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Léa Picosson

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Essai Hyundai Tucson 1.7 CRDI 115 – Une seconde vie …

Note finale :
15 / 20

Avant de commenter la nouveauté, il convient de la replacer dans son contexte. Faisons rapidement un retour dans le passé : nous sommes au début des années 2000 et les petits 4×4 (on ne les appelle pas encore SUV) arrivent tout juste en ville. Parmi ces pionniers, Hyundai a senti avec ses concurrents asiatiques le bon filon en proposant le Tucson. En 2015, après avoir été un temps remplacé par le ix35, le Tucson fait son retour. Découverte

 

Fiche Technique

Carrosserie SUV compact
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4475 / 1850 / 1645
Empattement en mm 2670
Volume du coffre en L 488
Poids à vide en kg 1540
Type 4 cylindres CRDI
Cylindrée en cm³ 1685
Puissance en ch 115
Couple en Nm 280
Transmission traction
Boîte manuelle 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 176
0 à 100 km/h 13''7
Conso cycle mixte en L/100 km 4,6
Rejets CO2 en g/km 119
Prix (à partir de) 25 250 € (finition Initia)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV NC
Bonus / Malus neutre
Le look du nouveau Tucson tranche avec la discrétion du ix35 qu'il remplace

Le look du nouveau Tucson tranche avec la discrétion du ix35 qu’il remplace

 

Rapidement, le Tucson va devenir emblématique pour deux raisons : avec le Toyota Rav4 ou le Vitara de Suzuki, il contribue à populariser le genre chez les citadins. La success story est lancée et Hyundai se fait ainsi connaître en Europe. C’est d’ailleurs au volant d’un Tucson de première génération que je débute rapidement cet essai.

Juste le temps pour moi de comprendre pourquoi on en voit encore autant dans nos rues aujourd’hui : c’est un modèle de conception simple mais robuste, avec un intérieur plastique qui a bien vieilli, une caisse basique mais protégée aux quatre coins et un moteur qui offre le nécessaire avec un couple placé très bas. En fait, on s’aperçoit que ce qui a le plus changé ce sont surtout les attentes du client pour l’aspect extérieur. Aujourd’hui, plus question de faire dans le look utilitaire …

 

Fort en gueule

La filiation avec le Santa Fe est évidente

La filiation avec le Santa Fe est évidente

 

Hyundai semble avoir reçu le message cinq sur cinq. Après un ennuyeux ix35, les Coréens ont souhaité tout changer : le nom Tucson revient avec une robe particulièrement séduisante. On peut d’ailleurs noter que le style de ce SUV est né dans les bureaux européens de la marque qui se situent en Allemagne et donc directement placés sous une certaine influence.
Le style du dernier Santa Fe ayant fait mouche, le bureau design s’est « simplement » appliqué à le rendre lisible sur un véhicule de plus petite taille. La recette reste la même : une calandre généreuse, des ailes sur-gonflées et des passages de roues très marqués, presque carrés. Intégrant des feux à leds, le Tucson ne laisse pas indifférent. On peut dire que vous ne roulerez pas à bord de votre Tucson, vous vous afficherez !

 

Attention à ne pas viser trop haut

Bien pensé, le mobilier présente des matériaux de qualité inégale

Bien pensé, le mobilier présente des matériaux de qualité inégale

 

A l’intérieur, c’est forcément moins spectaculaire comme toujours. L’ensemble est bien présenté, l’ergonomie est satisfaisante mais on s’étonne surtout de l’abondance de plastiques durs.
A chaque fois que mon doigt tente de toucher quelque chose, il se heurte à ce contact brutal. Etonnant pour un véhicule qu’on nous a répété comme étant « presque premium ». Il y a bien sûr toujours ce souci de se différencier du cousin Kia qui doit rivaliser avec les offres basses du segment, quand Hyundai tente de passer pour une alternative économique aux meilleurs allemands. On comprend donc où se font les économies.
Aussi, on notera au passage que l’équipement qui apparaît pléthorique sur les photos réclame une rallonge budgétaire pour s’offrir le système multimédia 8 pouces. Pour ce dernier, il faut monter en gamme pour le trouver de série : second niveau de finition (Intuitive) + 990 €. C’est un peu cher payé quand on voit la concurrence.

