Bienvenue sur le Guide Comparateur Auto
Echanger Comparaison

Léa Picosson

Avec Voitures.com réservez facilement votre essai près de chez vous

Essai Hyundai ix35 : Sans complexe

Après avoir misé sur les citadines ces derniers temps, Hyundai revient à ses premiers amours en 2010 à savoir le SUV avec le ix35. Remplaçant du baroudeur Tucson, le dernier né tient toutefois à s’en démarquer en se classant dans la catégorie plus branchée et moins sujette à polémique des crossovers. Style agressif, moteurs toniques, rapport prix équipement attractif, c’est sans complexe que le Coréen part à l’assaut d’un marché qui compte dans ses rangs des pointures comme le Volkswagen Tiguan ou le Peugeot 3008. Pas facile donc mais pas impossible tant ses qualités sont nombreuses et évidentes. Contact sous le soleil hivernal de Marrakech.

Dans l’oeil du photographe

Lancé en 2004, le Tucson commençait à accuser le poids des ans. L’ix35 arrive donc à point nommé et on peut dire qu’il s’est donné les moyens de réussir à commencer par son design. Agressif mais pas tape à l’oeil, l’ix35 arbore des lignes dynamiques et nerveuses. Nos reproches habituels faits aux productions coréennes au sujet de leur style timide et peu original sont balayés d’un trait par l’ix35. Notons aussi qu’il inaugure une nouvelle calandre hexagonale appelée à orner les futures modèles de la marque. Côté dimensions, l’ix35 mesure 4,41 m de long (+ 85 mm par rapport au Tucson) pour 1,82 m de large et culmine à 1,66 m en hauteur. Des côtes généreuses mais dans la moyenne de la catégorie et qui en font un véhicule tout à fait utilisable au quotidien en ville. Et cela tombe bien puisque son positionnement marketing c’est justement d’être un crossover urbain.

Vie à bord

Plus chic à l’extérieur, l’ix35 l’est aussi à l’intérieur. Cela devient une habitude, une bonne habitude, les dernières productions Hyundai nous étonnent par les progrès réalisés en matière de finition. Si certains plastiques sonnent encore un peu faux, la qualité perçue est en nette amélioration grâce à des habillages bien choisis et à des assemblages soignés. On retrouve même une certaine austérité à l’Allemande dans cet habitacle. Original dans ses formes, le mobilier séduit par son ergonomie et la lumière d’ambiance bleutée apporte du cachet à l’ensemble. La position de conduite est impeccable, l’espace est généreux à l’avant comme à l’arrière, seules les assises paraîtront un petit peu fermes. Non vraiment l’ix35 n’a pas à rougir face à la concurrence en matière d’accueil. Certes il pêche question modularité avec une simple banquette fractionnable, mais le volume de son coffre est conséquent, 571 L, et marque là aussi une différence de taille avec le Tucson qui devait se contenter de seulement 325 L.

Les équipements

Fidèle à sa politique agressive en matière de rapport prix/équipements, Hyundai dote son ix35 de trois niveaux de finitions : Pack Clim, Pack Confort et Pack Premium, avec dès le premier la présence en série des organes de sécurité, le l’air conditionné, de l’ordinateur de bord, le la radio CD MP3 avec prises auxiliaires, du régulateur de vitesse, des antibrouillards et des jantes 16 pouces. Pour 1 400 EUR de plus, la version Pack Confort rajoute la climatisation bi-zone, la sellerie cuir/tissu, les sièges chauffants AV & AR, les feux et essuie-glaces automatiques, les radars de recul, le système Bluetooth et les jantes 17 ». Enfin, l’accès et le démarrage sans clé, le cuir intégral, le toit ouvrant et la navigation sont réservés au dernier niveau contre une rallonge de 2 300 EUR. Seule la peinture métallisée est en option à 480 EUR.

Sous le capot

Au lancement, l’ix35 mise exclusivement sur le diesel avec le quatre cylindres 2.0 L CRDI décliné en deux puissances, 136 et 184 ch. Souples et performantes, les deux versions brillent par leur entrain et leur couple généreux, 320 Nm pour le 136 ch et 392 Nm pour le 184 ch, qui autorise des reprises excellentes. Profitant d’un réel agrément moteur, l’ix35 n’a rien à envier à la concurrence, européenne notamment, à part peut-être un mécanique un peu moins bryante.

Petites précisions, le 136 ch est disponible en version deux roues motrices boîte manuelle afin de réduire les consommations et les émissions (5,5 L/100 km en cycle mixte et 147 g/km) mais aussi dans une version à transmission intégrale (+ 2 000 EUR) qui échappe de peu au malus avec 149 g/km. Suffisant et plaisant, le 136 ch apparaît comme le choix le plus raisonnable. D’ailleurs, Hyundai compte réaliser 95 % de ses ventes avec ce dernier. En ce qui concerne le 184 ch, exclusivement proposé en quatre roues motrices et boîte auto, une boîte au demeurant douce mais peu véloce, il apparaît clairement comme un choix plus hédoniste dont le potentiel aura beaucoup de mal à s’exprimer sur des routes toujours plus surveillées.

Sur la route

Parfaitement en accord avec sa philosophie plus dynamique, l’ix35 jouit d’un comportement très typé berline. Finies les suspensions trop souples du Tucson, l’ ix35 se montre ferme, trop jugeront certains, mais cela conditionne une belle vivacité dans ses changements d’appuis et une précision de bon aloi. Le roulis est maîtrisé et une direction bien calibrée vient peaufiner le tableau. Sans toutefois atteindre l’excellence d’un 3008, l’ix35 se classe tout de même parmi les meilleurs du segment en matière de prestations routières. Une vraie bonne surprise dont le couple moteur-châssis séduit par son équilibre et par le plaisir qu’il procure.

Pas facile de se faufiler dans la circulation chaotique du centre de Marrakech et pourtant l’ix35 fait des merveilles grâce à une bonne maniabilité. Pas facile non plus de garder le cap sur les routes qui bordent la ville. Leur revêtement a souffert et l’amortissement de l’ix35 se révèle sec dans ses réactions. Cependant, le confort reste correct et l’auto conserve sa stabilité. Un dernier mot sur le freinage, puissant et endurant, il manque seulement d’un peu de consistance à la pédale.

Bilan

Véhicule valorisant de par son look, l’ix35 offre un degré de raffinement bien supérieur à son prédécesseur. Pétri de bonnes manières, il confirme une montée en gamme certaine. Spacieux, bien équipé et bien fini, ce cousin du Kia Sportage joue sans complexe dans la cour des grands. Son agrément moteur et le sérieux de ses trains roulants finissent de nous séduire. Pour finir le prix, revu à la hausse mais bien placé, à partir de 26 990 EUR pour l’entrée de gamme 136 ch et jusqu’à 33 990 EUR pour le haut de gamme 184 ch.

Post navigation

Autres essais de la rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *