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Léa Picosson

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Essai Renault Kadjar 1.6 dCi 130 4WD – Le gendre idéal

Note finale :
14,5 / 20

« Vivez plus fort », tel est le slogan du spot TV dédié au nouveau Renault Kadjar, diffusé depuis quelques jours. Les équipes de la marque martèlent d’ailleurs à l’envie les mots « aventurier » et « évasion » au moment d’en faire l’article.
Attention toutefois à rester sobre, au risque de désorienter le public qui sera sans doute nombreux aux portes ouvertes de lancement ce week-end. Car de notre côté, nous lui avons trouvé bien d’autres qualités que celle d’un baroudeur.
 

Fiche Technique

Carrosserie Crossover
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4449 / 1836 / 1607
Empattement en mm 2646
Volume du coffre en L 472
Poids à vide en kg 1536
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1598
Puissance en ch 130
Couple en Nm 320
Transmission intégrale
Boîte manuelle 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 190
0 à 100 km/h 10''5
Conso cycle mixte en L/100 km 4,9
Rejets CO2 en g/km 129
Prix (à partir de) 31 300 € (finition Zen)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV NC
Bonus / Malus neutre

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Placer le Kadjar dans le Top 5 des ventes en France aux côtés de son petit frère Captur, c’est assurément un objectif pour Renault. Mais en dézoomant pour atteindre le niveau supérieur, le marché européen, nul doute que la place de leader du segment occupée actuellement par le Nissan Qashqai doit être surveillée de près du côté du losange.

Et en agrandissant encore le spectre ? On mesure alors l’appétit du Kadjar – annoncé dans 70 pays dont la Chine grâce à une production locale (2016) en partenariat avec Dongfeng – pour une part de l’énorme gâteau que représentent les crossovers à l’échelle mondiale : 9 millions d’unités par an.
 

Quand Renault joue la prudence…

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Attention, le Kadjar ne remplace pas le Koleos. Ce dernier aura bien un remplaçant au gabarit plus important

 

Mais alors quels arguments met-il en avant ? Pas l’originalité c’est certain, mais ce n’est pas un reproche car lequel de ses concurrents sort véritablement du lot ? Un Range Rover Evoque peut-être, toutefois peut-on encore parler de concurrence quand les prix du SUV britannique démarrent là où ceux du Kadjar ne vont même pas ?

Cela ne l’empêche pas d’arborer un dessin réussi, mais cela on n’en doutait pas compte tenu des dernières productions de la marque imaginées sous la houlette de Laurens Van Den Acker. Une forte personnalité se dégage de la face avant, elle rappelle d’ailleurs celle du récent Espace.

L’ensemble met l’accent sur le dynamisme avec des courbes bien inspirées au niveau du capot et des épaulements. Le tout assurera au Kadjar une bonne popularité et fait d’autant plus ressortir le poids des ans sur des rivaux tels que les Peugeot 3008 et Volkswagen Tiguan.

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Un mot sur le gabarit afin de bien situer le Kadjar dans son segment: avec 4,45 m en longueur, il égale un Kia Sportage et dépasse de 7 cm le cousin Qashqai.
 

…et ne se trompe pas

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A puissance équivalente, il faudra privilégier le diesel dCi pour obtenir un agrément convenable

 

On dit « cousin » pour désigner le crossover star de Nissan mais on pourrait presque parler de « frère » tant il prête des éléments au Kadjar, à commencer par sa plate-forme. Baptisée CMF C/D, cette dernière sert également au nouvel Espace et au Nissan X-Trail.

Renault met pourtant l’accent sur une volonté farouche d’offrir à son modèle une identité propre, mais sur la route les ressemblances sont évidentes. On retrouve notamment les mêmes petits défauts comme ce flou dans la direction ou encore cette petite faiblesse dans la gestion des mouvements de caisse et de la prise de roulis.

Et des qualités communes, la plus évidente et encore plus marquée sur le Kadjar, le confort. Accentué par des assises irréprochables, ce dernier fait du crossover au losange une nouvelle référence du segment. Même avec les jantes 19 pouces de notre modèle d’essai, même à basse vitesse, la filtration des irrégularités est excellente.
Autre motif de satisfaction, l’insonorisation, puisque le moteur essence 1.2 TCe 130 ch est quasiment inaudible et le diesel 1.6 dCi 130 ch semble plus discret que sur d’autres modèles du groupe.

