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Léa Picosson

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Essai Mini Clubman Cooper S : Maxi Mini, mini break !

Dévoilé sous la forme d’un Cooper S dotée du 1,6 L turbo de 175 ch que nous avons choisi d’essayer. Alors le Clubman, break de style ou vraie familiale ?



Même rallongée de 24 cm (3,95 m au total), on reconnaît tout de suite la Mini. Même bouille ronde, même style chic et rétro, BMW a conservé l’essentiel. C’est de l’arrière que le Clubman fait la différence, notamment avec ses deux portes battantes qui s’ouvrent façon camionnette. Des portes qui facilitent l’accès au coffre, mais qui sont impossibles à ouvrir quand on est stationnée trop près d’un autre véhicule. Autres nouveautés, les montants latéraux qui s’habillent d’une coque en plastique obligatoirement d’une couleur différente de la carrosserie et les deux sorties d’échappement qui ne sont plus centrales mais de part et d’autre du spoiler.

Enfin, dernière particularité, la porte arrière côté droit à ouverture antagoniste. Baptisée « Clubdoor » cette petite porte facilite l’accès aux places arrière, ces dernières profitant de 8 cm supplémentaires d’espace aux jambes. 8 cm c’est aussi ce que gagne le Clubman en empattement par rapport à la berline. Afin de ne pas perturber la ligne, la poignée de cette troisième porte est invisible et nécessite l’ouverture de la porte passager. Pas très pratique !

À l’intérieur, la planche de bord est identique aux autres versions. Le dessin est sympa, surtout avec le gros compteur central qui sur notre version d’essai intégrait un GPS, une option à 2 050 € qui ne facilite pas la lecture du tachymètre. L’ambiance est soignée, à l’image des boutons type aviation au bas de la console centrale et de la lumière d’ambiance qui peut changer de couleur. Malgré tout, la qualité de certains matériaux déçoit, surtout pour une auto affichée à plus de 25 000 €. Côté confort, les sièges assurent un bon maintient, mais leur assise se révèle assez dure sur les longs parcours. Ce sont surtout les passagers arrière qui profitent des côtes plus généreuses du break, les gabarits moyens y sont enfin à l’aise. Un bémol tout de même pour la symbolique place centrale qui peut accueillir un enfant jusqu’à 49 kg. Pauvre gamin !

Passons au coffre, l’essence même d’un break. Plus grand de 100 L par rapport à la Mini classique, son volume reste inférieur à celui d’une Renault Clio 3 portes par exemple. Banquette arrière rabattue, ce dernier atteint 930 L.


Break pressé

Référence sportive de la marque, le badge Cooper S rend hommage au préparateur anglais John Cooper. Si le petit bloc 1,6 L turbo de 175 ch donne des ailes à la berline, il est tout aussi à l’aise dans le Clubman malgré son surpoids de 80 kg. Développé en partenariat avec Peugeot, ce moteur qui équipe aussi la 207 RC cumule les raffinements techniques. Turbo Twin Scroll (à double entrée) soufflant à 0,8 bar dès 1400 trs/min, injection directe, calage variable de l’arbre à cames d’admission, de quoi offrir des performances intéressantes : 7 »6 au 0 à 100 km/h et 224 km/h en pointe. Même si son régime maxi se situe à 6500 trs/min, ce bouillant 4 cylindres délivre sa force dès le bas du compte tours et de façon assez linéaire. Inutile de la faire hurler pour en tirer toute la quintessence. Jamais épuisé, il reprend avec vigueur sur n’importe quel rapport grâce à un couple de 240 Nm qui peut grimper à 260 avec l’Overboost. Le Clubman révèle donc un tempérament sportif et la sonorité flatteuse distillée par ses échappements invite à hausser le ton.



Sur la route, on retrouve avec bonheur le comportement très typé de la Mini. Même si le break perd un peu en vivacité du fait de son empattement allongé, il le récupère en stabilité à haute vitesse. Côté suspensions, la fermeté n’est pas une légende, mais sacrifier le confort est la condition d’une grande efficacité. Le Clubman vire à plat et sa direction assez directe permet de le placer avec précision. Seul point noir, la motricité est précaire surtout sur le mouillé et malgré les pneus 17 pouces (option), le train avant digère mal la puissance ce qui génère des remontées désagréables dans le volant. À noter la présence sur notre modèle d’essai du bouton Sport qui agit sur les réglages de la direction et de l’accélérateur. Le résultat est une réponse plus rapide à la pédale mais aussi une amplification du phénomène cité plus haut.

En résumé le Clubman offre des prestations dynamiques de premier ordre grâce à un moteur bagarreur et à un châssis sérieux. Et côté freinage, rien à signaler.

Enfin signalons la présence en série sur toutes les versions à boîte manuelle du Clubman du système Stop & Start qui coupe le moteur à l’arrêt afin pour diminuer la consommation et les émissions. Déroutant au départ, il devient rapidement naturel, si bien qu’on y prête plus attention.

Même si le Clubman se montre plus facile au quotidien que sa petite soeur, il n’en reste pas moins un break aux aspects pratiques limités. Fidèle à l’esprit Mini, il mise sur la beauté extérieure, plus que sur le volume intérieur. Pourtant il s’impose comme une alternative intéressante aux possesseurs de Mini qui désirait plus grand, peut-être au détriment du style. Disponible aussi avec le 1,6 L diesel de 110 ch à partir de 23 000 € et le 1,6 L essence de 120 ch à partir de 21 300 €, la Mini Clubman fait preuve d’une telle joie de vivre en version Cooper S, que son prix proche des 30 000 €, avec les options, arriverait à faire craquer les plus raisonnables.

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