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Léa Picosson

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Essai nouveau Renault Grand Scénic : Le retour du roi

Reprendre la première place du segment au , tel est l’objectif affiché du nouveau . Une place perdue depuis l’année dernière après plus de dix ans d’une écrasante domination. Dévoilée au dernier , cette troisième génération arrive dans un premier temps en version longue – – cinq ou sept places, la version courte n’arrivant qu’au mois de juin. Modularité, espace, finition, comportement, cette nouvelle mouture entend faire mieux que son prédécesseur sur tous les plans. Verdict en essai.



Avec plus de 3 millions d’unités vendues en Europe depuis sa sortie en 1996, le Scénic est un des piliers de la gamme . Cette troisième génération n’a donc pas le droit à l’erreur et cela commence au niveau du style. Certes, l’ensemble manque encore d’originalité, mais il est censé plaire au plus grand nombre et a le mérite d’afficher plus de caractère que le précédent. En accord avec celles de la , les lignes sont plus fluides, plus harmonieuses, plus dynamiques aussi à l’image du pli de tôle qui coure de l’avant à l’arrière et qui souligne ses hanches plus marquées. Enfin, les feux arrière, en forme de boomerang, symbolisent la signature stylistique de ce nouveau Scénic.

Fromage…

Mais plus qu’une gueule, le c’est avant tout un habitacle et, dans ce domaine, les progrès sont considérables. Avec 7 cm de plus en longueur et un empattement allongé de 34 mm, l’espace de vie est plus que généreux. Une impression renforcée par les larges surfaces vitrées. Les ambiances et les matériaux ont été choisis avec soin, la finition est impeccable, le monospace au losange est sans aucun doute monté en gamme. Mention spéciale au nouveau , un système intégré simple d’utilisation facturé moins de 500 EUR , et à l’écran TFT au sommet du tableau de bord. Paramétrable à loisir, ce dernier regroupe toutes les informations nécessaires de façon lisible et très graphique.

Pour ce qui est du confort, a également fait des efforts, la position de conduite, toujours en hauteur, est désormais moins typée utilitaire, et les nouveaux appuie-têtes « grand confort » offrent un maintien excellent. Les passagers arrière ne sont bien sûr pas en reste car en plus de rangements dont le volume total dépasse les 90 L, ils disposent de sièges indépendants et coulissants sur 17 cm. Une caractéristique qui facilite l’accès et l’espace aux assises du rang 3, si vous optez pour la version sept places. Désormais deux adultes peuvent s’y installer sans risquer le tour de rein et sans avoir les genoux dans le menton.

Enfin, le volume du coffre a encore été augmenté, en version sept places et selon la configuration choisie il peut passer de 208 L (rang 3 en place) à 564 L (rang 3 plié), et même jusqu’à 2 063 L (rang 2 retiré).

Articulée autour de cinq finitions – Authentique, Expression, Dynamique, Privilège et Jade – la gamme propose de série la climatisation manuelle, six airbags, l’ESP, le régulateur de vitesse et la radio CD MP3. Le deuxième niveau d’équipement est plus riche de la climatisation bi-zone, du frein de parking électrique, des rétroviseurs électriques et des feux et essuie-glaces automatiques. Pour les antibrouillards, les radars de recul et les jantes 16 pouces, il faudra opter pour la finition Dynamique. Le niveau Privilège rajoute l’ingénieuse console centrale coulissante, la surveillance de la pression des pneus et les radars avant. Pour finir, le cuir, les sièges chauffants, les jantes 17 pouces et le toit ouvrant sont réservés à la finition Jade.

… et dessert

Sur les dix dernières années, les progrès des monospaces en matière d’agrément de conduite ont été considérables pour se rapprocher toujours plus des berlines. Le incarne au mieux cette évolution. Tout d’abord en matière de motorisation avec une gamme variée allant de 110 à 143 ch en essence et de 105 à 160 ch en diesel. Essayé en version essence avec le tout nouveau – un petit quatre cylindres 1,4 L turbo – le Scénic sait rester souple et silencieux mais manque toutefois de pêche en reprises et en accélérations. En revanche, le diesel dCi 160 ch lui convient beaucoup mieux et n’a aucun mal à tracter avec vigueur les 1,5 tonne de l’auto. Très plaisant, ce bloc est pourtant pénalisé par un malus de 750 EUR et des consommations frisant les 8,0 L/100 km en cycle mixte. Et pour la boîte automatique il faut se rabattre sur le dCi 150 ch.

Sur la route, le vire à plat, ses trains roulants hérités de la Mégane lui confèrent précision et rigueur. Grâce à des suspensions aussi confortables qu’efficaces, il filtre les aspérités de la route tout en limitant la prise de roulis. Bien sûr, du fait de son gabarit généreux il ne surpasse pas les lois de la physique, mais le plaisir de conduite est enfin au rendez-vous. On notera également les progrès de la direction qui a perdu par bonheur un peu de son toucher artificiel.

Plus grand, plus pratique, mieux fini et plus à l’aise sur route, le nouveau Grand Scénic rempli parfaitement son contrat et semble bien armé pour reprendre son trône. Les clients sont désormais seuls juges, le style et la fidélité à une marque feront la différence entre lui et son rival aux chevrons. Notre préférence reste du côté du C4 Picasso pour sa ligne originale et son immense toit vitrée.

Enfin question tarifs, a soigné son offre puisque la note est identique, voire légèrement moins élevée selon les versions, entre 20 400 EUR et 32 200 EUR. Comptez 700 EUR de plus pour la troisième rangée de sièges.

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