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Léa Picosson

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Essai Renault Latitude – Par la petite porte

L’échec de la Vel Satis a considérablement refroidi les ardeurs de Renault sur le segment des grandes routières. Si officiellement cette nouvelle Latitude n’est pas sa remplaçante, ses lignes discrètes (fades dirons certains) ont pour but de faire oublier le dessin atypique de la Vel Satis. Dérivée de la Samsung SM5, la Renault Latitude est une grande routière à vocation mondiale, elle doit donc plaire à tout le monde au risque d’oublier toute notion d’émotion.

Dans l’oeil du photographe

Actionnaire majoritaire de Samsung, Renault a tout simplement puisé dans la gamme du constructeur coréen pour son nouveau haut de gamme. Copie parfaite de la SM5, la Latitude affiche des dimensions généreuses avec 4,89 m en longueur et 1,83 m en largeur. Élégante mais peu originale, la Latitude renoue avec la discrétion des R25 et Safrane. Le coup de crayon doit plaire au monde entier et en particulier au public asiatique. C’est pourquoi elle pourrait sans mal troquer le losange contre le blason d’une marque japonaise. Alors que la concurrence européenne s’évertue à en mettre plein la vue avec des ailes gonflées, des feux de jours à Leds et de multiples sorties d’échappement, la Latitude est un peu la voiture anti-tendance et fait profil bas.

Vie à bord

Le seul vrai détail qui permet de distinguer une Latitude d’une SM5 c’est la planche de bord. Inédite, celle de la Latitude joue la aussi la carte du classicisme. L’ensemble est harmonieux, les matériaux bien choisis et la qualité de fabrication au rendez-vous mais cela manque très clairement de folie. Compte tenu du gabarit de l’auto, à bord l’espace est généreux et les assises moelleuses font de la Latitude une grande voyageuse. Là encore on pourra noter que Renault ne tombe pas dans la surenchère technologique, pas de visée tête haute, pas de GPS tactile (Carminat TomTom), pas de vision nocturne ni même de régulateur de vitesse intelligent, à peine les passagers avant ont-ils droit à des sièges massants. La seule petite fantaisie vient du ioniseur d’air qui purifie l’habitacle, une option qui paraît-il fait un tabac auprès du public asiatique. Pas sûr que la clientèle Renault traditionnelle soit très réceptive à ce genre d’attention.

Les équipements

Comme pour la Fluence, une autre voiture mondiale, Renault a opté pour une gamme simplifiée à deux finitions : Business et Initiale. La première offre notamment de série la climatisation automatique, le régulateur de vitesse, la navigation TomTom, les radars de recul, le frein de parking électrique et le système audio Arkamys. Pour 5 500 EUR de plus, la seconde rajoute entre autres l’aide au parking avant et la caméra de recul, la sellerie cuir, les projecteurs bi-xénon, la sonorisation Bose et les sièges électriques et massants.

Sous le capot

Marché français oblige, la Latitude carbure exclusivement au gasoil avec trois blocs dCi, les 2.0 L de 150 et 175 ch et le V6 3.0 L de 240 ch. À noter que les deux mécaniques les plus puissantes sont associées à une boîte automatique à 6 rapports. Essayée en version intermédiaire 175 ch la Latitude ne déclenche pas l’euphorie. Suffisant mais peu performant, son 2.0 L diesel est en retrait face à des moteurs concurrents aux caractéristiques similaires. La faute certainement à une transmission automatique à convertisseur douce mais peu véloce. Dommage car Renault dispose bien d’une boîte à double embrayage (EDC) capable de rivaliser avec la DSG du groupe Volkswagen. Malgré un couple respectable de 360 Nm, les relances sont muselées et à pleine charge le niveau sonore s’avère élevé. Côté consommation, le bilan est plutôt flatteur pour ce type d’auto avec une moyenne de 7,0 L/100 km.

Sur la route

Tout comme son physique, le comportement de la Renault Latitude doit convenir au plus grand nombre et dans ce domaine les attentes européennes sont bien différentes du reste du monde. C’est pourquoi elle opte pour un amortissement souple qui préserve les passagers au détriment de la précision. Sensible au roulis malgré un poids raisonnable pour la catégorie (1,6 tonne), la Latitude demande de l’espace pour s’exprimer et si possible un espace rectiligne type autoroute. Si dans l’esprit, on se rapproche de Mercedes avec un niveau de confort excellent, on reste loin de la marque à l’étoile question dynamisme. Même la direction, douce mais peu informative, invite à une conduite paisible.

Bilan

Difficile de dire du mal de cette Renault Latitude puisque ces qualités sont indéniables notamment en terme d’accueil et de confort. Difficile aussi d’en dire du bien tant elle passe inaperçue et se montre désespérément rationnelle. Son prix plus que son caractère jouera en sa faveur : entre 32 500 EUR et 45 000 EUR. Comptez 34 700 EUR pour un coeur de gamme dCi 175 ch finition Business.

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