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Léa Picosson

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Essai Hyundai ix20 – Tout est dans le détail

Un peu moins d’un an après le Kia Venga, Hyundai lance son cousin sous le nom d’ix20. Face aux Citroën C3 Picasso, Renault Modus et Opel Meriva, les deux minispaces coréens comptent bien croquer dans un gâteau qui représente environ 100 000 unités par an. Mais alors quel est l’intérêt pour le 5ème groupe automobile mondial de commercialiser sur le même marché deux voitures aussi proches visuellement et techniquement ? C’est en essai que nous allons tenter de répondre à cette question.

Dans l’oeil du photographe

On pourrait croire à première vue que Hyundai et Kia se sont contentés de donner un nom différent à leur minispace et ont fait l’impasse sur une quelconque différenciation esthétique. En plus côté dimensions, avec 4,10 m en longueur et 1,76 m en largeur, l’ix20 fait jeu égal avec le Venga. Pourtant dans le détail, le Hyundai apparaît plus soigné avec une signature lumineuse plus travaillée et une face avant plus agressive grâce notamment à une large calandre. Là où le Venga joue la carte de la sobriété, l’ix20 mise un esprit un peu plus cossu en s’inspirant des dernières productions de la marque type ix35 et i30.

Vie à bord

Le constat est identique une fois à bord avec un net avantage en qualité perçue chez Hyundai. L’ix20 n’est pas exempt de tout reproche (plastiques durs à certains endroits, moquette peu épaisse, ambiance très sombre) mais se montre moins simpliste dans le traitement de son habitacle que son cousin Venga. L’ensemble est mieux structuré, l’instrumentation plus moderne et l’éclairage bleu plus valorisant.

Côté accueil, l’ix20 ne brille pas par l’excellence de ses assises dont le moelleux ne compense pas le manque de maintien, mais plutôt par son habitabilité, un point fort déjà observé sur le Venga. Ses côtes extérieures généreuses pour la catégorie et son empattement de 2,61 m lui permettent d’offrir un espace généreux à quatre adultes. Coudes, genoux, têtes, personne n’est lésé, même pas les bagages avec un volume de 440 L.

Les équipements

En matière d’équipements, on ne peut pas dire que Hyundai ne laisse pas le choix avec pas moins de quatre versions : Evidence, Inventive, Sensation et Premium. Passons sur l’entrée de gamme qui ne dispose pas de la climatisation pour nous intéresser à la seconde définition qui offre de série ladite climatisation, l’autoradio CD MP3 avec commandes au volant et prises auxiliaires, l’ordinateur de bord, les antibrouillards, les feux de jour et les rétroviseurs électriques. La troisième version rajoute pour 1 200 EUR de plus, les capteurs de pluie et de luminosité, la caméra et radars de recul, la climatisation automatique, le régulateur de vitesse et le système Bluetooth. Réservée aux motorisations les plus puissantes, la finition Premium rajoute des équipements rares pour la catégorie comme l’accès et le démarrage sans clé, la navigation, le toit ouvrant panoramique et même la sellerie cuir en option.

Sous le capot

La gamme ix20 s’articule autour de quatre motorisations, deux essence (1.4 90 ch / 1.6 125 ch BA) et deux diesel CRDI (1.4 75 ch / 1.4 90 ch). Comme pour le Venga, c’est en compagnie du 90 ch diesel que nous avons fait connaissance avec l’ix20. Malheureusement nous ne nous montrerons pas plus indulgents avec le Hyundai qui souffre comme le Kia d’un manque de caractère évident. Non pas que le 1.4 CRDI ne suffise pas à atteindre des vitesses répréhensibles (qui ne le peut pas désormais ?) mais dans sa manière de les atteindre il avoue un certain manque de brio. Creux en dessous de 1 500 trs/min, son réveil au-delà ne provoque pas non plus une grande émotion. Handicapé par les 1,3 tonne du ix20, le 1.4 90 ch ne fait pas de miracle et sa musique est loin d’être agréable lorsque l’on cherche un peu d’agrément dans les tours. Au chapitre consommation, il ne faudra pas compter moins de 7,0 L/100 km à une allure raisonnable. Bilan moteur mitigé donc pour l’ix20 qui nous l’espérons profitera prochainement comme le Venga d’un diesel plus convaincant 1.6 CRDI 115 ch.

Sur la route

Les minispaces ne sont en général pas des machines à plaisir au comportement très affûté. Il existe toutefois des exceptions et le Venga en est une, la relative fermeté de ses suspensions lui permettant de sortir du lot en terme de précision. Nous nous attendions naïvement à retrouver les mêmes sensations au volant de l’ix20 qui au passage repose sur la même plate-forme. L’automobile n’étant pas une science exacte, nous avons découvert une philosophie radicalement différente et orientée vers le confort. L’amortissement du ix20 se montre plus prévenant et digère même avec brio les soubresauts de la route. Revers de la médaille, l’ix20 est en retrait sur le plan du dynamisme par rapport au Venga. Plus sensible au roulis, l’ix20 affiche pourtant des prestations routières plus en phase avec une utilisation familiale que le Venga. Du coup, le manque de brio de sa mécanique apparaît moins gênant.

Bilan

Même si l’ix20 et le Venga sont très proches, la version Hyundai du minispace corrige les petits défauts de la version Kia. Grâce à un design plus affirmé, à une finition plus soignée et à un comportement moins pointu, l’ix20 s’impose d’emblée comme un challenger de poids au C3 Picasso. Même le prix, à partir de 15 990 EUR en essence et 17 890 EUR en diesel soit en moyenne 2 000 EUR de plus que le Venga, est au niveau de la star française.

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