La transition est donc toute trouvée pour vous parler des moteurs qui, soyons honnêtes, ne nous ont pas tous donné satisfaction. En effet, la version essence 130 ch mise à notre disposition nous a confirmé une fois de plus le mal que rencontre Renault à offrir du tempérament à ses blocs downsizés. Malgré sa puissance respectable et son turbo, le 1.2 TCe ne se réveille que haut dans les tours et son couple de 205 Nm est un peu léger pour offrir des relances satisfaisantes. Il n’est pas aidé non plus par des rapports de boîte qui traînent en longueur.

Avec près de 200 kg de plus (1536 kg) et une puissance équivalente, la version 1.6 dCi 4 roues motrices se révèle pourtant mieux-disante. Ses 320 Nm de couple sont un plus indéniable pour les reprises. On notera toutefois un creux assez marqué à bas régimes et des vibrations toujours sensibles. Côté consommations, les valeurs sont raisonnables avec une moyenne de 7,1L/100 km sur notre parcours (4,9 L officiellement).

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Seule l’entrée de gamme diesel, dCi 110 ch, peut bénéficier en option de la boîte auto

 

Un mot sur la transmission : seul le dCi 130 ch peut recevoir un système intégral en option (1000 €). Ce dernier propose trois modes réglables via une molette placée à côté du levier de vitesses : 2WD (seules les roues avant sont motrices), Auto (jusqu’à 50 % du couple est transféré automatiquement sur les roues arrière en cas de perte d’adhérence) et Lock (répartition équitable du couple entre les roues avant et arrière). A noter que le dCi 130 pourrait recevoir bientôt le renfort d’une boîte auto mais elle ne devrait pas être compatible avec la transmission intégrale.

Dernière précision, toutes les versions deux roues motrices, y compris celles avec le TCe 130 et le dCi 110, peuvent être dotées en option (250 €) du contrôle de traction intelligent Extended Grip.
 

Que reste-t-il aux monospaces?

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La présentation est sans originalité mais la qualité perçue est en progrès chez Renault

 

Les prestations routières du Kadjar, très typées « bon père de famille », confirment sa vocation. L’accueil va d’ailleurs en ce sens avec un bel espace pour tous les occupants. Le coffre n’est pas en reste avec 472 L, une valeur parmi les meilleures du segment. A noter que le plancher du coffre propose plusieurs positions en fonction du volume à charger et qu’il devient plat une fois les assises arrière rabattues. On se demande bien alors ce qui reste aux monospaces comme le Scénic.

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C’est un jeu d’enfant de rabattre les sièges via une commande située dans le coffre

 

Le mobilier, lui, joue la carte de l’efficacité avec un agencement classique, les seules « fantaisies » viennent de l’instrumentation 100 % digitale et de la poignée de maintien au bas de la console centrale, qui n’est pas sans rappeler le Peugeot 3008.

Le Kadjar semble même vouloir se démarquer des dernières Renault, la tablette a disparu  au profit d’un écran tactile conventionnel (cela n’empêche pas le système multimédia R-Link 2 d’être présent) et la qualité de réalisation est supérieure à ce que l’on a pu voir ces derniers temps. La marque a semble-t-il tenu compte des critiques sur l’aspect des matériaux et sur les assemblages, des Clio et Captur notamment, pour offrir à Kadjar une ambiance valorisante.

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Enfin l’équipement est plutôt bien fourni avec pour la finition coeur de gamme Zen la climatisation bi-zone, l’écran tactile 7 pouces, l’alerte de franchissement de ligne, la lecture des panneaux de signalisation, les feux adaptatifs, la carte mains libres et les jantes 17 pouces. 2500 € plus chère, la version Intens rajoute les feux 100 % leds, la sellerie tissu/cuir, les jantes 19 pouces, le détecteur d’angle mort, la navigation, la caméra de recul et l’aide au stationnement semi-automatique.

(images voitures.com)

 

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6 commentaires sur cet article
  1. depuis la Clio 4 elles se ressemblent Tout…même avant et arrière à peine Modifier…Renault voudrait-il copier Audi ???? en tout cas ça manque d’originalité…

  2. Belle voiture. Pour comparer au scenic il ne dispose pas de 3 sièges indépendants, avec 3 enfants cela reste plus pratique.
    Mais bon, la concurrence ne fait pas mieux.

  3. C’est un des premiers tableau de bord Renault que je trouve pas trop vilain, quid de la qualité il faut voir et toucher .

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