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Léa Picosson

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Essai Mazda 3 : l’âge de raison

Lancée en 2003, la commençait à accuser le poids des ans face aux ténors et , récemment revus et corrigés. Pas facile donc pour de renouveler le pilier de sa gamme, 20 % des volumes en France et 30 % en Europe, surtout dans une catégorie aussi disputée que celle des compactes et dans un contexte économique aussi défavorable. La firme d’Hiroshima a donc décidé de garder l’esprit général tout en affirmant le caractère de son modèle. Finition, prestations dynamiques, la nouvelle 3 entend également faire mieux dans ces deux domaines. Découverte de cette nippone ambitieuse sur les routes portugaises.

Il faut reconnaître que malgré ses galbes généreux, l’ancienne ne faisait pas tourner les têtes. La nouvelle compte bien réparer ce déficit d’image et le résultat est plutôt convaincant. Grâces à une grande bouche souriante, des boucliers plus enveloppants et des hanches plus marquées la Japonaise s’affirme. Ses nouveaux feux avant plus effilés et ses optiques à diodes à l’arrière apportent leur touche de modernité. L’ensemble est dynamique, voire sportif, surtout dans la toute nouvelle finition Sport composée d’un kit carrosserie spécifique plus agressif et de jantes 17 pouces.

Avec une longueur de 4 460 mm et une largeur de 1 755 mm, la 3 fait partie des grands gabarits du segment et son empattement long de 2 640 mm profite à l’habitabilité digne de la catégorie supérieure. Le coffre quant à lui avec ses 340 L affiche un volume dans la moyenne de la catégorie.

Montée en gamme

Si les constructeurs japonais ne sont pas réputés pour apporter le plus grand soin au style de leurs habitacles, en revanche est un des rares à consentir de gros efforts à ce niveau-là ,et cela se ressent à bord de la nouvelle 3. L’ambiance est toujours un peu austère mais la qualité perçue a fait un bon en avant notamment grâce au plastique moussé qui recouvre la planche de bord. Des matériaux au toucher satin et des inserts argentés peaufinent l’ensemble avec élégance. Le nouvel emplacement des commandes et le bloc d’instrumentation plus lisible et plus sportif matérialisent les progrès en matière d’ergonomie.

Il fait bon rouler à bord de la Mazda 3 d’autant que l’équipement est complet et ce même dès la finition de base Elegance : Climatisation bi-zone, radio CD MP3, ordinateur de bord, essuie-glaces et feux automatiques, régulateur de vitesse, systèmes électroniques de sécurité en tout genre, airbags et antibrouillards. Ensuite deux choix s’offrent à l’acquéreur, la finition Sport qui en plus de ses atours extérieurs décrits plus haut propose les sièges baquets, et la finition Performance équipée de l’excellent système audio Bose et des phares directionnels bi-xénon. À noter que ces deux versions rajoutent la et le système d’ouverture et de démarrage sans clé.

Zoom-Zoom Responsable

Fidèle à son engagement de produire des voitures plus propres, a doté sa nouvelle compacte de motorisations sobres notamment en diesel avec le petit 1,6 L MZ-CD de 109 ch. Avec 119 g de CO2/km et des consommations en cycle mixte inférieures à 5,0 L/100 km, il étonne par sa santé quel que soit le régime et par ses relances vigoureuses. Le reste de l’offre diesel est occupé par le nouveau qui développe 185 ch et 400 Nm de couple. Des performances qui ne l’empêchent pas de rester neutre en termes d’émissions et raisonnable en termes de consommations : 5,6 L/100 km en cycle mixte.

Du côté des essence, la 3 opte pour les versions 1,6 L 105 ch et 2,0 L 150 ch du quatre cylindres MZR. Uniquement disponible en boîte automatique à 5 rapports, le 150 ch est souple et silencieux, mais malheureusement muselé par une transmission peu réactive.

Sur la route, on apprécie le travail fourni par Mazda au niveau des prestations dynamiques. Hormis une direction encore trop avare en informations, les trains roulants font preuve d’un grand sérieux. Le roulis est maîtrisé, les réactions vives, tout ceci étant du en grande partie aux suspensions (identiques à la version précédente) qui réussissent le bon compromis entre confort et précision. L’auto profite également d’un châssis rigidifié grâce à l’utilisation d’aciers plus résistants. Mazda annonce une augmentation à deux chiffres de la rigidité à la flexion et à la torsion par rapport à l’ancienne mouture. À noter enfin une perte de poids de 15 kg malgré des dimensions en hausse et un équipement plus riche.

Grâce à sa nouvelle personnalité, la semble avoir atteint la maturité. Ses lignes plus agressives, ses moteurs diesel performants mais économiques, sa meilleure qualité de fabrication et son comportement efficace donnent le ton de ses ambitions. Finis les rôles de seconds couteaux de la catégorie ! Pour finir, la Japonaise compte sur des tarifs étudiés : entre 19 600 EUR et 23 900 EUR. Comptez 22 400 EUR pour accéder au diesel.

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