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Léa Picosson

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Essai Renault Mégane Coupé-Cabriolet : découvrable mais raisonnable

Malgré le retour en grâce de la toile avec les Audi A3 et BMW Série 1, le toit en dur rétractable garde la côte grâce à ses avantages en matière d’isolation et de sécurité. Parmi les champions du coupé-cabriolet, la Renault Mégane fait son grand retour avec la troisième génération et a pour seul objectif de rependre le titre à la Peugeot 308. Quatre vraies places, un coffre digne de ce nom et un toit en dur, sur le papier la découvrable au losange est fort alléchante. Mais la route est seul juge. Verdict.

Dans l’oeil du photographe

Vendue à plus de 170 000 exemplaires depuis 2003, la Renault Mégane CC II a connu un beau succès malgré des lignes assez banales. Afin de ne pas perturber la clientèle, Renault applique la même recette à savoir un design proche de la berline et dans l’ensemble plutôt consensuel. Et malgré le côté chic des montants de toit noirs et de la baie de pare-brise en aluminium brossé, on ne se retourne pas plus sur le passage de la nouvelle génération. Plus longue de 13 cm par rapport à sa devancière, elle arbore une partie arrière massive typique des CC. Sur ce plan, elle fait jeu égal avec la 308 qui peine elle aussi à cacher son couvre-chef. À noter également les feux arrière trop volumineux qui alourdissent encore la silhouette.

Vie à Bord

Sans surprise, le cabriolet reprend à l’identique la planche de bord du reste de la gamme Mégane. Soigné jusque dans son instrumentation mi-analogique mi-digitale, l’ensemble est bien pensé et souligne encore une fois les efforts de Renault en matière de finition. On notera que le coupé-cabriolet adopte en série des sièges plus enveloppants au maintien excellent. Côté espace, à l’avant on se sent à l’aise comme dans la berline, à l’arrière en revanche ça se complique un peu avec une longueur aux jambes assez restreinte. Mais si tout le monde y met du sien, il est possible de voyager à quatre adultes sans passer par la case kiné. Le coffre quant à lui profite d’un volume de 417 L en version coupé qui fond à 211 L une fois le toit rangé.

Le toit justement, réalisé par le spécialiste Karmann, reprend l’architecture en deux parties de la précédente mouture. Repliable en 21 secondes en maintenant le doigt appuyé sur la commande, il se distingue par une large surface vitrée de 1m2. Dernière petite précision, l’ouverture et la fermeture du toit ne sont possibles qu’à l’arrêt afin de préserver le mécanisme selon Renault.


Les équipements

Disponible au lancement en trois niveaux de finition, la nouvelle Mégane CC est livrée de série avec la climatisation bi-zone, l’ordinateur de bord, les feux et essuie-glaces automatiques, l’autoradio CD MP3 et le régulateur de vitesse. Pour 1 300 EUR de plus, la version Dynamique rajoute les radars de recul, la carte « mains libres » et le système audio Arkamys. La sellerie mixte, l’aide au stationnement avant et le frein de parking assisté sont réservés à la version Privilège contre 1 000 EUR de plus. Rappelons que comme sur le reste de la gamme, la navigation Carminat TomTom est toujours affichée à 490 EUR.

Sous le capot

Côté motorisations, le coupé-cabriolet Mégane présente une gamme simplifiée avec deux blocs essence, 1.6 16V 110 ch E85 et TCe 130 ch, et trois diesel dCi, 1.5 110 ch, 1.9 130 ch et 2.0 160 ch. À noter que la version dCi 110 peut recevoir en option la toute nouvelle boîte à double embrayage EDC contre 1 200 EUR.

Pour cet essai, nos premiers tours de roues ont été faits en compagnie du puissant dCi 160 ch. Rugueux sur les premiers rapports, il brille ensuite par son tempérament et notamment ses relances grâce à un couple de 380 Nm. Toutefois, certains chevaux semblent s’être perdus en route, la faute certainement au faible kilométrage de notre modèle. Revers de la médaille à cet agrément mécanique, les consommations sont élevées pour un diesel : 7,5 L/100 km lors de notre essai.

Moins performante mais plus convaincante, la version essence TCe 130 ch nous a étonné par son silence de fonctionnement et sa souplesse. Fruit de la politique de downsizing de Renault, ce petit 4 cylindres 1.4 L turbo oblige certes à jouer du levier (190 Nm de couple) mais il se montre vaillant dans les tours et sa sonorité n’est pas désagréable. Enfin, ses 7,3 L/100 km annoncés en cycle mixte sont tenus.

Sur la route

Reprenant les éléments du châssis du reste de la gamme, la nouvelle Mégane CC profite toutefois de réglages de suspensions spécifiques afin de digérer un embonpoint de 160 kg par rapport à la berline. La faute aux renforts structurels nécessaires à la rigidité qui augmente au passage de 30 % par rapport à l’ancienne version. Sur la route, sa masse supérieure à 1,5 tonne se fait sentir surtout dans les enchaînements de virages ou la poupe s’inscrit à retardement et le roulis est prononcé. Mois réactif que la berline mais plus confortable, le coupé-cabriolet jouit d’une direction parfaitement calibrée. Sans prétention sportive, la Mégane CC joue davantage la carte du grand tourisme et la facilité d’utilisation au quotidien

Enfin, comme l’utilité d’un cabriolet est de rouler cheveux aux vents, il est juste de dire un petit mot à ce sujet. Grâce à certains dispositifs comme une petite vitre escamotable à l’arrière ou un filet anti-remous, les turbulences sont bien maîtrisées et il est possible de communiquer jusqu’à 140 km/h sans hurler sur son voisin. Soulignons pour finir que le pare-brise de cette Mégane a été raccourci de 6 cm de façon à faciliter l’accès à bord sans que cela soit préjudiciable à la protection contre le vent.

Bilan

À part une plastique totalement revue, la Mégane Coupé-Cabriolet conserve son esprit de cabriolet polyvalent. Accueillante, bien motorisée, affichant des prestations routières rassurantes et dotée d’un système de toit éprouvé, elle séduira tous ceux qui cherchent un cabriolet sans les inconvénients. On pourra cependant lui reprocher son manque de folie. Cabriolet de raison plus que de passion, la nouvelle Mégane CC se négocie entre 24 900 EUR et 32 600 EUR. Comptez 27 750 EUR pour accéder au diesel.

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