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Léa Picosson

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Essai Lexus RX 450h : La zen attitude

Pas simple de faire un gros SUV bourré de technologie et de chevaux sans contribuer à la fonte des glaces. C’est pourtant le défi que Lexus. Essai de ce « grand » responsable dans la campagne hongroise.



Avec 35 000 RX 400h vendus en Europe, Lexus ne connaît aucune concurrence sur le segment des SUV premium hybrides. La marque est même parvenu à se hisser au pied du podium (essence et diesel confondus) en 2008 entre le Volvo XC 90 et le Volkswagen Touareg. Le Mondial, il se fait l’apôtre du « L-finesse », un design dont la marque de fabrique est de rappeler le « L » de Lexus à chaque angle. Une vraie réussite ! Il ne manque pas non plus de rappeler son statut d’hybride un peu partout, notamment au niveau des sigles qui adoptent une livrée bleue, désormais spécifique aux modèles propres du groupe Toyota/Lexus.

Si vous voulez bien passer au salon

Il y a un domaine où le RX 450h fait mieux c’est l’habitacle. Le confort est royal, les assises moelleuses et le cuir de grande qualité. L’espace profite aussi de l’empattement rallongé et l’emplacement des batteries n’a aucune incidence sur le volume du coffre (496 L), qui peut également varier grâce à des sièges coulissants à l’arrière.

Sur le plan de la finition, malgré quelques plastiques encore bas de gamme, Lexus a beaucoup progressé et la qualité perçue s’en ressent. Dommage que l’ergonomie fasse appel au pire comme au meilleur, le pire avec une disposition plutôt anarchique des commandes de la console centrale et le meilleur comme le levier de vitesse en hauteur et le Remote Touch qui permet de gérer la climatisation, la navigation et la radio de façon très intuitive. Mais au-delà de ces détails, il conviendra de saluer l’excellent équipement audio Mark Levinson, la lisibilité et le graphisme du combiné d’instrumentation et le très pratique affichage tête haute.



Côté équipements, le RX 450h ne faillit pas à sa réputation de salon roulant avec de série sur le Pack Luxe : la climatisation régulée, la sellerie cuir, les feux xénon adaptatifs et les essuie-glaces automatiques, les sièges électriques, le régulateur de vitesse et un système audio CD MP3 avec commandes au volant et prise auxiliaire. Le deuxième niveau de finition rajoute pour 8 400 EUR de plus : la navigation, la caméra de recul, les radars avant et arrière, le toit ouvrant, le hayon électrique et les inserts bois. Pour l’affichage tête haute, la caméra de stationnement intégrée au rétroviseur droit, la ventilation des sièges, le système audio Mark Levinson et les feux à diodes, il faudra pousser jusqu’à la très technologique finition Pack President Techno Dynamic facturée 9 600 EUR de plus.

Double jeu

En revanche, là où le RX 450h fait la différence c’est sous le capot. Equipé de la deuxième génération du Lexus Hybrid Drive, il développe 299 ch via un V6 3,5 essence couplé à deux moteurs électriques qui fonctionnent en tandem afin d’offrir la transmission intégrale. Fort de 400 Nm de couple, le Japonais fait preuve d’une belle santé. Vif en accélérations et en reprises, il délivre en plus une sonorité plutôt plaisante. Mais son tour de force, c’est de pouvoir rouler à basse vitesse sur la seule énergie électrique, ce qui apporte sérénité et n’engendre aucune émission polluante. Le passage de l’électrique au thermique n’est visible qu’au tableau de bord et les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement 148 g de CO2/km et une consommation mixte, vérifiée lors de notre essai, tout juste supérieure à 6,0 L/100 km. Le caractère du RX est donc double, on se prend au jeu de l’économie en surveillant sa conduite et en redécouvrant les joies de flâner, mais on peut tout aussi bien se faire plaisir sur parcours sinueux grâce à une grande disponibilité de la mécanique.

Et le comportement me direz-vous ? N’en déplaisent à ceux qui pensaient trouver en lui un gros lourdaud seulement à l’aise sur autoroute, le Lexus propose un système de barres stabilisatrices actives, de série sur la finition la plus luxueuse, qui limite un peu plus le roulis et augmente la vivacité dans les changements de cap. Seuls bémols : un freinage manquant de mordant et des bruits de roulements un peu trop présents avec la monte pneumatique en 19 pouces.



Véritable coup de maître, le hybride. Mais son extrême polyvalence a un prix : de 58 900 EUR pour l’entrée de gamme à 76 900 EUR pour la version suréquipée.

À noter que son statut d’hybride lui permet d’être exonéré de TVS pendant deux ans. Au-delà, le montant annuel est de 1 480 EUR. Un argument qui ne manquera pas de séduire les sociétés respectueuses de l’environnement – ou de leur image – et de leur porte-monnaie.

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