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Léa Picosson

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Essai Mercedes Classe C 220d Coupé – Entre grandeur et petite « S »

Note finale :
15 / 20

S’il est un segment sur lequel la crise automobile a glissé comme l’eau sur les plumes d’un canard, c’est bien celui du premium. Quand de nombreux généralistes peinent à étoffer leur gamme, les marques de « prestige » multiplient les déclinaisons de leurs modèles. Ainsi, après la berline, le break, le SUV et avant le SUV coupé et sans doute un cabriolet, voici que la Mercedes Classe C se décline à présent en version Coupé deux portes. Un air dynamique indéniable, mais n’est-ce pas qu’une façade ?

Fiche Technique

Carrosserie coupé
Nombre de portes/places 3 portes / 4 places
Dimensions L/l/h en mm 4686 / 1810 / 1405
Empattement en mm 2840
Volume du coffre en L 400
Poids à vide en kg 1605
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 2143
Puissance en ch 170
Couple en Nm 400
Transmission propulsion
Boîte automatique 9 rapports
Vitesse maxi en km/h 234
0 à 100 km/h 7''5
Conso cycle mixte en L/100 km 4,7
Rejets CO2 en g/km 106
Prix (à partir de) 43 100 €
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 9
Bonus / Malus neutre

Parfois on critique la trop grande ressemblance de certaines autos au sein d’une gamme, mais c’est difficile quand le modèle est la Classe S…

 

La filiation avec la limousine Classe S était déjà prégnante sur la berline, elle est encore plus sensible sur ce nouveau coupé. Tout y est d’ailleurs. Depuis la ligne de flanc, le dessin de la silhouette ou encore les parties avant et arrière, tout est fait pour rappeler le vaisseau amiral de la marque à l’étoile, le tout dans 45 cm de moins en longueur (4,68 m). Face à ses concurrentes directes, BMW Série 4 en pleine force de l’âge et Audi A5 en fin de carrière, Mercedes entend bien profiter de l’effet nouveauté auquel, nous dit-on, le segment serait très sensible.

Du grand tourisme pour tous les jours

Après la Classe S Coupé et la GT AMG, la poupe type « fastback » fait le bonheur d’un autre modèle au sein de la gamme à l’étoile

 

Le dernier à parler aurait-il forcément raison ? Encore faut-il que la cible soit clairement identifiée. Si le style athlétique joue en la faveur du quadra dynamique, le prix évoque quant à lui l’auto qu’on s’achète pour profiter de son temps libre, une fois le dernier enfant exfiltré du cocon familial ou sa carrière professionnelle achevée.

En passant à bord de cette très civilisée Classe 220d Coupé, la très belle finition Fascination de notre modèle d’essai (+12 600 € par rapport au tarif de base) penche clairement en faveur de notre seconde hypothèse. Si l’on est bien installé, on est loin de l’ambiance sportive évoquée par la ligne. Pour cela, il faudra s’en remettre à une très exclusive version AMG dont la puissance du V8 bi-turbo peut atteindre 510 chevaux dans sa définition la plus radicale.

Ici, le quatre cylindre diesel de 170 ch de notre monture du jour, un « cœur de gamme », nous ramène à quelque chose de plus commun. Et surtout déjà vu. On est à bord de la Classe C coupé comme dans la Classe C berline, c’est-à-dire fondamentalement plutôt bien accueilli et servi par un mobilier de grande qualité. Évidemment, l’espace arrière est beaucoup plus étriqué, moins facile d’accès, mais nous en avons fait l’expérience : en dépannage et pour une distance raisonnable, deux adultes accepteront volontiers de se laisser conduire.

Avec un peu d’imagination et surtout quelques euros, la présentation peut être très exclusive. Le mobilier, lui, est identique à la berline

 

Si l’on ne peut qu’applaudir la finition et l’équipement, il nous faut aussi nous rappeler que nous sommes à bord d’une Mercedes et que, comme il fallait s’en douter, un regard sur la liste des options tempère immédiatement l’enthousiasme. En effet, même avec la version la plus huppée du catalogue, il est encore possible de rajouter 10 000 € d’équipements.

