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Léa Picosson

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Essai Mercedes E 350 CDI Cabriolet : La tête dans l’é(toile)

Dernière carrosserie dérivée de la nouvelle Mercedes Classe E après la berline, le coupé et le break, le cabriolet arrive à point nommé pour le retour des beaux jours. Faisant fi de la mode du toit en dur, la Classe E mise comme sa principale concurrente, l’Audi A5, sur une bonne vieille capote en toile. Ligne aiguisée, moteur diesel puissant, confort princier, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette nouvelle étoile le tube de l’été.

Dans l’oeil du photographe

Exit les rondeurs du CLK cabriolet qu’elle remplace. La Classe E se distingue comme le reste de la gamme par des traits tendus et une silhouette élancée. Longue de 4,69 m et large de 1,78 m, la belle allemande n’est pas un petit gabarit et ses larges hanches en rajoutent un peu plus dans l’intimidation. Bourrée d’élégance, la Classe E peut être agrémentée sans vulgarité, simplement par de petites touches agressives (jantes 18 pouces, jupe avant/arrière et bas de caisse) grâce au Pack AMG (+ 3 100 EUR). Un sans-faute côté look ! Si couvre-chef en place la ligne conserve tout son équilibre, une fois l’épaisse capote rangée dans le coffre en une vingtaine de secondes, la Classe E dévoile toute sa grâce. À noter enfin que le choix de la toile n’est pas anodin car non content d’offrir un excellent confort acoustique il permet de conserver une poupe bien proportionnée.

Vie à bord

Tout comme le coupé, la Classe E Cabriolet reprend trait pour trait le mobilier de la berline. L’ensemble ne fait pas l’unanimité au sein de la profession, certains lui reprochant son manque de finesse. Certes on est loin de la douceur d’une A5, mais la finition est irréprochable et l’ergonomie, malgré la multitude de commandes, est parfaite. Et puis il y a ces petites attentions qui font les grandes autos, comme les sièges avant ventilés et munis de coussins gonflables pour se concocter une assise aux petits oignons, les perches qui vous tendent les ceintures de sécurité ou encore ce petit courant d’air chaud ( Airscarf, + 550 EUR) qui sort de l’appuie-tête par temps frais.

Vous l’aurez compris, la Classe E soigne ses occupants en matière de confort mais aussi en matière d’espace. En effet, à la différence de l’immense majorité des cabriolets, s’installer aux places arrière ne relève pas de la punition. C’est en plus très facile grâce à la fonction Easy Entry qui fait coulisser électriquement les sièges avant. Bien calés dans des fauteuils profonds et bien protégées par la ceinture de caisse, les passagers arrière peuvent en prime bénéficier du tout nouveau système Aircap (850 EUR), un déflecteur rétractable au sommet du pare-brise qui dévie le flux d’air. Bien trouvé et efficace ! Enfin, un petit mot sur le coffre dont le volume souffre moins de l’adoption de la toile et non du toit en dur, de 300 à 390 L selon la configuration.

Les équipements

À l’instar du coupé, Mercedes a opté pour une gamme simplifiée avec deux niveaux de finition, le premier offrant de série la climatisation bi-zone, l’ordinateur de bord, le régulateur de vitesse, la radio CD MP3 avec système Bluetooth et les détecteurs de luminosité et de pluie. D’office livrées en finition Executive, les versions V6 et V8 rajoutent notamment l’intérieur cuir et la navigation. Attention tout de même aux nombreuses options qui comme à l’accoutumée chez la marque à l’étoile peuvent faire s’envoler la note.

Sous le capot

Essayée en version 350 CDI, V6 3,0 L diesel, notre Classe E développe 231 ch pour 540 Nm de couple. Associé à une boîte automatique à 7 rapports particulièrement douce mais manquant un peu de réactivité, le moteur distille un agrément de haut niveau. Sa disponibilité quelque soit le régime autorise des accélérations et des reprises vigoureuses, le tout étant ponctué d’une sonorité ronde plutôt plaisante pour un bloc diesel. Certes, ses 1,8 tonnes sur la balance limitent l’entrain de la mécanique mais ses performances sont dignes d’intérêt : 250 km/h en pointe et 6 »9 au 0 à 100 km/h. Enfin côté consommations, la Classe E ne déçoit pas avec une moyenne de 8,0 L/100 km lors de notre essai. Malgré tout, nous apporterons une petite nuance car ce beau tableau ne peut cacher le manque d’émotion procuré par un cabriolet diesel d’autant que la Classe E propose une vaste sélection de blocs essence, quatre cylindres, V6, V8, de 184 à 388 ch.

Sur la route

Comme nous le disions plus haut, la Classe E Cabriolet est lourde et la bonne centaine de kilos supplémentaire par rapport au coupé se paye sur le plan du dynamisme. Malgré une rigidité rarement observée sur un cabriolet, notre monture semble moins incisive et sa direction n’est plus aussi précise. La Classe E reste quand même une formidable machine à rouler grâce notamment à un amortissement impeccable privilégiant nettement le confort. Sans prétention sportive, l’Allemande invite au voyage à allure soutenue mais raisonnable, le roulis étant bien maîtrisé et l’ensemble plutôt bien équilibré. Bon point enfin pour un freinage aussi puissant qu’endurant.

Bilan

Tout à fait utilisable au quotidien grâce à son espace, à son confort et à son vrai coffre, la Classe E perpétue avec brio la grande tradition des cabriolets Mercedes. Élégante et racée, elle offre en plus un agrément mécanique convaincant en version 350 CDI et un comportement qui va sans nul doute faire référence. Malheureusement ces bonnes manières ne sont pas à la portée de toutes bourses, comptez 46 900 EUR pour l’entrée de gamme essence et plus de 60 000 EUR pour notre modèle 350 CDI Executive avec les options.

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