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Léa Picosson

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Essai Hyundai ix55 : À contre-courant

Dans une période où tout le monde cherche à faire plus petit, plus économe, lance sur le marché un gros SUV sept places motorisé par un non moins gros V6 diesel de 240 ch. Malgré une ligne pas franchement originale qui résulte d’une volonté affichée de discrétion face aux 4X4 allemands, le , c’est son nom, ne manque pourtant pas d’arguments comme un équipement de série très complet et un tarif serré. Cela suffira-t-il pour affronter ces temps difficiles ?



Commercialisé sous le nom de hors d’Europe, le prend un nom conforme aux derniers modèles de la marque, le « x » et le « 5 » désignant désormais les futurs SUV Hyundai. Avec 4,80 m de long, 1,90 m de large et 1,80 m de haut, l’ ix55 n’est pas une demi-portion et joue dans la catégorie des et autres Extérieurement, il se distingue par un capot plutôt court et un arrière massif façon . Le regard est souriant, les lignes douces et élégantes, mais l’ensemble ne révolutionne pas les codes stylistiques de la catégorie. Chose que la marque assume complètement et compte tenu de la mauvaise presse de ce genre de véhicule en ce moment, on se dit que ce n’est pas si bête.

Alors avec une telle carrure le tout terrain n’est bien évidemment pas son truc, le profil de ses pneus 18 pouces ne trompe pas, mais l’ ix55 fait illusion en cultivant son look de baroudeur à l’image de ses bas de caisse en plastique noir, de sa garde au sol de 20 cm et de sa transmission intégrale.

Un hôte attentif

Une fois à l’intérieur, on mesure tout le chemin parcouru par les voitures coréennes depuis leur arrivée sur le vieux continent. Même si certains plastiques font encore un peu « cheap », la finition et la qualité des matériaux n’ont pas à rougir face à la concurrence, française notamment. Le mobilier est aussi agréable à l’oeil qu’au toucher, les commandes tombent parfaitement sous la main et l’ambiance se fait chaleureuse, en grande partie grâce à la très réussie sellerie cuir.

Côté espace, le Coréen n’est pas avare à l’avant comme à l’arrière, et propose même de série une deuxième rangée de sièges. Pas facile d’accès, moins confortable que les autres assises, elle s’avèrera pourtant utile en dépannage. Pliée, elle dégage un plancher plat dans le coffre (598 L), mais une fois en place elle réduit considérablement son volume. Partir en vacances à sept obligera donc à opter pour un coffre de toit.

Fidèle à son positionnement haut de gamme et aux habitudes de la marque, l’ ix55 propose un équipement de série plus que complet : cuir, climatisation bi-zone, feux xénon et essuie-glaces automatiques, ordinateur de bord, radar de recul, système audio avec prise MP3, régulateur de vitesse…si bien que rien n’est en option, même pas le qui n’est pas disponible !

Un V6 inédit

Avec l’ ix55, lance un tout nouveau moteur D’une cylindrée de 3.0L, ce bloc diesel développe 240 ch et un couple de 450 Nm. Souple et silencieux, il démontre un fort potentiel en accélération et en reprises, malheureusement muselé par les 2 186 kg de l’engin et par le manque de réactivité de la boîte automatique à six rapports. La puissance est bien présente, mais la poussée attendue n’est pas là. Le bilan est donc en demi-teinte pour cette mécanique qui profiterait certainement à d’autres modèles comme le par exemple. Dommage, car ses consommations restent raisonnables : moins de 10 L/100 km en cycle mixte.

Sur la route, l’ joue la carte du confort. Les suspensions, même affermies pour le marché européen, filtrent parfaitement les aspérités de la chaussée et l’insonorisation se montre excellente. En revanche, sa prise de roulis importante et la lourdeur dans sa direction, due au poids du moteur et à la monte pneumatique généreuse, lui font montrer rapidement ses limites sur routes tortueuses. Préférez donc les longs rubans rectilignes à son volant, il y démontrera des qualités routières dignes des meilleures berlines.

Suréquipé et jouissant d’une grande qualité de fabrication, le n’arrive peut-être pas au bon moment sur un marché fortement sinistré. La marque coréenne en est sûrement consciente puisque ses objectifs sont restreints : 240 unités en 2009. En revanche, nul doute que son prix compétitif pour la catégorie, 45 500 EUR, fera oublier le manque de panache de sa mécanique et son de 1 600 EUR.

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