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Essai Mitsubishi Colt Ralliart : Séance de rattrapage

Anciennement CZT, la Lancer et un châssis revu et corrigé histoire de faire oublier le côté brouillon de la précédente mouture. La turbulente japonaise en deviendrait-elle pour autant la nouvelle référence des petites GTI ? Réponse en essai.



Fini le look de monospace de l’ancienne génération, la Mitusbishi Colt arbore depuis le début de l’année un faciès inspiré de son aînée la Lancer. Regard énervé, grande bouche agressive en nid d’abeilles, la petite Mitsu gagne incontestablement en caractère. En revanche la partie arrière évolue peu et conserve son allure rondouillarde. Pour clore le chapitre esthétique, on notera des jantes 16 pouces, un aileron au sommet du hayon, un masque noir sur les feux arrière et des badges Ralliart sur la calandre et sur la malle, des petites attentions qui la distinguent du reste de la gamme.

À l’intérieur, l’ambiance est toujours aussi austère et la qualité perçue ne fait toujours pas partie des références. Seuls le grainage de la planche de bord, les commandes d’autoradio et de climatisation diffèrent sur cette nouvelle Colt. Dommage que Mitsubishi n’ait pas plus soigné son intérieur car le design du mobilier et l’ergonomie sont plutôt satisfaisants. Satisfaisants aussi, la position de conduite, quoique encore un peu trop haute, et le maintien des sièges sport. Soulignons enfin le pédalier alu, les seuils de porte siglés Ralliart et les fonds de compteurs blancs pour le côté sport.

Concernant les équipements, la nippone ne s’embarrasse du superflu mais offre tout de même l’essentiel : climatisation manuelle, radio CD MP3 avec prise auxiliaire et commandes au volant, régulateur de vitesse, ordinateur de bord, vitres et rétroviseurs électriques et condamnation centralisée par télécommande.

À l’attaque !

Le morceau de choix de cette 1,5 L turbo fait preuve d’un tempérament explosif et accompagne ses montées en régime d’une sonorité rauque vraiment agréable. Fort de 150 ch et d’un couple de 210 Nm, il pousse fort du début à la fin et permet à l’auto d’afficher des performances canon pour la catégorie: 7 »4 au 0 à 100 km/h et 210 km/h en pointe.

Jusque-là rien de nouveau donc, l’agrément mécanique était déjà présent sur la CZT, les reproches concernaient surtout ses prestations routières. Et de ce point de vue, la Ralliart a retenu la leçon. Suspensions avant et arrière (ressorts, fixations, butées), barre antiroulis majorée, caisse rigidifiée, les liaisons au sol ont été entièrement modifiées et cela se ressent dès les premiers tours de roues. Le confort est toujours précaire sur routes dégradées, mais désormais l’efficacité fait partie de son cahier des charges, sans toutefois atteindre l’excellence d’une Twingo RS. Grâce à une direction précise, la Colt mord la corde sans sous-virage et roulis excessif. Le plaisir ne tarde pas à arriver d’autant qu’à son volant on peut enfin attaquer sans craindre les réactions brutales provoquées par l’ESP trop intrusif du cru précédent.



Plus agressive côté look, plus rigoureuse côté châssis et toujours aussi performante, la Mitsubishi Colt opère un retour remarqué. Reste à savoir si son label Ralliart, qui rappelle le passé glorieux de la marque en compétition, suffira à faire la différence face à des concurrentes à l’image de marque plus prestigieuse. Nul doute en revanche que son prix serré – 17 890 EUR – parviendra à faire oublier ses petits défauts qui au final la rendent si attachante.

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