Toute la petite famille est en revanche bien reçue à bord. Les dimensions ont été revues à la hausse et il y a de la place pour quatre adultes. Le coffre gagne également de précieux litres de chargement  avec un total de 488 L.

HyundaiTucson-08

HyundaiTucson-07

Au volant, papa sera content

Alternative familiale de plus en plus crédible face aux monospaces, le défaut des SUV tient souvent dans le manque de plaisir ressenti à leur volant. Ici, c’est exactement l’inverse : le nouveau Tucson est très agréable à conduire.

Grâce à un châssis qui comprend un plus grand pourcentage d’acier à haute densité ainsi qu’un allègement d’une vingtaine de kilos, le nouveau Tucson est d’une vivacité étonnante. J’ai pu prendre le volant des deux versions qui seront les plus vendues : l’entrée de gamme diesel 1.7 CRDI 115 ch en deux roues motrices et le coeur de gamme 2.0 CRDI 136 ch en quatre roues motrices et équipé de la nouvelle boîte de vitesses à double embrayage.

Même pourvu du modeste diesel 115 ch, le nouveau Tucson offre un réel agrément

Même pourvu du modeste diesel 115 ch, le nouveau Tucson offre un réel agrément

 

Le premier fait preuve d’une agilité qui m’a donné la sensation d’être au volant d’une bonne compacte. Direction précise, amortissement bien choisi, châssis rigoureux, j’ai enchaîné les virages avec gourmandise.
Le petit 1.7 CRDI dispose d’un agrément certain même s’il manque un peu de reprise à bas régimes. Sur les rapports intermédiaires, il convient de maintenir le moteur au dessus de 2500 trs/min pour en tirer la quintessence.

Si le 2.0 CRDI offre, lui, plus de puissance mais surtout 100 Nm de couple, il est aussi beaucoup plus lourd. Avec la configuration boîte DCT / transmission intégrale, c’est 160 kg de plus à déplacer ce que je ressens immédiatement à son volant.
Au début, cette version me semble plus pataude, moins dynamique : un comble ! En fait, il faut ré-adapter sa conduite au système quatre roues motrices pour en tirer le meilleur. Aussitôt le point de corde passé, on accélère sans relâcher la pression pour faire tourner la voiture. Grâce au transfert vers les roues arrière et au couple plus généreux, le Tucson retrouve de sa superbe.

Sur un parcours normalisé et plat en sortie de Biarritz, j’ai constaté une consommation moyenne de 7 litres avec la version 115 ch. Un score honorable mais qui m’a paru un peu plus élevé qu’avec un Nissan Qashqai de puissance équivalente. Un chiffre à confirmer lors d’un essai plus long.
Le Tucson avec ces deux motorisations en configuration de base : boîte manuelle et transmission aux roues avant échappe au malus avec 119 gr et 127 gr de CO2/km : un bon point pour votre porte monnaie. La version 136 ch quatre roues motrices est frappée pour sa part d’un malus de 250 €.

Côté comportement, il fait table rase du passé pour enfin se délivrer

Côté comportement, il fait table rase du passé pour enfin se délivrer

 

L’offre moteur à son lancement est composée de trois diesel : 115, 136 et 185 ch et deux moteurs essence de 132 et 177 ch. C’est un avantage pour le Tucson face à ses concurrents qui se contentent généralement de modestes motorisations, ici il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, de 25 250 € pour le diesel 115 ch en finition de base à près de 41 000 € pour le diesel 185 ch quatre roues motrices BVA dans la finition la plus haute.

Enfin,  si je me suis montré silencieux sur les assistances à la conduite, sachez que le Tucson revendique le statut de quasi-meilleur élève de son segment. Il offre entre autres : lecture des panneaux, régulateur adaptatif, système de maintien dans la file, aide au stationnement, etc, etc … un véhicule bien dans son époque.

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