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Léa Picosson

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Essai Opel Insignia Sports Tourer CDTI 4×4 – Première étoile

Le timing est parfait ! Pile au moment où la France se recouvre d’un manteau blanc, Opel nous propose de prendre la direction des Alpes pour essayer son Insignia Sports Tourer diesel équipée de la transmission intégrale Adaptive 4×4. Proposées jusqu’ici sur les puissants moteurs essence de la gamme, les quatre roues motrices s’invitent sur le 2.0 CDTI 160 ch. Un choix judicieux car l’Allemande démontre d’étonnantes capacités sur sol glissant.

Des prestations haut de gamme et un équipement généreux

Commercialisée dans une période difficile pour Opel, l’Insignia se révèle un beau succès commercial avec plus de 280 000 commandes en Europe depuis son lancement. Particulièrement bien dessinée, l’Insignia sert désormais d’inspiration au reste de la gamme Opel. Il faut dire qu’avec son profil de coupé, elle renoue avec un design émotionnel qui avait fait défaut à la marque pendant longtemps. Si les lignes du break sont également réussies, notre préférence va à la berline pour sa silhouette plus élancée. Malgré sa poupe massive, le break se rattrape par à un volume de chargement supérieur compris entre 540 et 1 530 L.

Côté accueil, l’Insignia ne démérite pas avec un habitacle spacieux et confortable. Encore en retrait en matière de finition par rapport à certaines de ses compatriotes, l’Insignia rend une copie tout à fait honorable avec des matériaux de qualité et des assemblages précis. Pour une fois, on apprécierait même un peu de sobriété, certaines ambiances claires associées aux plaquages bois font un peu trop « bling bling ». Au chapitre équipement, la version diesel 4×4 est disponible à partir de la finition Cosmo avec de série la climatisation bi-zone, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD MP3, les feux et essuie-glaces automatiques, le régulateur de vitesse et l’aide au stationnement avant et arrière. Pour le cuir, la navigation et les feux bi-xénon, il faudra se tourner vers la finition Cosmo Pack 2 650 EUR plus chère.

Une belle maîtrise sur la neige

Disponible jusqu’ici en essence (2.2 turbo et V6 2.8), la transmission intégrale était condamnée à l’anonymat. Mais le fait de la proposer pour la première fois sur un moteur diesel, le 2.0 CDTI 160 qui représente 40 % des ventes d’Insignia diesel, se révèle être un bon choix. Tout d’abord parce que cette mécanique s’avère la plus convaincante de la gamme malgré son côté bruyant. Forte de 160 ch et 350 Nm de couple, elle offre un réel agrément. Les performances le prouvent avec 10 »6 au 0 à 100 km/h et 210 km/h en pointe. Ensuite parce que l’association avec la boîte manuelle à 6 rapports est toujours plus intéressante qu’avec une boîte automatique, surtout sur la neige où le frein moteur est primordial.

Capable de répartir le couple à 100 % du train avant au train arrière et à 100 % de la roue gauche à la roue droite sur l’essieu arrière grâce au différentiel eLSD, le système Adaptive 4×4 qui équipe l’Insignia se montre fort efficace. Notons que nos modèles d’essai étaient équipés de pneus neige ce qui facilite la tâche. Mais quand même, la voiture évolue tout en souplesse, les pertes d’adhérence étant presque imperceptibles. Le pouvoir directionnel est parfaitement sauvegardé et le freinage quasiment aussi efficace que sur route sèche. Même en s’essayant à quelques figures libres, ce qui n’est pas si simple tant l’auto semble posée sur des rails, l’Insignia réagit sainement et progressivement ce qui démontre aussi un bel équilibre. On signalera simplement une vivacité en retrait par rapport à une simple Insignia deux roues motrices du fait de la transmission 4×4. Sur chaussée moins périlleuse, l’Insignia se révèle toujours confortable même si sa gestion des irrégularités de la route n’est pas aussi fluide que la concurrence malgré le châssis adaptatif FlexRide. Notons enfin que le système Adaptive 4×4 analyse l’état de la route en continu. Il passe donc en mode quatre roues motrices lorsqu’il détecte des pertes d’adhérence et reste en mode traction quand la route est sèche afin de préserver les consommations.


Pour un peu plus de 30 000 EUR (à partir de 32 650 EUR, break + 1100 EUR), Opel nous offre une voiture spacieuse, confortable, bien équipée, à l’agrément certain et au comportement efficace et sécurisant. Seul Skoda parvient à rester dans la même gamme de prix avec sa Superb TDI 170 4×4. Météo capricieuse, vacances au ski en approche, il n’est pas encore trop tard pour commander son Insignia CDTI 4×4 au Père Noël.

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