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Léa Picosson

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Essai Renault Koleos – Timides avancées

Le Koleos est certainement le modèle Renault le plus critiqué par la presse spécialisée. Son arrivée tardive sur le marché, son design sans saveur et ses tarifs rondelets ne jouent pas en sa faveur en France, surtout face à une concurrence fournie et de qualité. Cela ne veut pas dire pour autant que le Koleos est un échec car hors de nos frontières il se vend bien et fait même office de porte-drapeau sur certains marchés. En cette rentrée, le crossover Renault s’offre une nouvelle face avant, l’occasion peut-être pour nous de réviser notre jugement.

Dans l’oeil du photographe

Comparer le nouveau Koleos à l’ancien relève du jeu des 7 erreurs. En effet, à part le regard non plus vertical mais horizontal, la calandre inspirée de la Latitude, les nouvelles jantes et les répétiteurs à Leds sur les rétroviseurs, rien ne change sur le SUV au losange. Même pas les dimensions puisque celui-ci mesure toujours 4,52 m en longueur et 1,85 m en largeur. Ni repoussant ni séduisant, le Koleos ne remue pas les foules et fait pale figure face à des rivaux tels que le Volkswagen Tiguan ou le Ford Kuga. On airait aimé voir sur le Koleos la nouvelle identité visuelle de la marque, à l’image de la nouvelle Twingo présentée à Francfort. Mais selon les gens de Renault, le projet de restylage a été décidé bien avant l’arrivée du brillant Laurens Van Den Acker.

Vie à bord

Tout comme à l’extérieur, les changements (inserts décoratifs, selleries, instrumentation) dans l’habitacle tiennent plus de la cosmétique que de la révolution. Les matériaux sont de belle facture et les assemblages soignés. Le Koleos inspire confiance même si l’ergonomie n’est pas toujours bien pensée, commandes de GPS ou de régulateur de vitesse par exemple. Pour ce qui est du confort, le Koleos ne trahit pas la réputation de Renault dans ce domaine avec des assises moelleuses et un espace généreux à l’avant comme à l’arrière. On notera enfin un volume de coffre respectable de 450 L et surtout un accès facilité par un hayon en deux parties façon Peugeot 3008.

Les équipements

Malgré une accélération des ventes de Koleos dans le Monde depuis le début de l’année (+ 51%), les faibles objectifs de la marque sur la France ont dicté une gamme simplifiée avec deux versions richement dotées : Carminat et Exception. La première propose de série les radars de recul, les feux et essuie-glaces automatiques, la navigation intégrée TomTom, la carte mains libres, la climatisation bi-zone, le frein de parking électrique, le régulateur de vitesse et l’autoradio CD MP3 avec fonction Bluetooth. Contre 3 500 EUR de plus, le second niveau de finition rajoute la sellerie cuir, le système audio Bose, le toit ouvrant, le siège conducteur électrique, les sièges chauffants et l’aide au parking avant.

Sous le capot

Côté moteur, le Koleos reste sur ses acquis avec une unique motorisation, le diesel 2.0 dCi disponible en deux puissances : 150 ch et 175 ch. La transmission intégrale s’invite sur les deux versions mais la boîte automatique (douce mais peu réactive) est uniquement disponible avec le 150 ch. Sonore mais volontaire, le 2.0 L 150 ch souffre du poids respectable du Koleos, près de 1,7 tonne. Les accélérations sont correctes, tout comme les relances mais ne font pas figures de références dans le segment. Un VW Tiguan TDI 140 ch se montre par exemple plus véloce. La boîte manuelle est à privilégier car contre un confort en retrait par rapport à l’automatique on bénéficie d’un agrément de conduite supérieur. À noter que grâce à quelques aménagements comme la récupération d’énergie au freinage ou une gestion plus précise de la combustion moteur, les émissions du Koleos baissent d’environ 25% faisant ainsi entrer la version 150 ch 4×2 dans la zone neutre. Enfin concernant les consommations, notre parcours d’essai assez court ne nous a pas permis d’établir une moyenne fiable. Renault annonce un optimiste 6,4 L/100 km en cycle mixte pour le 150 ch 4×4 boîte BVM6.

Sur la route

Si le Koleos est loin de faire l’unanimité côté look, question confort en revanche les essayeurs s’accordent pour lui attribuer une très bonne note. Véhicule familial par excellence, le Koleos n’aime pas être brusqué, son poids et ses suspensions souples ne font pas de lui un grand négociant en trajectoire et sa prise de roulis reste prononcée. Mais à un rythme de bon père de famille, on se sent préservé des imperfections de la chaussé. De plus, l’insonorisation est excellente. Ajoutons une direction douce mais pas sur-assistée comme on peut le voir sur d’autres productions de la marque, un freinage irréprochable et le Koleos affiche un bilan routier plus que correct. Plus prévenant pour ses passagers qu’un Peugeot 3008, il n’égale cependant pas ce dernier en matière de dynamisme. Enfin, sa plate-forme empruntée au Nissan X-Trail et sa transmission intégrale à trois modes associée à d’efficaces aides électroniques, toujours d’origine Nissan, permettent au Koleos d’offrir de réelles aptitudes en off road.

Bilan

Dire que le Renault Koleos a changé est un bien grand mot. Nous dirons qu’il a conservé ses atouts (confort, qualité de fabrication, équipent riche) et son facelift lui apporte un léger plus en matière de séduction même si ce n’est pas encore ça. En tout cas, il en faudra plus pour le mener au succès sur le marché français où ses concurrents peut-être moins puissants et moins équipés à ce niveau de prix (à partir de 28 400 EUR) bénéficient d’une image plus valorisante.

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