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Léa Picosson

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Essai Renault Laguna Coupé : « douce France… »

Laguna Coupé. Ligne élégante et racée, moteurs puissants, équipements haut de gamme, la Française ne provoquerait-elle pas les Allemandes ? Réponse en essai.



Une fois n’est pas coutume, le design de la Laguna Coupé est très proche du concept-car présenté au salon de Francfort en 2007. Il reprend même des éléments du cabriolet Nepta et du coupé Fluence. Plus court de 5 cm et plus bas de 4 cm par rapport à la berline, le coupé arbore une ligne dynamique, renforcée par ses larges épaules à l’arrière. Si la face avant est déjà connue, c’est de l’arrière que le coupé se distingue avec ses superbes feux à diodes et sa lèvre aérodynamique au sommet de la malle. Si nous sommes plus réservées quant à ses faux airs d’Aston Martin (si, si certains sont allés jusque-là !), nous saluons le travail des designers de Renault qui ont réussi à mêler caractère et sobriété.



Équipements et finition à l’Allemande

Une fois à l’intérieur, on retrouve une ambiance familière puisque la planche de bord est identique à celle de la berline. La qualité des matériaux et la finition n’ont rien à envier aux standards allemands, seules les commandes un peu éparpillées trahissent un léger retard en matière d’ergonomie. Pour le reste, c’est un sans faute, luminosité, confort, position de conduite, on se sent bien à bord de la Laguna Coupé.

Et côté équipements, c’est l’opulence avec dès le premier niveau de finition la climatisation régulée, six airbags, l’aide au stationnement arrière, les feux et les essuie-glaces automatiques, les feux bi-xénon, le régulateur de vitesse…La finition Dynamique quant à elle rajoute la sellerie cuir, le frein de parking assisté et le contrôle de la pression des pneus. Au sommet de la gamme, on voit apparaître le GPS, l’aide au parking avant, le système audio Bose, les feux directionnels et les siège électriques sur la finition Initiale.



Du nouveau sous le capot

Trois motorisations nous ont été données à essayer, le 2,0 dCi 180, le V6 3,5 essence de 240 ch et l’inédit V6 dCi 235. Véritable usine à gaz, le nouveau V6 dCi constitue l’offre moteur la plus intéressante. D’une cylindrée de 3,0 L, ce bloc offre des performances de tout premier ordre avec un 0 à 100 km/h accompli en 7 »3 et un couple énorme de 450 Nm soit plus qu’une Porsche 997 Carrera S. Plein à tous les régimes, il offre un agrément rarement vu sur un diesel, la sonorité en plus. Une belle réussite !Dommage qu’il ne soit disponible qu’en boîte automatique. Trop lente dans ses changements de rapports, cette transmission limite le plaisir de conduite.

Moins performant mais tout aussi intéressant, le 2,0 dCi de 180 ch brille par sa pêche et ses consommations limitées, seulement 5,5 L/100 km en cycle mixte. Moins noble que le six cylindres, il demeure pourtant plus abordable et plus utilisable au quotidien.

Enfin, petite déception pour le V6 essence de 240 ch dont la puissance promise n’est pas au rendez-vous. Linéaire et sans grand tempérament, il ne nous a pas non plus enchanté par sa sonorité trop étouffée. Là aussi, son association avec la boîte automatique à six rapports n’est pas des plus heureuses et a fini par nous convaincre que nous n’étions pas dans une auto à vocation sportive mais plutôt typée grand tourisme.



Prédispositions athlétiques

Si le gabarit des moteurs, notamment les six cylindres, semble peser sur le train avant, la Laguna Coupé fait pourtant preuve d’un bel équilibre et d’une tenue de route sans grand défaut. On ne peut bien sûr pas parler de précision chirurgicale, mais ses suspensions sont assez fermes pour limiter la prise de roulis et son empattement réduit de 7 cm par rapport à la berline lui offre un surcroît de vivacité. Malgré le feeling un peu artificiel de la direction, les changements de cap sont incisifs et l’agrément offert par les prestations routières incite à hausser le ton.

Mais là où on regrette que la Laguna Coupé ne propose pas des motorisations plus « velues » c’est quand elle s’équipe de l’excellent système à quatre roues directrices « 4Control ». Disponible en série sur la finition GT et en option sur les V6 en finition Initiale, cette technologie enchante par son efficacité. La lourdeur du train avant semble s’effacer et le léger braquage des roues arrière permet au coupé de sauter d’un virage à l’autre avec une facilité déconcertante. Les virages serrés sont avalés sans encombre et à des vitesses indécentes. Si la motricité n’égale pas celle d’une transmission intégrale, la tenue de route et le niveau de sécurité sont en revanche supérieurs.

Plus dynamique que réellement sportive, la Renault Laguna Coupé laisse entrevoir de belles aptitudes surtout lorsqu’elle est dotée du système « 4Control ». Le label RS lui tend les bras, à condition qu’elle se trouve un moteur capable de rivaliser avec les ténors allemands qu’elle compte concurrencer. Le problème est qu’à l’heure actuelle, dépasser les 200 g de CO2 est politiquement incorrect alors il lui faudra compter sur d’autres armes, la finition et l’équipement par exemple, domaines dans lesquels elle est au niveau. De plus elle peut compter sur ses tarifs compétitifs, entre 31 900 € et 47 300 €. Le grand tourisme à la Française est bel et bien de retour !

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