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Léa Picosson

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Essai Mercedes S400 Hybrid : Pour quelques grammes de moins

Porte-drapeau de la gamme à l’étoile depuis plus de 50 ans, la S400 Hybrid, c’est son nom, entend donner des leçons d’écologie à une clientèle plus habituée aux courses à la puissance et à la technologie embarquée.

Référence incontestée du segment des grandes berlines haut de gamme devant les Lexus LS 600h, la seule à trouver grâce aux yeux des privilégiés se découvrant une conscience écologique. Passons rapidement sur son petit coup de jeune : calandre, feux, boucliers, sorties d’échappement, pour nous attarder sur son habitacle. En effet, même si la grande nouveauté reste son moteur hybride, l’atmosphère dégagée par ce salon roulant est toujours un grand moment qu’on se doit de partager. Une fois les lourdes portières ouvertes, on accède à une ambiance vraiment unique, mélange de cuir et bois précieux. Certes, ce bois est un peu tape à l’oeil, mais la finition est remarquable, le cuir recouvrant la planche de bord et le pavillon en alcantara apportent un cachet inimitable. Il n’y a pas une place décevante à bord de cette S400, les place arrière surtout en version Limousine (+ 13 cm en longueur) n’ont rien à envier à une business class et celle du passager avant permet de jouir d’un véritable fauteuil réglable dans tous les sens et de pouvoir suivre un film sur l’écran central sans gêner le conducteur. En effet, grâce à un écran double vision, conducteur et passager disposent de leurs propres informations. Le conducteur justement n’est pas en reste avec une instrumentation digitale parfaitement lisible, un assistant vision de nuit au cas où et une multitude de commandes à la disposition parfaite et à la mise en oeuvre intuitive. Moins froide que celle d’une Série 7 mais plus chargée que celle d’une A8, l’ambiance à bord de cette Classe S offre des prestations dignes de grandes berlines britanniques plus prestigieuses.

Côté équipements, la S400 Hybrid dispose des mêmes attributs que les versions V6 classiques comme la sellerie cuir, la navigation, les feux bi-xénon, la liste est impressionnante ! Elle rajoute en plus le Pack ILS avec feux de jour à LED et éclairage adaptatif, l’interface média avec prise USB, iPod, et l’éclairage d’ambiance à Led.

Un système simple et efficace

Qui ne s’est jamais trouvé dépourvu en lisant nos descriptions de certains systèmes hybrides ? Face à une Lexus qui utilise un module parallèle, la Classe S joue la carte de la simplicité avec un V6 3,5 L de 279 ch assisté d’un moteur électrique de 20 ch alimenté par des batteries au lithium-ion (une première) rechargeables lors des phases de décélération et de freinage. Monté entre la boîte automatique 7G-Tronic et le bloc thermique, le moteur électrique qui fait également office de démarreur et d’alternateur vient suppléer le V6 au démarrage et lors des phases d’accélération pour limiter les consommations. Les bénéfices du système sont multiples par rapport à une version essence S350 animée par le même V6, une puissance maxi en hausse (+ 28 ch), un couple qui grimpe à 385 Nm (+ 35 Nm), des consommations en cycle mixte inférieures à 8,0 L/100 km (S350 : 10,0 L/100 km) et des émissions de CO2 en recul, 186 g/km contre 234 g/km pour la S350.

Sur la route, la Classe S ne faillit pas à sa réputation de voyageuse au long cours, son amortissement réalise une véritable démonstration de confort à tel point qu’on a l’impression de flotter au-dessus du bitume. Pourtant, cela ne veut pas dire que la Classe S n’est pas efficace, bien au contraire. Certes son poids respectable, plus de 2 tonnes, ne la rend pas aussi agile qu’une compacte, mais ses changements d’appui sont vifs et son train avant précis. Son gabarit se fait vite oublier jusqu’au moment de croiser un tracteur sur une petite route de campagne à plus de 150 km/h et là on prend toute la mesure du piège que représente ce genre de voiture. Leur niveau de confort et de silence occulte la notion de vitesse et vous met rapidement en confiance. Trop peut-être. Heureusement que son freinage puissant et mordant est là pour rattraper ces excès de confiance.

Sur le plan mécanique, la S400 se comporte comme une version essence traditionnelle, son moteur est discret au son, mais il sait répondre présent aux sollicitations. Le surcroît de couple apporté par l’énergie électrique est sensible, mais on reste toujours un peu sur notre faim questions relances et il faut monter dans les tours pour profiter pleinement de la puissance. Sauf que là les consommations ont tendance à s’envoler et on s’écarte de l’utilisation présumée de la voiture. La S400 Hybrid n’est donc pas une voiture anémique, loin de là, son agrément est bien réel, mais son truc à elle c’est la non violence à l’image de ses passages de rapports, un peu lents mais d’une douceur incomparable. Et c’est en profitant du confort et des équipements offerts par cette Allemande aux bonnes manières, à allure raisonnable et non le couteau entre les dents que l’on atteint sans mal les consommations annoncées.

Certes, sa facture énergétique a encore de quoi faire frémir les plus farouches défenseurs de la nature, pourtant c’est avec un gros moteur que l’on obtient les meilleurs résultats en matière d’hybridation. Preuve en est certaines hybrides bien connues qui font exploser leurs consommations dès lors qu’on sort des agglomérations. Et puis précisons que pour Mercedes c’est un début et que la future S500 ira encore plus loin avec un mode tout électrique et une prise de recharge. Enfin, chez Mercedes on est pas du genre à mettre tout le monde au régime sec sous prétexte qu’on se lance dans l’hybride. On laisse le choix entre une S63 AMG voire S65 de respectivement 525 et 612 ch, et cette S400 Hybrid facturée 92 300 EUR sans les options. Comptez 5 200 EUR de plus pour la version Limousine.

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