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Essai Porsche Boxster S : l’art et la manière

À l’heure où Porsche Boxster S. Évidemment parce que ça nous fait plaisir mais aussi pour voir s’il est toujours dans le coup face à une concurrence agressive. Lancée en 2004, la deuxième génération du Boxster S n’a connu qu’une seule évolution, à savoir le passage de 3,2 L à 3,4 L de cylindrée pour un gain de 15 ch en 2007. Cela sera-t-il suffisant pour demeurer la référence des roadsters sportifs ?



Critiqué au début de sa carrière par les puristes, le Boxster a su s’imposer comme une Porsche à part entière. S’il constitue l’entrée de gamme chez le constructeur, il n’est en aucun cas une Porsche au rabais. Première preuve, sa ligne qui comme toutes les productions de Stuttgart a ce petit goût d’intemporalité que les années ne peuvent altérer. Même après 4 ans d’existence, il n’a pas pris une ride. Rappelons que la deuxième génération de SLK, lancée elle aussi il y a 4 ans vient de subir un restylage.

Élégant et racé, le Boxster reprend les codes stylistiques de la marque et ne peut nier sa parenté avec sa majesté 911. Il y a pire comme référence ! Musclé sans trop en faire, il affiche même une certaine discrétion.

Deuxième preuve, son habitacle, identique à quelques détails près à celui de la 911. Excusez du peu ! La finition et la qualité des matériaux ne souffrent aucune critique. L’ergonomie est parfaite, toutes les commandes tombent sous la main et le maintien des sièges est remarquable. La rigueur allemande n’est pas une légende ! Si le Boxster n’a pas cédé à la mode du toit rigide rétractable, la capote en toile dont il est équipé inspire la confiance, une impression confirmée par l’absence de bruit d’air même à haute vitesse. En outre, son système d’ouverture est très simple et très rapide.

Seul bémol, si notre modèle d’essai était « full » options, pour une auto dont le prix débute à 55 940 €, la liste des options est longue comme un jour sans pain. Même la climatisation automatique ne fait pas partie de la dotation de série.



Équilibriste

Comme toute Porsche qui se respecte, le Cayenne étant un cas à part, le Boxster fait appel au flat 6 maison. Cubant à 3,4 L dans notre roadster, il développe 295 ch pour un couple de 340 Nm. Grâce à un poids contenu de 1 355 kg, le Boxster est capable d’un 0 à 100 km/h en 5 »4 et de dépasser les 270 km/h en pointe. Mais au-delà des performances, c’est le caractère de ce moteur qui est enthousiasmant. Souple à bas régimes, il déclenche une véritable tempête à partir de 4 500 trs/min. Dès lors la poussée ne s’arrête jamais. Et que dire de la sonorité ! Un hymne au plaisir de conduite et à l’automobile en général. À noter aussi l’excellence de la boîte de vitesses, la commande est ferme mais précise et l’étagement parfait.

Si le Boxster fait preuve de rigueur dans sa présentation, il fait de même dans son comportement. Roadster à double visage, il étonne par sa facilité de prise en main mais aussi par sa précision à chaque instant. Utilisable au quotidien, le Boxster s’avère être un allié de choix pour les petites balades musclées. Tranchant dans ses trajectoires grâce à une direction précise, il fait preuve d’un équilibre déconcertant. La prise de roulis est inexistante et les aides électroniques en veille, il permet toutes les facéties sans aucune appréhension. Les dérives sont maîtrisables et sans surprise. Ce côté gentil la semaine et méchant le week-end, il le doit aussi à sa suspension, assez ferme pour garantir une très grande efficacité, mais pas trop pour assurer la survie de vos vertèbres. Le freinage est quant à lui au-dessus de tout soupçon. L’excellence de Porsche dans ce domaine n’est plus à démonter. Le système est puissant et endurant à tel point que l’option carbone/céramique à plus de 8 000 € ne paraît pas indispensable.



Difficile donc, de trouver des défauts à la « petite » Porsche. Si parfois on souhaiterait plus de chevaux dans un châssis remarquable ou inversement un châssis plus rigoureux pour supporter une mécanique de haut vol, rien de tout cela au volant du Boxster tant les deux sont en osmose. Sorte d’accord parfait, le bouillant cabriolet Porsche démontre une fois de plus le savoir faire du constructeur en matière d’automobiles sportives. Aussi bien armée soit la concurrence, il ne sera pas aisé, pour ne pas dire impossible de détrôner le Boxster S. L’égaler serait déjà une victoire. À bon entendeur salut !

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