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Léa Picosson

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Essai Mercedes GLK 220 CDI (2012)- « Avant j’étais carré. Mais ça, c’était avant »

ML, GL, Classe G, on peut dire que Mercedes a fait le ménage ces derniers temps dans sa gamme  de SUV et cette remise à niveau concerne aussi le petit GLK. Sur le marché depuis 2008, ce concurrent des Audi Q5 et BMW X3 est loin d’avoir connu le même succès, un peu plus de 2600 unités contre au moins le double pour ses rivaux l’an passé. Mercedes rectifie le tir avec une deuxième génération au design moins typé, à l’accueil plus raffiné et revue mécaniquement.

Trop carré, trop proche de l’antique Classe G, le look du GLK fait encore débat mais le millésime 2012  revient avec une face avant adoucie plutôt réussie. En plus des feux de jours à Leds et d’un regard plus sympathique, le plus petit des SUV à l’étoile – 4,53 m en longueur soit 10 cm de moins que les Q5 et X3 – voit sa hauteur diminuer de 3 cm (1,66 m) et son assiette abaissée de 20 mm pour un profil plus dynamique. L’objectif pour le GLK est de refaire son retard sur ses compatriotes qui tiennent le segment par le haut en essayant d’attirer une nouvelle clientèle, tout en conservant les amateurs de son style décalé.


Vie à bord

L’opération séduction se poursuit aussi dans l’habitacle avec une ambiance plus chic comparée à l’ancien mobilier très (trop) orienté tout-terrain. Les lignes de la planche de bord  gagnent en courbes, des aérateurs ronds font leur apparition et l’agencement des commandes est revu pour une meilleure ergonomie. C’est le cas notamment du levier de la boîte auto qui migre vers le volant, une petite astuce qui en plus d’être très pratique dégage de la place au niveau de la console centrale. La finition comme toujours est exemplaire et l’impression d’espace à bord du GLK est vraiment agréable. Du moins à l’avant car les places arrière sont trop étriquées et l’ouverture des portes n’est pas assez large pour faciliter leur accès. Son gabarit plus restreint, le GLK le paye également au niveau du coffre avec un volume de 450 L quand un X3 propose au minimum 550 L.


Sur la route

Toujours assemblé sur une plate-forme commune avec la Classe C, le GLK brille une fois de plus par son confort et ce malgré les jantes 19 pouces de notre modèle d’essai. Certes à vive allure sa prise de roulis est prononcée, il faut dire aussi que ce joli bébé dépasse 1,8 tonne sur la balance, mais ses suspensions souples lui permettent d’avaler la moindre imperfection de la chaussée sans que cela se ressente au niveau des lombaires. Le GLK s’accommode pourtant d’une conduite dynamique grâce à des réactions saines et à un train avant léger bien secondé par une direction précise.
Du coup, on en vient à regretter le manque de punch de notre version 220 CDI BlueEFFICIENCY de 170 ch. Malgré ses 400 Nm de couple, ce 4 cylindres 2.1 L – disponible aussi en en 143 ch et 204 ch – semble un peu à la peine en raison du poids élevé de l’engin et de sa disponibilité décevante surtout à bas-régimes. Dommage car il sait se faire discret, plutôt raisonnable côté consommation (7,0 L/100 km en moyenne lors de notre essai) et sa boîte automatique 7G-Tronic Plus est un régal de douceur.


Bilan

Vous l’aurez compris, le nouveau Mercedes GLK ne change pas fondamentalement car derrière son visage plus consensuel et ses efforts en matière d’accueil, il conserve ses points forts : confort, qualité de fabrication et look aussi distinctif que valorisant. Il n’a en tout cas aucun complexe d’infériorité à faire face aux Q5 et X3. Son prix élevé va d’ailleurs en ce sens avec ticket d’entrée fixé à 38 600 € pour le 220 CDI 170 ch. Comptez 2 400 € de plus pour la boîte auto 7 rapports, 4 100 € de mieux pour la transmission intégrale 4MATIC et encore 12 900 € pour notre modèle Fascination suréquipé.

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