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Léa Picosson

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Essai Kia Sportage IV – Au coeur de la mêlée

Note finale :
14,5 / 20

Entre 1993 et cette nouvelle et quatrième génération 2016, 3,5 millions de Sportage ont été écoulés dans le monde. En Europe, le segment des SUV compacts sur lequel se situe le best-seller Kia continue à progresser avec des volumes de 1,6 million de véhicules attendus cette année. Impensable donc pour la marque de ne pas poursuivre sur la voie du succès et surtout de ne pas participer à cette fête où la nouveauté est souvent bien accueillie !

 

Fiche Technique

Carrosserie SUV
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4480 /1855 / 1635
Empattement en mm 2670
Volume du coffre en L 503
Poids à vide en kg 1604
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1995
Puissance en ch 136
Couple en Nm 373
Transmission traction
Boîte manuelle 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 186
0 à 100 km/h 10''3
Conso cycle mixte en L/100 km 4,8
Rejets CO2 en g/km 127
Prix (à partir de) 30 900 € (finition Active)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 7
Bonus / Malus neutre

Avec ses faux airs de Porsche Macan, le nouveau Sportage montre que Kia sait prendre des risques côté style

 

S’il y a des marques qui font évoluer leurs modèles dans la continuité, ce n’est pas le cas de Kia. Rappelez-vous le tout premier Sportage. Non ? Vous n’y parvenez pas ? Rien d’anormal, dans les années 90, l’acheteur Kia était plus attiré par le prix que par le design.
La précédente et troisième génération, en revanche, avait marqué un premier saut qualitatif et stylistique indéniable, et conquis les consommateurs au point d’en faire le modèle le plus vendu par Kia en France. Et alors que le constructeur coréen aurait pu se contenter d’un « gros restylage », il a préféré une vraie prise de risque côté style et a souhaité encore améliorer la présentation. Bel esprit !

 

Un best-seller toujours plus valorisant

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Très séduisant, le Sportage IV mise comme son cousin Hyundai Tucson sur le design pour sortir du lot face aux références européennes

 

Extérieurement, avec ses feux étirés vers les ailes, la face avant menaçante du Sportage n’est pas sans rappeler celle du Porsche Macan. Selon les versions, la calandre peut ou non être soulignée d’un insert en aluminium qui renforce ce côté statutaire, voire premium.
Sur le flanc, la découpe de la surface vitrée est restée fidèle à celle de la génération précédente, mais c’est bien là le seul trait commun. Les passages de roues, plus marqués encore, sont ici remplis par des jantes en aluminium allant de 16 à 19 pouces de diamètre selon les versions.
Enfin, à l’arrière, nous avons été particulièrement séduit par la finesse du trait, notamment au niveau des feux qui sont reliés entre eux par un jonc chromé plutôt flatteur.
Bref, esthétiquement l’ensemble est cohérent, réussi même, mais comme souvent avec les productions coréennes on doute déjà que l’agressivité du design se retrouve au niveau des prestations routières.

L’habitacle du nouveau Sportage est peut-être moins spectaculaire que sa carrosserie mais l’accueil est valorisant, presque premium.

 

Passons à l’intérieur. Si Kia souligne l’effort fait sur le choix des matériaux, au moyen d’un discours marketing bien rodé, nous utiliserons moins de formules dithyrambiques à ce sujet. Certes, le premier contact avec le mobilier rassure, en partie haute surtout (moins en partie basse) mais les matériaux n’ont rien d’exceptionnel. On retrouve ainsi beaucoup de plastiques durs. Ce n’est pas synonyme de mauvaise qualité, c’est même généralement plus robuste dans la durée que les beaux plastiques moussés, mais moins gratifiant à l’œil.

L’ergonomie, quant à elle, est sans reproche avec une implantation classique. Le grand écran central légèrement orienté vers le conducteur surplombe les commandes de confort. Ces dernières sont nombreuses mais clairement identifiées. L’instrumentation est claire et finement dessinée. Tachymètre et compte-tour encadrent l’écran 4,2“ couleur de l’ordinateur de bord ; le tout est très lisible.

