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Léa Picosson

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Essai Hyundai Sante Fe III – Ascension sociale

Modèle emblématique du constructeur coréen en Europe et surtout aux Etats-Unis, le Santa Fe s’offre une troisième génération plus ambitieuse, souhaitant à la fois concurrencer les grands monospaces de par son habitabilité et les SUV premium de par ses prestations. S’il conserve les mêmes dessous et s’affiche à des prix supérieurs, le Nouveau Santa Fe mise avant tout sur un design et un accueil plus valorisants pour transformer l’essai.

Désormais présent sur quasiment tous les segments, Hyundai s’est d’abord construit une solide réputation grâce à ses 4×4 et SUV. Figure de proue de la marque pendant des années avec plus de 40 000 unités vendues en France depuis 2001, le Santa Fe a toujours tiré son épingle du jeu grâce à un rapport prix-équipements agressif face à une concurrence de plus en plus large. 
En 2013, Hyundai repositionne son fleuron vers le premium, un choix risqué tant les firmes allemandes maîtrisent le sujet, et plutôt que de le rebaptiser « ix…quelque chose » capitalise sur la légitimité du nom Santa Fe.


Une surenchère perfectible

Déjà fort d’un joli gabarit, le Santa Fe change peu d’une génération à l’autre avec seulement 3 cm de plus en longueur (4,69 m) et 7 cm de moins en hauteur (1,65 m). Il évolue donc parmi les gros bras du marché, entre un BMW X3 (4,64 m) et un Mercedes Classe M (4,80 m).  Côté style, il opte pour  le regard agressif et la calandre hexagonale des dernières productions Hyundai. L’ensemble reste dynamique malgré une poupe proéminente  et ce nouvel opus s’impose comme un véhicule statutaire grâce à quelques touches de chromes, des feux de jour à Leds bien intégrés et de très belles jantes 19 pouces (Pack Premium Limited) à la finition sombre.

Une fois à bord, on relève encore des progrès en matière de finition par rapport au Santa Fe II. L’ambiance est chaleureuse, le mobilier parfaitement structuré et l’ergonomie bien pensée. Le nouveau Santa Fe laisse donc une forte impression de haut de gamme mais l’utilisation encore trop importante de plastiques durs et peu flatteurs ne lui permet pas de se hisser au niveau des références allemandes de la catégorie.  Pour masquer ses imperfections en qualité perçue , le Santa Fe se sent donc obligé de jouer la surenchère dans les équipements avec une dotation conséquente dès le premier niveau (Sensation) : climatisation régulée, régulateur de vitesse, radars de recul, Bluetooth, sièges avant chauffants. Mais c’est dans sa version la plus huppée (Premium Limited) que le Santa Fe met le paquet : navigation, sellerie cuir, sièges électriques, aide au stationnement semi-automatique, toit ouvrant  et assistance au maintien de file.

Au lieu de chercher à concurrencer  ses congénères aux blasons plus prestigieux, à la qualité d’exécution irréprochable et pour qui le prix exorbitant de certaines options n’est finalement pas un problème,  le nouveau Santa Fe aurait tout intérêt à se tourner du côté des grands monospaces.
En effet, son habitabilité et sa modularité lui offrent une carte vraiment intéressante à jouer. Profitant de son gabarit généreux et de son empattement de 2,70 m (inchangé), le SUV coréen sait recevoir avec un espace confortable. Le rang 2 est d’ailleurs une place de choix pour les longs trajets. Nous n’en dirons pas autant du rang 3,  le Santa Fe est équipé de 7 places en série, à réserver plutôt aux jeunes enfants. En tout cas tout ce beau monde (rang 2 et 3) se replie en dégageant un plancher plat pour un volume de chargement maxi de 1 680 L. Avec  516 L en configuration 5 places, le Santa Fe confirme son statut de familiale accomplie même s’il faudra du muscle pour hisser les bagages jusqu’au coffre tant son seuil de chargement est élevé.


Les moyens mais pas toujours la manière

Animé par le même moteur diesel de 197 ch que la précédente génération et reposant sur la même plate-forme – réglé différemment au niveau de trains roulants – on se dit que le nouveau Santa Fe a toutes les chances d’être un véhicule fort agréable à conduire. Et il l’est grâce à un grand niveau de confort, ses suspensions filtrent mieux que par le passé surtout à basse vitesse, et à un agrément mécanique convaincant. Son 2.2 CRDI délivre des relances toniques grâce à un couple conséquent de 421 Nm, mais on se dit que cela pourrait être beaucoup mieux si le Santa Fe surveillait un peu plus son poids (1 850 kg à vide) et n’était pas affublé de rapports de transmission si longs. Dommage car la mécanique sait se faire discrète, ne vibre que modérément, et la commande de boîte est à un régal à manier.

Agile mais pas au point de défier les lois de la physique que lui impose sa masse, le Santa Fe préfère les axes bien dégagés aux départementales sinueuses où il se montre sensible au roulis et n’apprécie guère être brusqué. On saluera en revanche sa nouvelle direction « Flex Steer », réglable selon trois modes (Normal, Confort, Sport), qui dans sa dernière configuration augmente nettement le ressenti et donc la précision afin de compenser le manque de vivacité du train avant.  
Enfin un dernier mot sur les consommations. Annoncées sur le papier à 6,1 L/100 km en cycle mixte pour notre modèle 4 roues motrices boîte manuelle, elles atteignent dans la réalité 8,2 L/100 km, une valeur honnête pour ce type de véhicule.  


Essai Hyundai Sante Fe III – Bilan

Toujours plus séduisant, plus accueillant et encore mieux équipé, le nouveau Santa Fe mérite certainement son tarif : à partir de 36 200 € et jusqu’à 45 900 € pour notre modèle d’essai Premium Limited 4×4 boîte méca. Seulement à ce niveau de prix, il pourrait se mettre en danger face à un très réputé Audi Q5, certes moins logeable mais à la finition et à l’agrément supérieurs, qui dans sa version Ambition Luxe TDI 177 ch quattro n’est plus cher que de 800 €. Autre ennemi du Santa Fe car plus proche dans ses prestations et 7 places également, le Chevrolet Captiva affiché à 34 450 € dans sa version diesel haut de gamme LTZ 184 ch.

 

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