Profitons encore d’être à bord pour signaler un petit défaut d’ergonomie au niveau des deux commandes qui permettent de contrôler l’ensemble du système d’information et de divertissement. Il s’agit d’une molette associée à un pavé tactile et dont la disposition (l’un juste au-dessus de l’autre) ne joue pas en faveur de l’intuitivité. En y ajoutant un menu à la logique parfois confuse, on en viendrait parfois à renoncer à simplement vouloir changer de plage musicale, manœuvre qui gagnerait à s’opérer depuis de banales touches clairement identifiées.
Là, si vous n’êtes pas dans le bon menu, la somme des manipulations à effectuer oblige nécessairement à quitter la route des yeux un instant.

Terminons en revanche sur une bonne note en faveur des commandes de chauffage et de climatisation que Mercedes n’a pas sacrifié au tout écran. De même, la lisibilité de l’instrumentation, qui marrie la beauté classique de cadrans analogiques avec un ordinateur de bord, voire un affichage tête haute en option, reste inégalable en plus d’être esthétiquement parfaite.

L’écran perché au sommet de la console centrale est désormais un classique chez Mercedes. Dommage que naviguer dans ses menus ne soit pas plus simple.

 

Une auto à plusieurs visages

Au volant, l’expérience dépend essentiellement de la définition choisie par le client. Celui-ci peut en effet se contenter des suspensions « métalliques », typées confort et conçue pour une conduite décontractée. Les mouvements de caisse suivent tranquillement les ondulations de la chaussée. Si cela incite au premier abord à la prudence à l’amorce d’un virage, l’auto se montre en réalité très docile. Avec 1,6 tonnes sur la balance, sa prédisposition n’est de toute façon pas au sport mais plutôt au grand tourisme. Le conducteur pourra hausser l’allure sans risquer de se faire surprendre par un quelconque sous-virage trop marqué, mais c’est finalement en mode tranquille que cette auto se conçoit le mieux.

Le choix de la suspension, classique ou pneumatique, sera vraiment déterminant sur la conduite à adopter avec ce coupé Classe C

 

Bien sûr, le client pourra aussi opter pour les suspensions pneumatiques pilotées Airmatic (1300 €) qui proposent différents niveaux de souplesse selon le mode de conduite choisi. En mode sport notamment, l’auto est sensiblement raffermie. Toutefois, le confort reste prédominant tout en apportant un maintien supérieur en courbe au bénéfice du dynamisme. Autant une Mercedes Classe A, dont nous avons pu prendre le volant récemment à l’occasion de son retylage, est aussi confortable qu’une planche à roulettes, autant cette Classe C Coupé invite à la décontraction et au long voyage.

La motorisation joue aussi un rôle important dans la perception que l’on a de ce Coupé. Notre diesel de 170 ch (et 400 Nm de couple) a beau être volontaire (7,5 secondes sur le 0 à 100 km/h), il n’est pas difficile de lui préférer sa définition supérieure, 250d forte de 204 ch. Idem en essence où les 184 ch du modèle 200 déçoivent quand, gonflée à 211 ch, la même cylindrée se montre immédiatement plus homogène.

De la motorisation choisie dépend aussi la transmission associée. Si le régime est à la boîte automatique pour tout le monde, les blocs essence disposent pour le moment de la boîte 7G-Tronic Plus quand les diesel bénéficient de la nouvelle 9G-Tronic. Les blocs mazout s’avère globalement mieux adaptés à cet esprit plus civilisé et finissent par être moins bruyants à l’usage que leurs homologues essence.
Enfin question économie, nous avons relevé une moyenne de 6,5L/100 km au terme de l’essai pour notre 220d. Sans surprise, c’est plus qu’annoncé sur la fiche technique (4,7 L) mais cela reste très raisonnable au regard des prestations.

Ses moteurs essence n’étant pas favorisés par la boîte auto, la Classe C coupé s’apprécie davantage en diesel, et si possible avec le modèle 250d 204 ch.

(images constructeur)

 

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