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Léa Picosson

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Essai Jeep Patriot : Compass XY

Le Patriot est le dernier-né de la gamme Jeep. Avec sa ligne carrée et musculeuse, il se présente comme une déclinaison virile du Compass. Il ne s’agit pas d’une nouveauté intégrale, puisqu’il reprend la base mécanique de son aîné au catalogue Jeep ; bonne nouvelle, le Patriot lui emprunte également ses tarifs mesurés.

Après le Commander et le Compass, Jeep étoffe encore sa gamme avec le Patriot. C’en est donc fini du trio Wrangler et Cherokee/Grand Cherokee : Jeep diversifie son offre pour toucher une clientèle de plus en plus diversifiée, à l’image du couple Compass et patriot. Couple, c’est le terme qu’il convient pour ces deux véhicules qui diffèrent surtout par leur présentation.

Alors que le Compass, avec des formes rondouillardes, est plus susceptible de toucher les conductrices urbaines, le Patriot se veut ouvertement viril avec un dessin coupé au cordeau. Les inévitables calandre verticale et phares ronds, propres à jeep, font partie de l’accastillage du Patriot. Ce dernier, pour se démarquer du Compass, arbore une ligne qui fait la part belle formes massives, à l’image des passages de roue presque carrés qui se détachent nettement de l’aile, alors que l’ensemble est beaucoup plus harmonieux sur son voisin de gamme. Du coup, le Patriot paraît comme indestructible et prêt à encaisser tous les aléas du tout-terrain, une caractéristique propre à séduire une clientèle masculine qui voudra se démarquer sur la route.

Habitable

L’habitacle est à l’unisson avec le style extérieur : ça ne rigole pas avec un style basique, voire spartiate. La planche de bord laisse une large place aux formes carrées et aux angles droits, à l’image de l’encadrement des compteurs, du rangement en face du passager avant ou encore des buses d’aération. Au final, l’intérieur suscite une impression de rigueur, notamment avec l’austère console centrale tout simplement rectangulaire. On apprécie ou pas cette atmosphère, mais le tout est finalement réussi si l’on considère qu’il est en accord avec la personnalité de l’engin. Au chapitre des griefs, on regrettera toutefois des plastiques durs et désagréables dans un véhicule dont la vocation première n’est pas d’être un utilitaire accompli ou un baroudeur extrême.

Disponible en finitions Sport et Limited, le Patriot est équipé de série dès l’entrée de gamme de l’ABS, du BAS (assistance au freinage d’urgence), de l’ESP, de l’antipatinage et de 6 airbags. On retrouve également une alarme, la climatisation et un système audio CD.

La finition Limited, accessible contre 2 400 euros supplémentaires, offre en plus le régulateur de vitesse et les vitres arrière surteintées (accessibles avec la finition Sport grâce au pack Confort à 800 euros). Dans les deux cas, impossible de ne pas relever l’absence de radar de recul qui pourrait pallier à une rétrovision médiocre.

Comportement efficace

Malgré une taille compacte (4,4 m de long pour 1,67 m de haut), le Patriot distille une belle habitabilité. A l’arrière, les occupants profiteront pour leur part des dossiers de sièges avant creusés qui leur ménage un bon espace ; en revanche, la troisième place sur la banquette ne constituera qu’une solution de secours pour les courts trajets. Le patriot propose un bon volume de chargement avec un coffre pouvant accueillir entre 320 litres (5 places) et 1536 litres (2 places). Le siège passager peut se rabattre pour accueillir des objets longs.

Hérité du Dodge Caliber, la châssis du Patriot offre un comportement rassurant avec un roulis plutôt bien maîtrisé et une direction nettement plus ferme que celle du Compass. D’origine Volkswagen, le 2.0 l CRD de notre voiture d’essai fait preuve d’une belle énergie, malgré une certaine apathie à bas régime ; sonore à froid, il se fait plus discret en montant en température. Les suspensions assurent pour leur part un confort moelleux qui pâtira au comportement sur chaussées dégradées ou en conduite sportive où les mouvements de caisse deviennent plus importants.

4WD et consommation maîtrisée

Avec sa transmission intégrale Freedom Drive, le Patriot se comporte comme une traction en temps normal, mais dès que l’électronique détecte une amorce de patinage, un coupleur renvoie le couple vers les roues arrière. Le fait de ne pas être un 4×4 permanent profite à la consommation, avancée à seulement 6,7 l/100 km.

Le Patriot propose également un blocage central qui fournit jusqu’à 60 % du couple moteur vers l’arrière. En revanche, le Patriot reste un SUV, il ne propose donc pas de réduction ; de toute manière, ses capacités de franchissement demeurent limitées par une garde au sol de seulement 200 mm qui lui autorise toutefois quelques virées dans les sous-bois.

Vendu dès 25 500 euros, le Patriot est 300 euros plus cher que la Compass, mais constitue encore l’un des SUV compacts les moins chers du marché, se positionnant en dessous du Hyundai Tucson 2.0 CRDi, facturé 27 940 euros.

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