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Léa Picosson

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Essai Mercedes Classe E Coupé : Fine lame

Tout juste un mois après la berline, nous voilà repartis sur les routes pour l’essai de la . Dévoilée au dernier , la remplaçante du CLK reprend tout ou presque de la berline comme l’esthétique, l’habitacle et les moteurs. Devons-nous pour autant nous attendre à essayer la même voiture, les deux portes arrière en moins ? Ou devons-nous au contraire nous attendre à un caractère plus sportif ? Les routes de Champagne seront seules juge.



Le n’est plus, vive la Classe E Coupé ! En effet, la dénomination CLK disparaît de la gamme afin de mieux marquer l’appartenance du coupé à la gamme E. Une appartenance qui se remarque au premier coup d’oeil car de l’avant, seule l’étoile incrustée dans la calandre permet de distinguer le coupé de la berline qui elle l’affiche fièrement au bout du capot. La partie arrière avec ses feux très enveloppants est elle aussi identique. C’est bien entendu de profil que le coupé fait la différence avec des hanches plus marquées, des lignes de caisses plongeantes vers l’avant et la disparition du montant central. Particulièrement élégant et racé, le coupé E est également aérodynamique puisqu’il affiche un Cx de seulement 0,24, un record pour une voiture de série. Équipé du pack sport , une option à environ 3 000 EUR selon les versions, notre modèle d’essai arbore un caractère encore plus sportif au travers de jupes spécifiques, de jantes 18 pouces et d’étriers de frein siglés Mercedes-Benz.

Une fois les lourdes portes ouvertes, on découvre un mobilier repris de la berline. La finition et les matériaux sont aux standards de la marque, seuls les sièges diffèrent. Plus enveloppants, ils intègrent en option un système électropneumatique qui permet de se concocter une position aux petits oignons. Autre petite attention très pratique, les ceintures avant sont montées sur une perche qui avance au moment de la mise en route ce qui évite les contorsions au moment de les boucler.

Petite nouveauté de cette , l’ambiance intérieure se décline en seulement deux versions : Elegance et Avantgarde. Proposées au même prix, elles apportent juste des mariages de couleurs différents, montants et ciel de toit clairs, instrumentation sur fond noir et tissus ton sur ton pour la première, montant et ciels de toit noirs, instrumentation sur fond argent et tissus contrastés sur base noire pour la seconde. Pour ce qui est des équipements, toutes les versions reçoivent de série la climatisation bi-zone, les sièges avant électriques, l’ordinateur de bord, les feux et essuie-glaces automatiques, l’autoradio CD MP3 avec connexion Bluetooth et le régulateur de vitesse. Pour le cuir et la , il faut aller vers la finition Executive, en série sur les motorisations V6 et V8, en option à 3 700 EUR sur les quatre cylindres.

Béni soit le mode « Sport » !

Tout comme la berline, la Classe E Coupé propose une palette de motorisations variée avec en entrée de gamme deux quatre cylindres : un 2,2 diesel (disponible en septembre) et un 1,8 essence de 204 ch chacun ; deux V6 : un 3,0 L diesel de 231 ch et un 3,5 L essence de 292 ch ; et enfin un gros V8 5,0 L pour la version E 500 de 388 ch. Notons que les V6 et V8 sont tous équipés de série de la boîte automatique à sept rapports.

Animé par le V6 essence – – notre véhicule du jour délivre sa puissance de façon très linéaire, mais déçoit un peu par son manque de punch, la faute sûrement à une transmission automatique peu réactive. Labellisé injection directe et gestion intelligente des pompes de direction et de carburant, cette mécanique annonce des consommations en baisse de 14 % par rapport à la génération précédente de V6 : 8,5 L/100 km en cycle mixte pour 199 g de CO2/km. Pourtant, ses 292 ch peinent à se faire sentir si l’on ne sélectionne pas le mode Sport du pack de conduite dynamique. Une fois activé, il transfigure le caractère de l’auto en réveillant l’ensemble moteur/boîte, les accélérations sont alors plus intenses et la sonorité teintée d’accents de V8.

Ce double visage, on le retrouve au chapitre du comportement. Certes plus réactif que la berline grâce à une empattement raccourci de 11 cm, le coupé reste, comme toute qui se respecte, un modèle de confort parfaitement amorti, privilégiant les vertèbres au détriment des sensations et de l’efficacité. Mais le fameux mode Sport parvient à réveiller cette grosse dame de 1,7 tonne. En affermissant les suspensions et en rendant la direction plus informative, il fait gagner agilité et précision à l’auto. L’agrément de conduite s’en trouve alors décuplé et on se prend vite à rêver de la future version AMG.

Disponible dès maintenant en concession, la Classe E Coupé confirme une fois de plus la capacité de Mercedes à produire des voitures élégantes, confortables, efficaces et à la qualité de fabrication de haut vol. Seulement l’univers Mercedes a un prix : 44 800 EUR pour l’entrée de gamme diesel, entre 45 700 EUR et 70 900 EUR pour l’essence. Mais gare aux options, la note peut vite s’envoler !

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