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Léa Picosson

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Essai Peugeot 108 – Une puce presque savante

Note finale :
15 / 20

En attendant l’arrivée du duo Twingo 3/Smart 3, le Groupe PSA et Toyota ont choisi de renouveler leurs mini-citadines 108, C1 et Aygo. Première à passer entre nos mains, la lionne mise sur un esprit classique et chic, presque bourgeois, qui tranche avec la très basique 107 qu’elle remplace. Mais cette recette qui fonctionne si bien sur les dernières Peugeot (208, 2008, 308) est-elle aussi convaincante dans moins de 3,50 m ?

Fiche Technique

Carrosserie mini citadine
Nombre de portes/places 5 portes / 4 places
Dimensions L/l/h en mm 3475 / 1615 / 1460
Empattement en mm 2340
Volume du coffre en L 180
Poids à vide en kg 865
Type 3 cylindres
Cylindrée en cm³ 1199
Puissance en ch 82
Couple en Nm 116
Transmission Traction
Boîte manuelle 5 rapports
Vitesse maxi en km/h 170
0 à 100 km/h 10"9
Conso cycle mixte en L/100 km 4,3
Rejets CO2 en g/km 99
Prix (à partir de) 13 700 € (Allure)
Energie essence
Puissance fiscale en CV 4
Bonus / Malus Bonus 2000 €

 

Profiter de la dynamique positive des modèles en « 8 » pour succéder à une 107 écoulée à 820 000 unités depuis 2005, telle est la mission de cette nouvelle 108. Une tâche délicate car la puce de Sochaux a du composer avec des moyens limités, elle conserve  notamment les bases techniques de sa devancière, et toujours une production mutualisée avec les Citroën C1 et Toyota Aygo en République Tchèque.

Cette fois la 108 se différencie davantage de ses cousines, chacune ayant souhaité marquer son appartenance à un blason et non à un projet industriel commun. Elle s’offre ainsi un regard aiguisé, un bouclier plus travaillé et une calandre valorisante, le tout pour une face avant de caractère qui s’inspire très nettement des 2008 et 308. Autre élément signature des Peugeot actuelles, les feux arrière laissant apparaître des griffes.

La 108 ne révolutionne pas le genre, mais grâce à cet esprit plus « corporate » souhaite attirer les habitués du segment A à la recherche d’une voiture à l’allure moins bas de gamme. Elle fait aussi de l’œil aux clients de la catégorie supérieure qui désirent une voiture plus petite sans pour autant renoncer à toute forme de style.

Côté dimensions, cela se joue à quelques cm par rapport à la 107. La 108 reste sous la barre des 3,50 m (3,47m) en version 3 ou 5 portes, et fait toujours de la ville son terrain de jeu favori grâce à son petit 1,61 m en largeur et son rayon de braquage de 4,80 m.

A noter que Peugeot annonce une habitabilité supérieure sans avoir modifié l’empattement (2,34 m), mais cela ne saut pas vraiment aux yeux une fois installé. Le coffre, dont l’accès est toujours étriqué, gagne pour sa part en volume pour passer de 130 L à 180 L.

Un positionnement délicat

A première vue, la Peugeot 108 n’a plus grand chose à voir avec la 107, qui n’ayons pas peur des mots évoluait dans un registre low-cost. A première vue seulement.

En effet, on apprécie son nouveau toit souple repliable (108 Top ! + 1200 €), on apprécie aussi l’apparition d’équipements au goût du jour comme la climatisation automatique, l’écran multimédia tactile ou encore la caméra de recul. La 108 se dote même d’un GPS grâce à un astucieux subterfuge baptisé Mirror Screen En connectant votre smartphone au système embarqué, ce dernier en devient le miroir et vous pouvez ainsi profiter de vos applications et notamment de la navigation. Compatible en théorie avec les systèmes Android et Apple, son utilisation est simple mais son fonctionnement s’avère aléatoire, voire nul dans les zones non couvertes par la 3G.

Néanmoins il y a quelque chose qui cloche dans cette 108. Malgré un mobilier modernisé et une qualité perçue nettement en hausse, on sent bien que nous ne sommes pas à bord d’un modèle haut de gamme. Son positionnement serait-il trop ambitieux ? Certaines parties de la carrosserie sont apparentes, les assises sont minces, l’insonorisation légère, des prestations qui ne collent pas vraiment avec le discours de la marque.

Une jolie bouille, des plastiques choisis avec plus de soin et des équipements qui brillent  comme une sellerie cuir, une peinture bi-ton et un programme de personnalisation (7 thèmes au choix à partir de 110 € pour l’intérieur et 390 € pour l’extérieur) ne suffisent pas pour faire du premium. Nous sommes certes face à une un modèle accueillant et bien doté mais nous n’avons pas encore affaire à une citadine chic.

Finitions/ équipements : du plus spartiate au plus complet

La gamme 108 s’articule autour de quatre finitions dont voici les principaux équipements:

– Access : 6 airbags, direction assistée, feux de jour à Leds, ordinateur de bord

– Active (+ 1100 €) : vitres avant électriques, limiteur de vitesse, radio, Bluetooth, verrouillage centralisé par télécommande

– Allure (+ 2300 €) : climatisation manuelle, caméra de recul, écran tactile 7’’ avec fonction Mirror Screen, antibrouillards, compte-tours, jantes alliage 15’’

– Féline (+ 2000 € uniquement 1.2 L 82 ch) : clim auto, accès et démarrage sans clé, feux et essuie-glaces automatiques, sellerie cuir

Plus de confort et de polyvalence

Comme nous l’évoquions plus haut, la 108 repose sur la même plate-forme que la 107. Peugeot a toutefois apporté de nombreuses modifications en améliorant notamment les liaisons au sol (suspensions, barres anti-dévers). Cela se sent immédiatement à la conduite avec une direction plus précise – pas encore assez mais d’un bon niveau pour le segment – et surtout un amortissement plus prévenant.
Le confort est amélioré, à basse vitesse notamment où la 108 ne percute plus comme sa devancière. Question comportement, elle semble avoir profité enfin de la fameuse patte Peugeot. Cela ne suffit pas à en faire une routière accomplie, elle se couche toujours un peu en courbe, mais ce nouveau dynamisme lui ouvre d’autres horizons que le centre-ville.

Cela tombe plutôt bien car la 108 hérite d’un nouveau moteur, le 3 cylindres 1.2 VTi 82 ch de la 208. Avec moins de 900 kg sur le dos, il délivre un joli tempérament.  Ses montées en régime sont vigoureuses et ses relances permettent à la 108 d’envisager les longs trajets.
L’ancien 3 cylindres 1.0 L 68 ch d’origine Toyota , toujours présent dans la gamme mais remanié pour l’occasion, n’offre pas cette polyvalence même s’il se montre plus doux. A part sur autoroute où le 82 ch se révèle moins à la peine, le caractère de la 108 n’est pas transfiguré d’une motorisation à l’autre. La différence est d’ailleurs mince au catalogue (650 €), et l’est aussi sur le terrain des consommations avec autour de 7.0 L/100 km sur un parcours où nous n’avons pas joué l’éco-conduite.

Enfin, si le moteur le plus modeste peut recevoir en option la boîte robotisée ETG5 (non-essayée), les deux sont associés en série à une transmission manuelle à la commande imprécise et aux rapports trop longs.

 

 

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