L’ergonomie du poste de pilotage est simple mais intelligente. La finition est soignée et dans l’ensemble les matériaux sont de belle facture.

 

Et l’équipement est plutôt complet dès la version intermédiaire Active avec climatisation bi-zone, aide au maintien de file, lecture des panneaux, système multimédia avec GPS et Bluetooth, radars de recul, feux et essuie-glaces automatiques et régulateur de vitesse.

Bon point également du côté des sièges car s’ils sont électriques (à partir de la finition Premium), ils le sont des deux côtés. De nombreux constructeurs asiatiques ayant la fâcheuse manie de ne réserver cette fonction qu’au conducteur, c’est à souligner.
Quant au système d’infodivertissement, il propose gratuitement des services connectés (info-traffic, météo, radars…) pendant 7 ans, période durant laquelle il sera également possible de mettre à jour la cartographie du GPS sans bourse délier.

À l’arrière, la place aux jambes et la garde au toit sont généreuses et la banquette inclinable (jusqu’à 39 degrés) apportent un supplément de confort indéniable. Le coffre, lui, est l’un des plus généreux de sa catégorie (503 L) et confirme que ce type de SUV est plus que jamais une alternative familiale crédible aux monospaces compacts.

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Familiale accomplie, le SUV Kia est grâce à son espace et son volume de coffre l’un des plus accueillants du segment.

 

Sur la route : plus sage qu’il n’y paraît

Durant notre session d’essai, nous avons pu prendre le volant de trois définitions très différentes de l’auto. La première, en finition GT Line est équipée du moteur 2.0 CRDi en version 185 ch, accouplé à une bonne automatique à convertisseur et une transmission 4×4. C’est sans doute la moins convaincante de toutes.
Alourdie par la transmission et la boîte
, elle impose parfois un phénomène de pompage sur les suspensions. En outre, malgré son couple généreux (400 Nm), les relances manquent un peu de fluidité, d’autant plus que la boîte se montre tantôt lente, tantôt hésitante. Un comportement qui, hélas, annihile les bénéfices de la transmission intégrale : la remise des gaz en sortie de courbe est alors soumise à la temporisation imposée par la boite.
Bref, les allures soutenues ne sont pas son fort. Kia insiste de toute façon sur le fait que malgré une posture inspirant la sportivité et le dynamisme, l’auto est d’un naturel plutôt sage. Nos doutes sont confirmés !

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Plus confortable que réellement dynamique, le nouveau Sportage s’apprécie en conduite souple…et surtout en deux roues motrices pour la légèreté.

Nous avons en revanche trouvé un très bon compromis dans la seconde version, toujours équipée du moteur 2.0 CRDi, 136 ch cette fois et associé à une transmission manuelle et deux roues motrices. À vrai dire, on en vient à se demander où se trouvent les 50 ch supplémentaires de la première version tant la copie rendue par celle-ci est homogène. Le couple, à peine inférieur (373 Nm) assure de bonnes reprises et la légèreté gagnée se ressent dans le dynamisme et les consommations, 8,0 L/100 km en moyenne durant notre essai.

Quant à la troisième définition, elle constitue la bonne surprise de cet essai. Équipé du moteur essence GDi 1.6 de 132 ch, de deux roues motrices et de la transmission manuelle, le Sportage se montre d’autant plus plaisant qu’il est plus silencieux et encore plus léger (et donc plus dynamique) que ses frères mazoutés. Moins cher aussi, 4000 € séparent cet essence et le diesel 136 ch à finition équivalente.

Les trois ont néanmoins des traits de caractère communs, notamment la direction qui nous a semblée un peu trop assistée, y compris en mode sport lorsqu’il était disponible. Dans les trois, il est cependant assez facile de trouver une bonne position de conduite, et même si l’auto est plus haute qu’une berline, on peut s’y installer très bas si on le souhaite.

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Grâce à un poids plus contenu que les versions diesel, et surtout un niveau sonore plus faible, c’est le 1.6 essence 132 ch qui remporte nos faveurs à la suite de cet essai.

(images constructeur)

 

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