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Léa Picosson

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Essai Lexus IS 250C : Bon chic bon genre

Mais qui veut la peau de la BMW Série 3 ? Tout le monde ou presque car sur le petit marché des cabriolets haut de gamme, 272 unités en 2008, l’Allemande en version coupé/cabriolet est la référence absolue. Mais sa place est menacée : Audi A5, future Mercedes Classe E , Infiniti G37, sans oublier notre partenaire du jour la Lexus IS 250C, toutes veulent leur part du gâteau. Pour séduire, notre Japonaise mise sur l’élégance de ses lignes, l’accueil raffiné de son intérieur et sur un esprit plus grand tourisme que sportif. Petite prise en main sous le soleil de la Côte d’Azur.



Ça ne se remarque pas au premier coup d’oeil, mais seules les poignées de portes, les feux avant, le capot et les rétroviseurs sont communs à la berline IS et à cette variante coupé/cabriolet. Un fait rassurant, la marque ne s’est pas seulement contenté d’encombrer son coffre d’un toit pliable (583 L, 253 L toit repliée), mais nous livre ici une nouvelle voiture. La face avant conserve l’agressivité de la berline, la partie arrière, elle, est plus conventionnelle, mais le double bossage sur la malle dynamise l’ensemble. Elégante et racée, l’IS 250C souffre peut-être d’un manque d’équilibre vue de profil, la faute à un porte à faux arrière conséquent inhérent à ce genre d’auto. Que voulez-vous il faut savoir ce qu’on veut !

À l’intérieur, la planche de bord est reprise de la berline. L’ambiance est un peu austère et certains plastiques déçoivent encore. Dommage, car l’ergonomie et les assemblages sont parfaits, tout comme le confort offerts par les assises. Les assises justement, celles de l’avant ont été redessinées avec plus de finesse et s’avancent électriquement pour faciliter l’accès aux places arrière qui ne sont pas juste symboliques. La place est correcte pour deux adultes, la carrosserie remontant très haut donne une impression de protection.



Sur le plan des équipements, l’IS 250C offre de série (finition Luxe) une dotation complète avec la sellerie cuir, la climatisation régulée intelligente – gestion du débit d’air et de la température en fonction de la position du toit, de la vitesse et de la température extérieure – les radars de recul, les sièges chauffants, le volant à réglages électriques, l’autoradio 6 CD, et l’accès et le démarrage sans clé. Un pack navigation avec caméra de recul est disponible en option pour 2 800 EUR. Deuxième et seule autre finition, la version Executive offre pour 8 000 EUR de plus (!) le fameux pack navigation, une sellerie cuir haut de gamme, un système audio Mark Levinson, les feux bi-xénon, les inserts décoratifs en bois, les détecteurs de pluie et les sièges climatisés.

Plus cruiser que sprinter

Après ce petit tour du propriétaire, il est temps de goûter aux joies de la conduite cheveux aux vents. Pour cela rien de plus simple, une pression sur un bouton, peu accessible d’ailleurs, et en 20 secondes, son toit en trois parties va se loger dans le coffre sans le moindre bruit. Une fois élancé, le cabriolet IS préserve ses occupants des turbulences, à l’avant comme à l’arrière. À noter qu’en position fermée et à vive allure, l’insonorisation et l’isolation combattent efficacement tous les bruits d’air.

Revenons à nos moutons et évoquons la mécanique qui anime cette 250 C. D’une cylindrée de 2.5 L et d’une puissance de 208 ch, son V6 est souple et silencieux, trop peut-être, et ne manque pas de volonté. Pourtant, les 1,7 tonne de l’auto (+ 130 kg par rapport à la berline à cause du toit et des renforts de caisse) et la boîte automatique à 6 rapports à la gestion perfectible l’empêchent de délivrer tout son caractère. Creux dans les bas régimes, il connaît un sursaut à partir de 4 000 trs/min mais s’essouffle rapidement. Vous l’aurez donc compris, l’IS 250 C n’est pas faite pour l’attaque, son truc à elle c’est la ballade coude à la portière avec un peu de jazz en musique de fond, plutôt que les deux mains sur le volant à jouer des palettes, leur présence étonne un peu d’ailleurs, au rythme d’un bon gros métal.

Côté comportement, l’IS cabriolet ne faillit pas à la réputation de Lexus en matière de confort. Ses suspensions filtrent le moindre défaut de la route et sa direction est un régal de douceur. Revers de la médaille, notre nippone manque un peu de vivacité dans ses réactions et aurait tendance à prendre du roulis. Preuve de sa bonne éducation, un léger sous-virage sécuritaire vient contrer les excès d’optimisme.

Élégante, richement dotée, la Lexus IS 250 C ne joue pas dans la même catégorie que la BMW Série 3 Cabriolet, son offre est bien différente. Si la teutonne mise sur son dynamisme tant sur le plan mécanique que sur celui des prestations routières, la Japonaise, elle, fait la part belle au confort et au luxe. Une philosophie grand tourisme qui ne manque pas de charme d’autant qu’il n’est pas désagréable de profiter de temps en temps du paysage.

Dernier point, son prix qui se situe dans la moyenne de la catégorie, autrement dit pas à la portée de tout le monde : à partir de 49 900 EUR.

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