressif. Pour Hyundai, l’enjeu est que le client n’hésite plus entre la i20 et sa cousine  Kia Rio, mais entre la i20 et des modèles à forte notoriété type Fiat Punto et Seat Ibiza.

Un peu plus de 2 800 ventes depuis le début de l’année, pour les dirigeants de Hyundai ce n’est pas assez. La i20 doit absolument aller chercher des modèles déjà bien installés, autour de 15 000 unités par an. Le trio de tête – Renault Clio, Peugeot 208 et Volkswagen Polo – est intouchable, mais grâce à cette remise à niveau après 3 ans de carrière la i20 a désormais les moyens de jouer les trouble-fêtes au cœur du segment B. Plus longue de 55 mm (3,99 m), la i20 2012 opte pour le nouveau langage stylistique de la marque baptisé « Fluidic Sculpture ». C’est la face avant qui profite le plus de ce restylage avec une nouvelle calandre hexagonale et un regard plus nerveux inspiré de la compacte i30. Si son visage gagne en caractère avec  notamment des feux à Leds au niveau du bouclier, l’ensemble manque encore de dynamisme, à l’image de la partie arrière qui n’évolue quasiment pas.  Comme toujours en matière de design, nous vous laissons apprécier si son manque d’audace est une qualité ou un défaut.


Vie à bord – Encore un effort

Comme dans tout bon restylage qui se respecte, quelques évolutions sont apportées à l’habitacle mais pas de révolution. Hormis quelques matériaux plus valorisants, une instrumentation modernisée et un nouvel agencement des commandes de la console centrale, la i20 conserve ses deux défauts majeurs : une qualité perçue en retrait face aux références européennes et une ambiance austère. Elle se rattrape par une position de conduite idéale, des assises confortables (sauf à l’arrière) et une bonne habitabilité. Uniquement disponible en carrosserie 5 portes, la nouvelle i20 affiche un des plus grands coffres de la catégorie avec un volume de 295 L.


Les équipements – Presque un sans-faute

Fidèle à la politique agressive de Hyundai en matière d’équipements, la i20 propose dès le deuxième niveau de finition (Pack Inventive) la climatisation manuelle, le régulateur de vitesse, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD MP3 avec commandes au volant, le système Bluetooth, les antibrouillards et les feux de jours à Leds. Tout en haut de la gamme, la version Premium (uniquement diesel 90 ch) fait forte impression avec la climatisation automatique, les capteurs de pluie et de luminosité, les jantes alliage, l’accès et démarrage mains libres, les radars arrière et la caméra de recul.  Seule l’absence de GPS (indisponible) empêche la i20 d’obtenir la note maximale.


Sous le capot – Un diesel 90 ch polyvalent

Malgré la présence d’un modeste bloc essence 1.2 L 85 ch, la nouvelle i20 devrait réaliser le gros de se ventes en diesel. En attendant le 3 cylindres 1.1 L 75 ch (3,2 L/100 km – 84 g/km) dont la fiche technique le limitera sans doute à une utilisation urbaine, c’est en compagnie du 1.4 L CRDI 90 ch que nous avons fait connaissance avec cette i20 2012. Sans faire d’étincelles, ce quatre cylindres offre tout de même un agrément convaincant pour ce type d’auto et ses 220 Nm de couple lui autorisent des relances honnêtes. Il permet surtout à la i20 de s’aventurer sans crainte hors des villes, l’insonorisation est meilleure que par le passé, et sa consommation se montre mesurée : 5,5 L /100 km de moyenne lors de notre essai. Dommage en revanche que les rapports de boîte soient si longs !


Sur la route – Petites incohérences

Pour ce qui est du bilan routier de cette nouvelle i20, nous ne pouvons pas faire autrement que de la comparer avec la Kia Rio qui partage le même châssis. Sécurisante et facile, la i20 souffre du manque de mise au point de son amortissement.  Elle nous ait apparue plus ferme que sa cousine Kia, d’où un niveau de confort en retrait, mais pas plus précise et efficace pour autant. La i20 est sensible au roulis et sa direction surassistée  – très agréable en ville – ne permet pas de négocier des courbes avec une grande rigueur. Certes, la i20 n’affiche aucune prétention sportive mais côté dynamisme elle marque le pas par rapport aux européennes et même par rapport à la Rio. Si Hyundai est désormais au niveau en matière de design, de présentation intérieure et de motorisation, c’est sur le terrain du comportement que la marque devra insister à l’avenir.


Bilan

Toujours très consensuelle, la nouvelle Hyundai i20 se montre tout de même plus séduisante que son aînée et ses atouts sont nombreux, à commencer par son habitabilité, son équipement et sa polyvalence (diesel 90 ch). Ajoutons à cela une garantie 5 ans non négligeable et des tarifs agressifs – à partir de 12 750 euros en essence et moins de 19 000 euros pour notre modèle d’essai 90 ch finition Premium – et la i20 cuvée 2012, sans être irréprochable, apparaît comme une des meilleures affaires de la catégorie des citadines.

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