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Léa Picosson

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Essai Infiniti EX37 GT : Business Class

Lancé il y a bientôt vingt ans aux Etats-Unis, est à ce que est à Toyota. Même si le timing n’est pas optimal, notamment en cette période de crise, la marque arrive aujourd’hui en France avec une gamme plutôt séduisante. Originalité, puissance, luxe, tels sont les maîtres mots d’Infiniti. La preuve en essai avec le « petit » crossover maison, l’.



L’offre Infiniti s’articule autour de quatre modèles : la berline et le coupé G37, les deux S.U.V EX et FX. Un cinquième modèle fera bientôt son apparition, le cabriolet G37. Celui qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’EX37. Petit frère de l’emblématique FX, l’EX arrive à point nommé dans un segment en pleine ébullition, celui des S.U.V compacts. Long capot, ceinture de caisse haute, faible garde au sol et grosses jantes (18 pouces), tels sont ses signes distinctifs. Comme le reste de la gamme, l’EX joue la carte des rondeurs et d’un design moins froid que celui des productions allemandes. L’ensemble est séduisant et ne passe pas inaperçu. Rares sont les essais où notre véhicule a autant intrigué les passants.

Côtés dimensions, avec 4,60 m de long et 1,80 m de large, notre Infiniti n’est pas un petit gabarit et se classe parmi les plus grands de la catégorie aux côtés de l’ En revanche, avec 10 cm de moins en hauteur que ce dernier, l’EX tient plutôt du break surélevé que du véritable 4X4.

Nous finirons ce petit tour du propriétaire en signalant que l’EX est équipé de série d’une inédite peinture auto-cicatrisante qui gomme les micro-rayures sous l’effet de la chaleur.

Service cinq étoiles

Une fois la lourde porte ouverte, on bascule dans un univers fait de luxe et de volupté. L’EX arbore un habitacle chaleureux et confortable. La finition est digne des références allemandes, les plastiques et les assemblages sont de belle facture.

Montre analogique façon , harmonie des couleurs, cuir matelassé, l’ambiance est chic et de bon goût. Bien installé grâce aux différents réglages électriques (sièges et colonne de direction), on peut alors profiter d’un espace conséquent à l’avant, un peu moins à l’arrière, et d’un équipement riche de série.

Climatisation bi-zone, régulateur de vitesse, radars avant et arrière, feux et essuie-glaces automatiques, démarrage sans clé et système audio avec intégré font partie de la dotation de base. La finition GT rajoute elle la sellerie cuir, des réglages électriques supplémentaires et les sièges chauffants.

Peu d’options au catalogue donc, un bon point dans cette catégorie, seuls les inserts bois, le toit ouvrant, les feux xénon et le système multimédia (caméra de recul, hi-fi Bose et ) demandent un supplément. Petit bémol enfin pour le volume du coffre qui ne profite pas des côtes généreuses de l’auto, 340 L soit moins qu’une Golf ou qu’une Mégane.

Puissant mais gourmand

Comme le reste de la gamme Infiniti, à l’exception du qui dispose lui d’un V8 5,0 L de 390 ch, l’EX est motorisé par un six cylindres 3,7 L de 320 ch. Malgré les 1,8 tonne de l’engin, il parvient à offrir des accélérations musclés et des reprises de premier ordre. Des performances qu’attestent les chiffres : 240 km/h en pointe et 6 »4 au 0 à 100 km/h.

Le plaisir de conduite est réel grâce notamment à des montées en régime franches, accompagnées par une paire d’échappements pour le moins volubiles. Dommage que la lenteur de la boîte automatique à sept rapports, à la gestion parfois farfelue, freine l’EX dans son élan . Dommage également que les consommations frisent l’indécence, 11 L/100 km en cycle mixte et près de 16 L en ville.

Autre sujet de polémique, les rejets de CO2 (267 g/km) qui placent l’EX sous le coup d’un de 2 600 €. Heureusement, une version diesel équipée du dernier V6 Renault/Nissan devrait arriver prochainement.

Une bonne surprise

Côté comportement, notre Infiniti balaye nos préjugés. Avant tout destiné au marché américain, nous avions peur que sa suspension soit trop typée confort et supporte mal notre bon vieux goudron pas toujours très tendre. Il n’en est rien puisque cette dernière s’est montrée même plutôt ferme, ce qui procure à l’EX une belle efficacité.

Le feeling avec la route est agréable et la direction remonte parfaitement les informations malgré la généreuse monte pneumatique. Certes, l’EX n’est pas une ballerine, mais sa tenue de route est plus proche de celle d’une berline que d’un gros S.U.V. Les mouvements de caisse sont contenus et les parties sinueuses ne lui font pas peur. Seul le freinage, un peu léger question mordant et endurance, calmera les plus téméraires.

Sans être sportif, ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on lui demande, l’EX affiche des qualités dynamiques de très haut niveau.

Proposé à partir de 48 620 € en version de base et 50 470 € en finition GT, l’ EX est une alternative intéressante aux références allemandes. Original, puissant, efficace et bien construit, il pourrait bien se tailler une belle part du gâteau lorsqu’il sera disponible en diesel. En attendant, il devra se résoudre à la confidentialité d’autant que le réseau de la marque n’est pas encore très étendu. Toujours est-il qu’avec des productions de cette qualité, Infiniti fait une entrée remarquée sur le marché français.

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