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Léa Picosson

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Essai Opel Meriva 2 diesel CDTI – Attention à la ligne !

Commercialisée au début de l’été, la deuxième génération d’Opel Meriva s’est contentée jusque-là d’une offre moteur limitée et à majorité essence. Hors pour rivaliser face aux Citroën C3 Picasso et Renault Modus, le diesel est indispensable. Opel comble aujourd’hui ce manque avec ses 1.7 CDTI 110/130 ch et 1.3 CDTI ecoFLEX 95 ch qui feront sans nul doute le gros des ventes. Rapide prise en main de ces différentes versions.

Dans l’oeil de photographe

Dire que le Meriva II est réussi ne relève pas de l’exagération. Il faut dire que face au peu de caractère de l’ancien, le nouveau tranche avec une silhouette dynamique et ses nouvelles dimensions (4,28 m de long pour 1,81 m de large) le rendent plus imposant. Le petit monospace Opel a grandi et n’est plus très loin d’un Renault Scénic, seulement 6 cm plus long et 3 cm plus large. Côté design, la parenté entre le Meriva et les dernières berlines de la marque (Astra, Insignia) est claire mais le monospace allemand tient à se démarquer par ses portes arrière antagonistes FlexDoors. Certes le principe n’est pas nouveau mais facilite véritablement l’accès aux places arrière et fait toujours son petit effet auprès des passants.

Vie à bord

Une fois de plus entre l’ancien et le nouveau Meriva, c’est le jour et la nuit. La qualité perçue fait un bon avant et le dessin du mobilier est vraiment inspiré. Les coloris sont bien choisis et les matériaux agréables au toucher. Malgré tout, Opel accuse un certain retard en matière de finition par rapport aux autres marques allemandes. La faute à des ajustements imprécis et à une ergonomie perfectible. Dommage car le Meriva frise le sans-faute côté accueil avec un espace généreux et une modularité ingénieuse. Repris de la première génération, le système FlexSpace permet de passer de deux à trois places à l’arrière en un tour de main. Petit plus du nouveau Meriva, le FlexRail (pas facile de s’y retrouver avec tous ces « Flex » !) qui permet de faire coulisser des rangements sur deux rails disposés entre les sièges. Enfin, un petit mot sur le coffre dont le volume se situe dans la moyenne avec 400 L.

Les équipements

La gamme Opel Meriva s’articule autour de quatre finitions : Essentia, Enjoy (+ 1700 EUR), Cosmo (+ 1 400 EUR) et Cosmo Pack (+ 1 200 EUR). Représentant près de la moitié des ventes, la version Cosmo dispose en série de la climatisation automatique, du régulateur de vitesse, de l’autoradio CD MP3, de l’ordinateur de bord, du frein de parking électrique et du système FlexRail.

Sous le capot

Avec une offre moteur allant de 75 à 130 ch en diesel, l’Opel Meriva balaye large c’est le moins que l’on puisse dire. Ses dimensions nous avaient déjà mis la puce l’oreille mais son champ d’action ne se limite pas à ses concurrents de catégorie. Les monospaces compacts du segment supérieur sont aussi dans sa ligne de mire. Dans sa version « écolo » 1.3 CDTI EcoFlex, le Meriva apparaît clairement sous-motorisé. Certes ses consommations et ses émissions sont faibles (4,5 L/100 km – 119 g/km) mais l’agrément aussi. Convaincant sous le capot d’une Corsa, le petit 1.3 de 95 ch peine à mouvoir les 1,4 tonne du Meriva. Et comme il ne faut pas hésiter à le brusquer pour disposer d’un répondant suffisant le niveau sonore s’emballe. À peine plus vaillante et avec 100 kg de plus à traîner, la version 1.7 CDTI 110 ch se démarque grâce à son couple de 280 Nm. L’agrément n’est toujours pas au rendez-vous mais le Meriva peut se rassurer car un C3 Picasso ne fait pas mieux à puissance équivalente. L’offre la plus cohérente s’avère être le 130 ch. Seulement 600 EUR plus cher que le 110 ch, ce dernier démontre un fort tempérament et le poids de l’auto n’est plus un fardeau. Les chiffres confirment sa bonne santé avec 9 »9 au 0 à 100 km/h et 196 km/h en pointe. Nous regrettons simplement qu’un petit monospace ait désormais besoin de 130 ch pour offrir un soupçon de plaisir de conduite.

Sur la route

Peu confortable et peu efficace, l’ancien Meriva n’avait pas laissé un souvenir impérissable en matière de comportement. La nouvelle mouture corrige le tir avec un tempérament clairement orienté confort. L’amortissement est prévenant et met les occupants à l’abri des tracas de la route. Mais ce foutu poids reste l’ennemi du Meriva qui malheureusement n’est pas le plus agile des monospaces de son segment. Tout aussi confortable, le C3 Picasso se montre plus précis et mois sensible au roulis. Le Meriva n’en reste pas moins une voiture efficace à partir du moment où on l’utilise convenablement, c’est-à-dire comme un bon père de famille.

Bilan

À trop vouloir en offrir, l’Opel Meriva se retrouve aux frontières de deux catégories, celle des minispaces et celle des monospaces compacts. Les dimensions, l’accueil et l’équipement sont dignes du niveau supérieur tandis que les prestations dynamiques ne font même pas figure de référence au niveau inférieur. Mais pour atteindre son objectif de 20 000 unités en 2011, environ 1/5 du marché des petits monospaces en France, Opel mise sur des tarifs attractifs en diesel, à partir de 17 650 EUR pour le 95 ch et 19 900 EUR pour le 110 ch.

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